Écoles d'ingénieurs

Du Maghreb à l’Afrique de l’Ouest, l’agrobusiness pénalisé par le manque de formation

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Pour réussir sa révolution agricole, le « futur grenier du monde » doit former urgemment des ingénieurs et managers spécialisés. Mais les formations manquent cruellement.

Longtemps sous-estimée, l’agriculture est aujourd’hui reconnue comme un puissant moteur de la croissance africaine. D’après le rapport « Nourrir l’Afrique » de 2016 du Groupe de la Banque africaine de développement, elle fournit déjà 60% des emplois sur le continent. Les défis de sécurité alimentaire, de réchauffement climatique et de croissance démographique obligent aujourd’hui les dirigeants des pays à opérer une refonte radicale du secteur, en se tournant notamment vers l’agrobusiness. Selon un rapport de 2013 de la Banque mondiale, l’agroalimentaire pourrait ainsi générer un marché de 1 000 milliards de dollars à l’horizon 2030 en Afrique.

Une poignée d’écoles

Cette mutation vers une agro-industrie nécessite toutefois le recrutement d’ingénieurs spécialisés, encore trop peu nombreux sur le continent. Conscients de ce manque, quelques écoles ouvrent de nouveaux programmes. En Côte d’Ivoire, l’école supérieure d’agronomie de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) propose depuis 2016 une formation d’ingénieur de niveau Bac+5. La création de ce cursus est le résultat d’une étude menée en 2014-2015, dans le cadre du projet Magrinn du programme Edulink de l’Union européenne, avec Sup-Agro de Montpellier et l’école supérieure d’agronomie de Côte d’Ivoire. « 65% des entreprises privées interrogées ont répondu qu’elles étaient favorables à la création d’un nouveau programme de master spécialisé en agrobusiness », explique Françoise Kone, chargée de mission à l’INP-HB. Selon les statistiques fournies par l’école, l’institut a formé depuis trois ans 19 ingénieurs dans la filière agricole, 13 garçons et 6 filles.

Nous embauchons en plus dans les écoles marocaines et en France, notamment à Istom Angers.

Mais certains employeurs trouvent que ce nombre est encore insuffisant pour répondre à leurs besoins. « Nous devons diversifier nos recrutements. Nous embauchons en plus dans les écoles marocaines et en France, notamment à Istom Angers. L’entreprise a également noué un partenariat avec 2iE au Burkina Faso », détaille Yves Roland Alliman, DRH en Côte d’Ivoire d’Olam, entreprise singapourienne de négoce et de courtage de denrées alimentaires. 2iE délivre plusieurs formations en ingénierie de l’eau, de l’énergie et de l’environnement, du bac jusqu’au master.

L’université Mohammed VI Polytechnique est également une référence sur le continent pour la formation des ingénieurs. En partenariat avec les universités de Cranfield et de Rothamsted Research (Royaume-Uni), l’établissement marocain a même lancé un programme de formation de jeunes doctorants dans la recherche agricole. Cette initiative doit leur permettre de jouer plusieurs rôles dans le développement continu des systèmes agricoles africains.

Management spécialisé

Du côté des managers, la demande est tout aussi importante comme le confirme Chrispinus Mandela, responsable du master en management en agrobusiness de l’université Strathmore au Kenya. « Nous avons ouvert ce programme en octobre 2017 pour répondre aux besoins des entreprises qui cherchent des ressources humaines qualifiées à différents niveaux de la chaîne de valeur agricole », précise-t-il. Chaque année, une trentaine de professionnels du secteur agricole s’inscrivent au programme de l’université. Un chiffre là encore assez faible compte tenu des attentes.

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MISSIONS

L’Expert en Planification et en Stratégie de Développement est chargé de la planification et du développement de la banque pour assurer l’efficacité des processus de décision au travers de l’analyse et la disponibilité de l’information.

ACTIVITÉS SPÉCIFIQUES • Au titre de la Planification Stratégique • Définir, planifier, réaliser et contribuer à la mise en oeuvre et au suivi des études économiques de la Banque ; • Suivre les orientations et les programmes de développement économique des pays de la CEMAC ; • Définir des objectifs précis et opérationnels de développement de la Banque en impliquant l’ensemble des acteurs concernés ; • Piloter le programme de développement de la Banque : animation, coordination, validation, respect des échéances, etc. ; • Construire un projet consensuel en précisant les actions prévues, l’échéancier de réalisation ainsi que le plan de financement et de développement ; • Au titre des Etudes • Piloter le programme des études économiques et stratégiques à mener, en identifiant les domaines prioritaires et s’assurer qu’ils sont conformes aux priorités opérationnelles de la Banque ; • Élaborer et rédiger pour chaque pays membre de la CEMAC, des fiches économiques sous forme de fiches de synthèse économiques ; • Contribuer à la réalisation d’études d’impact économique et social des projets financés et à la formulation des stratégies d’intervention et politiques opérationnelles de la Banque ; • Instaurer un cadre de large partage avec le personnel de la Banque à travers la présentation, fiches et notes d’information à l’intention des agents sur les dossiers d’actualité à caractère économique ou d’intérêt pour la Banque. • Au titre de la Statistique : • Collecter les données statistiques relatives à la zone d’intervention de la Banque et à l’environnement économique international ; • Alimenter et de mettre à jour les bases de données micro et macroéconomiques nécessaires aux opérations de la Banque ; • Établir sur la base des projections macroéconomiques des Etats membres de la Banque centrale et des autres institutions multilatérales, des analyses macroéconomiques et de la viabilité de la dette pour chaque Etat membre ; • Contribuer à la production des publications permanentes de la Banque, notamment le Rapport annuel et le Rapport du Président à la Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC ; • Au titre du Suivi des Indicateurs d’Impact Socio-Economiques des Projets et des Programmes : • Définir pour chaque projet et programme financé par la Banque, les indicateurs d’impacts socio-économiques permettant de démontrer, sur la base des données chiffrées, l’impact effectif de l’intervention de la Banque sur l’économie nationale et l’amélioration du cadre de vie des populations ; QUALIFICATIONS & COMPÉTENCES • Avoir un diplôme universitaire niveau Bac + 5 dans les domaines des sciences économiques ou de l’Ingénierie Statistique économique ; • Avoir au moins sept (07) ans d’expérience à un poste d’Expert ou équivalent dans le domaine des études économiques ; • Disposer de connaissances en matière de modélisation économique ; • Connaissance du mode de fonctionnement des institutions financières internationales ; • Bonne maîtrise de l’une des quatre langues : Français, Anglais Arabe ou Espagnol. DOSSIER DE CANDIDATURE • Un CV et une demande manuscrite faisant ressortir la motivation du candidat pour le poste ; • Deux photos d’identité, format 4 x 4 ; • Un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois et un certificat de nationalité ; • Des copies certifiées conformes des diplômes d’enseignement supérieur ; • Un certificat de travail attestant des emplois antérieurs et un extrait d’acte de naissance.  

Pour postuler : Les candidats peuvent postuler en ligne à l’adresse infotg@africsearch.com ou au sein du cabinet AFRICSEARCH TOGO sis à NYEKONAKPOE au 63 Boulevard du 13 janvier 81793 Lomé – TOGO. Tél. : +228 22 20 21 04. Date limite de dépôt des candidatures, le Vendredi 31 Janvier 2020 à 18h00 TU.N.B. : Seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s par téléphone ou par e-mail.

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