Écoles d'ingénieurs

Étudier en France : pourquoi les écoles d’ingénieurs veulent augmenter leurs prix

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Selon les écoles d’ingénieurs publiques, une hausse des frais de scolarité pour tous les étudiants permettrait notamment d’attirer plus de profils étrangers. Explications.

Les écoles françaises d’ingénieurs sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur vont-elles à leur tour céder à la tentation d’une hausse des frais de scolarité ? C’est en tout cas ce que plaide depuis quelques mois Jacques Fayolle, président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI) qui regroupe 200 établissements accrédités par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI). Sa proposition se distingue quelque peu des récentes hausses de frais pour les étudiants extracommunautaires imposées dans les universités.


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Pour le moment, les cursus au sein de ces écoles coûtent 640 euros par an.

Une hausse pour tous et des frais modulés

Pour défendre sa position, qui concerne aussi les étudiants français et européens, le président de la CDEFI explique qu’une augmentation permettrait de proposer des prix modulés selon les profils socio-économiques des candidats. Les étudiants plus aisés compenseraient ainsi les exonérations offertes aux plus modestes. Pour le moment, les cursus au sein de ces écoles coûtent 640 euros par an. La mesure les élèverait à environ 2 500 euros annuels.

En ce sens, les écoles françaises d’ingénieurs souhaitent attirer davantage de candidats venus d’Asie ou d’Amérique du Sud tout en préservant le nombre d’étudiants africains. « Concernant l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, l’ensemble des canaux de recrutements sont fiables et fonctionnent bien », confirme-t-il.


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Bourses et aides au financement

Pour éviter que les candidats africains ne tournent le dos aux écoles françaises, Jacques Fayolle assure vouloir doper la mesure d’un dispositif de bourses et d’aides au financement pour les profils les moins aisés. Pour l’heure, le gouvernement a exprimé une fin de non-recevoir à l’ensemble de ses propositions.

En parallèle, le président de la CDEFI appelle à intensifier les implantations d’antennes françaises sur le continent.

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