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Maroc : l’agenda africain de l’Université Mohammed VI Polytechnique

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Dans la région de Marrakech, l’UM6P propose aux élèves un cursus orienté vers la recherche appliquée et cultive l'ambition d'innover pour toute l'Afrique. Reportage.

Devant des dizaines d’élèves, dans un imposant amphithéâtre, et sous le regard de deux portraits massifs de Mohammed VI accrochés au-dessus de l’estrade, le ministre marocain de l’Enseignement supérieur, Saaïd Amzazi, appelle à ne pas rater le coche du « capitalisme cognitif », avant de vanter le modèle de l’Université Mohammed VI Polytechnique. Un discours inspiré que le ministre prononce en décembre 2018, entre les murs de l’« UM6P » qui accueille alors un forum sur l’intelligence artificielle organisé par l’Unesco.

Ouverte depuis 2013, l’université n’a été inaugurée qu’en janvier 2017. Un an plus tard, elle a célébré la sortie de ses deux premiers « profs made in Benguerir », des doctorants formés en interne. Implantée dans cette petite ville située à une heure de route de Marrakech, l’Université, privée et reconnue par l’État, fonctionne sur un modèle d’affaire bien particulier : « elle est adossée à une fondation reconnue d’utilité publique, elle-même liée au groupe OCP », explique Hicham El Habti, secrétaire général de l’UM6P et membre du board de l’entreprise publiques marocaines spécialisé dans les phosphates, qui exploite une mine non loin de Benguerir.

La mine exploitée par l’OCP est mise à disposition pour les étudiants et les chercheurs. »

Sans surprise, l’École d’agriculture, des engrais et des sciences de l’environnement est donc un gros morceau de l’UM6P. L’université de l’OCP vient d’ailleurs de signé un partenariat avec le prestigieux centre de recherche agricole britannique Rothamsted Research et l’Université de Cranfield. Mais elle propose aussi des cursus en management industriel et a récemment lancé une école d’architecture où elle développe des masters pointus, spécialisés sur la gestion des ressources en eau ou les agrobiosciences.


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Une pédagogie tournée vers la recherche appliquée

« La mine exploitée par l’OCP est mise à disposition pour les étudiants et les chercheurs », souligne un enseignant. Ici, la recherche appliquée est au cœur du projet pédagogique. Des élèves bûchent sur la programmation d’un camion autonome – les engins utilisés sur les sites miniers font parfois jusqu’à 190 tonnes -, ou des pompes équipées de capteurs pouvant prévenir à l’avance de possibles pannes pour s’initier à l’intelligence artificielle. Forcément, de quoi intéresser le top management du groupe OCP.

Sur les 600 élèves accueillis au sein de l’établissement, beaucoup viennent du lycée et de l’université publics. Un certain nombre sont des jeunes de Benguerir, comme Ali, étudiant en licence maintenance et technologie, satisfait de la philosophie « learning by doing ».

L’agenda de recherche est fondé sur les défis posés au continent. »

Un choix qui vaut parfois à l’UM6P d’être critiquée pour son manque d’enseignement fondamental : « Nous privilégions certes la recherche appliquée, mais tous les enseignants chercheurs disposent d’un budget pour les enseignements fondamentaux », jure El Habti,. Ali, entré via un concours, sourit : « L’équilibre entre une forme de pragmatisme et une recherche pointue ne doit pas être facile à trouver, mais en tout cas, ici on est poussés à se montrer curieux et ambitieux pas sur le seul plan professionnel : pour ma part, j’ai déjà envie de faire un doctorat. »

Le jeune marocain est boursier, comme environ 70% des élèves ici. L’UM6P, semble essayer d’éviter les biais des institutions privées marocaines : sélection par l’argent, déconnexion du tissu universitaire public… Les frais d’inscription s’élèvent jusqu’à 100 000 dirhams l’année. Habti, concret, pose un horizon : d’ici 2025, 6000 étudiants seront accueillis dans l’institution.

Le patron de l’UM6P rêve à voix haute : « Selon le World Economic Forum, chaque employé devrait passer une centaine de jours par an en formation. » L’accueil d’un maximum de professionnels est un des buts que s’est donné le secrétaire général de l’UM6P. L’Université accueille déjà des ouvriers, des ingénieurs et des opérateurs salariés du groupe OCP en formation professionnelle.


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Un agenda de recherche pragmatique et africain

Habti ne pilote pas à vue. Il a des objectifs précis et des dates butoirs. Il veut par exemple ouvrir d’ici trois ans un centre d’étude sur la fertilité des sols africains. L’OCP a déjà récemment été associée de près au projet d’édition d’une carte de fertilité des sols marocains qui permet aujourd’hui au ministère de l’Agriculture de venir en aide au mieux aux fellahs. « L’agenda de recherche est fondé sur les défis posés au continent », assure le secrétaire général, urgence alimentaire et climatique en tête.

Nous ne comptons pas négliger les sciences humaines. »

En 2017, une délégation ivoirienne de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) est venue à l’Université afin de jeter les bases d’un projet de ferme expérimentale dédiée à la recherche à Yamoussoukro. À l’UM6P, 15 % des élèves environ viennent d’Afrique subsaharienne.

Les intellos peuvent trouver à l’UM6P des airs du début de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, qui mélangeait dès les années 1960 des étudiants de toute l’Afrique, bûchant sur l’agriculture oasienne ou les méthodes traditionnelles d’irrigation.

Habti sourit à l’évocation de l’Institut agronomique, connu au Maroc pour ses fameux enseignants, comme le sociologue Paul Pascon, décédé en 1985. « Nous ne comptons pas négliger les sciences humaines », promet-il encore. Si une inclusion plus poussée reste à faire, depuis 2014, l’École de gouvernance et d’économie (EGE) à Rabat, que le célèbre intellectuel Mohammed Tozy a lancé comme directeur, est liée à l’UM6P.


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Les « repats », au centre du projet

El Habti est alumni – entre autres – des Ponts et Chaussés, en France. Les « repats », les diplômés d’écoles ou d’universités européennes, les « cerveaux », comptabilisés dans les inquiétants chiffres sur leur « fuite », sont une cible de l’Université, qui aimerait tant jouir de leur expérience acquise que leur en offrir de nouvelles. « Nous ne demandons même pas aux enseignants chercheurs installés à l’étranger de faire leur valise, nous nous débrouillons pour permettre des séjours de quelques mois ici », explique Habti. L’UM6P la joue « souple » et permet à des chercheurs de garder un pied dans des laboratoires étrangers s’ils le souhaitent, tout en les accueillant. Sur place, les logements permettent d’accueillir aussi ces Marocains de la diaspora.

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L’Organisation des Nations Unies est à la recherche d’un(e) responsable expérimenté(e) et dynamique pour rejoindre le Bureau de l’informatique et des communications (OICT) en tant que Chef(fe), Spécialiste de l’information et de la Technologie (CITO). Le rôle du CITO est de faciliter le succès d’un Secrétariat des Nations Unies dynamique et décentralisé grâce à des technologies numériques de soutien. Le CITO est un poste de Sous-Secrétaire général. Le CITO définira la direction de la stratégie technologique et travaillera en étroite collaboration avec d’autres entités au sein du Secrétariat de l’ONU pour s’assurer qu’ils disposent des outils et du soutien nécessaire pour mener à bien leurs mandats respectifs. Siégeant au sein du Secrétariat des Nations Unies à New York, le Bureau de l’informatique et des communications se concentre sur l’amélioration stratégique de long terme dans l’ensemble du Secrétariat et de l’ONU, grâce aux applications d’entreprise ; aux nouvelles technologies et à l’innovation; à la gestion et au développement efficace de ses infrastructures globales ; au renforcement de la sécurité de l’information; au cadre de gestion de projet ; à la gouvernance technologique; et à la mise en place de politiques, d’architecture et de normes. Le(la) candidat(e) idéal(e) est un(e) chef(fe) de file en informatique et dans les affaires, qui possède une perspective globale et une expérience reconnue de la conduite de programme technologique dans un environnement complexe. Cette personne aura précédemment mené une transformation réussie et une amélioration continue de l’infrastructure technologique. Le rôle nécessite un(e) visionnaire et un(e) leader capable de travailler dans le cadre de l’ONU et d’établir un consensus autour des priorités technologiques afin de fournir des solutions efficaces. Les candidatures doivent inclure un curriculum vitae et doivent être envoyées par courrier électronique à dos-ousg@un.org avant le 18 décembre 2020. Les Nations Unies sont attachées à la diversité au sein de son personnel et encourage les candidatures de tous candidats qualifiés. Les femmes sont fortement encouragées à présenter leur candidature. Pour plus d’informations sur ce poste, visitez : http://www.un.org/sg/vacancies UN
2020-11-25 09:15:57
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Sénégal

| Audit-Conseil

EVALUATION DU PROCESSUS ELECTORAL AU SENEGAL

I - MISSION DE L’EQUIPE D’EVALUATEURS Mission de l’équipe : Une équipe de 07 experts composée de: un chef de mission, un expert juridique, un expert spécialiste en base de données et en biométrie, un expert en opérations électorales, un démographe statisticien, et deux experts spécialistes dans les enquêtes de terrain. Une maîtrise parfaite de la langue française, aussi bien écrite qu’orale, est indispensable. II - PROFIL DES EVALUATEURS ☞ Un Expert Electoral Principal, Chef de Mission Rôle : Coordination de l’équipe et synthèse des rapports des autres experts. ☞ Un Expert en biométrie et en base de données : Rôle : Il assurera la revue technologique des systèmes (Enrôlement, Cartes, Biométrie, AFIS etc) et il élaborera le rapport sur la technologie électorale utilisée. ☞ Un Expert en opérations électorales Rôle : Il élabore le rapport sur les opérations préélectorales (les procédures mises en œuvre dans les Commissions administratives d’inscription, dans les Commissions de distribution des cartes d’électeur, la prise en charge du contentieux et la production des listes électorales définitives. ☞ Un Expert juridique Rôle : Il élaborera le rapport juridique relatif au code électoral incluant à la fois le cadre légal et le cadre réglementaire de l’organisation et de la conduite des processus d’inscription des électeurs au Sénégal. ☞ Un Expert démographe statisticien Rôle : Il participe à l’élaboration du rapport de synthèse en apportant les résultats des études sur les fichiers nationaux de la population et sur la comparaison entre différentes bases de données ☞ Deux enquêteurs sénégalais à cause de la nécessité de parler au moins une langue nationale pour les enquêtes de terrain III – FORMATION et EXPERIENCE REQUISES Le détail des Termes de Référence de la mission – notamment le profil de formation et d’expérience de chaque expert ainsi que le budget plafond – figure dans le fichier en suivant le lien ci-après : LIEN : https://bit.ly/38W2kmF Le budget indicatif est indiqué dans les TDR. Ce budget inclus les frais d’hébergement et de déplacement, les per diem et les honoraires pour 90 jours calendaires de mission. Les billets d’avion éventuels seront remboursés. Le chef de mission assume et garantit la disponibilité de tous les experts de l’équipe durant la mission jusqu’à la tenue de l’atelier de restitution aux différents acteurs. Les offres pour chaque équipe doivent être déposées par voie électronique à l’adresse mail suivante au plus tard le 12 décembre 2020 : recrute.elections@gmail.com . Evaluateurs
2020-11-23 10:26:42
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Sénégal

| Audit-Conseil

AUDIT DU FICHIER ELECTORAL DU SENEGAL

I – PROFIL des AUDITEURS : UNE EQUIPE composée de : - UN EXPERT LEGAL / Chef de Mission - TROIS (3) EXPERTS : BIOMETRIE DE FICHIER ELECTORAL, SPECIALISTE DE SYSTEMES D’INFORMATION et STATISTICIEN DEMOGRAPHE Informations sur les postes de l’Equipe : Un expert légal / Chef de mission pour une étude sur le cadre légal et une analyse comparative des standards internationaux. Il assure la coordination des experts de l’audit du fichier électoral. Trois experts pour l’audit du fichier électoral, dont 1 expert en biométrie électorale, 1 expert en systèmes d’information, et 1 expert statisticien démographe. Une maîtrise parfaite de la langue française, aussi bien écrite qu’orale, est indispensable Lieu d’affectation : Dakar, Sénégal II - MISSION Résultats attendus de la Mission : • Un rapport d’ensemble de la mission d'audit avec une note de synthèse est élaboré, maximum 90 jours après le commencement des travaux. • Un atelier de restitution du rapport d’audit est organisé en présence des différents acteurs du processus électoral, maximum 120 jours après le commencement des travaux. Objectifs spécifiques de l’Audit du Fichier Electoral :  faire la revue du cadre légal et réglementaire ;  faire la revue de la chaîne d'inscription des électeurs ;  procéder aux examens nécessaires du fichier électoral ;  examiner l'adéquation technologique ;  analyser l'adéquation des procédures et identification des ajustements à réaliser ;  analyser l'adéquation des ressources humaines et identifier les gaps de compétence et des besoins supplémentaires ;  examiner les anomalies constatées par les acteurs ;  proposer des mesures pour corriger les anomalies constatées. Le Comité de suivi de la commission politique est informé de toutes les étapes de l’audit du fichier électoral pour faire apporter au besoin les redressements nécessaires à la bonne marche de la mission. III – FORMATION et EXPERIENCE REQUISES Le détail des Termes de Référence de la mission – notamment le profil de formation et d’expérience de chaque expert ainsi que le budget plafond – figure dans le fichier en suivant le lien ci-après  LIEN : https://bit.ly/3kJnC9k Le budget indicatif est indiqué dans les TDR. Ce budget inclus les frais d’hébergement et de déplacement, les per diem et les honoraires de la mission. Les billets d’avion éventuels sont pris en charge. Le chef de mission assume et garantit la disponibilité de tous les experts de l’équipe durant la mission jusqu’à la tenue de l’atelier de restitution aux différents acteurs. Les offres doivent être déposées par voie électronique à l’adresse mail suivante au plus tard le 12 décembre 2020 : recrute.elections@gmail.com .
2020-11-20 13:18:55
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