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Emploi et formation : 5 choses à savoir sur la diaspora tunisienne

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Une récente étude dresse le portrait des Tunisiens résidant dans l’un des 36 pays membres de l'OCDE. Voici cinq particularités qu'il faut retenir d'eux.

Entre 2015 et 2016, quelques 630 000 Tunisiens vivaient dans l’un des 36 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). C’est ce qu’affirme une étude intitulée « Talents à l’étranger : Une revue des émigrés tunisiens », menée par l’OCDE en partenariat avec le projet Lemma, qui promeut la mobilité des personnes entre la Tunisie et les pays de l’Union européenne. L’enquête dresse le portrait socio-démographique de ces expatriés que le gouvernement tunisien cherche à séduire afin qu’ils participent davantage à l’économie du pays. En 2017, cette communauté a transféré près de deux milliards de dollars vers son pays d’origine, soit 4,8 % du PIB tunisien.


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1 – La France est leur premier pays de destination

La diaspora tunisienne vivant dans les pays de l’OCDE est en majorité composée d’hommes (57 %) et les trois quarts de ses membres est en âge de travailler. 55 % de ses membres détiennent la nationalité de leur pays de destination. Entre 2015 et 2016, 385 000 Tunisiens nés en Tunisie résidaient en France, soit 61 % de la diaspora tunisienne vivant dans les pays de l’OCDE, faisant le l’Hexagone leur premier pays de destination.

53 % des Tunisiens émigrés dans la zone OCDE ont un niveau d’éducation supérieur ou égal à un diplôme du premier cycle


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2 – Un niveau d’éducation qui progresse

53 % des Tunisiens émigrés dans la zone OCDE ont un niveau d’éducation supérieur ou égal à un diplôme du premier cycle (licence ou plus). « Cette proportion est similaire à celle observée parmi les émigrés venant des autres pays d’Afrique du Nord », souligne l’étude. Mais la frange la plus éduquée de la communauté réside plutôt en Amérique du Nord où plus de huit immigrés sur dix sont diplômés du supérieur.

3 – Une mauvaise insertion sur le marché du travail

Malgré son niveau d’éducation, la diaspora tunisienne des pays de l’OCDE est surreprésentée dans les emplois non qualifiés notamment en France et en Italie. Dans l’ensemble, les hommes occupent davantage des postes peu qualifiés dans l’industrie tandis que les femmes exercent davantage dans le secteur des services à la personne. À l’inverse, lorsque qu’ils décrochent des emplois qualifiés, les émigrés tunisiens de l’OCDE occupent plutôt des postes dans l’enseignement ou la médecine.

Malgré son niveau d’éducation, la diaspora tunisienne des pays de l’OCDE est surreprésentée dans les emplois non qualifiés.

4 – Leurs descendants sont mieux lotis

En matière d’intégration sur le marché du travail, les descendants de la diaspora tunisienne sont mieux lotis que leurs aînés : 60 % d’entre eux sont en emploi, faisant d’eux les mieux intégrés parmi le reste d’enfants d’immigrés nord-africains.


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5 – Des retours motivés par des raisons familiales

En 2014, 60 000 Tunisiens ont décidé de retourner en Tunisie. Parmi eux, les deux tiers vivaient dans un pays de l’OCDE. La plupart se sont installés à Tunis ou sa région et sont rentrés pour des raisons familiales.

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