Écoles de commerce

Maroc : l’Esca n’augmente pas ses prix malgré l’obtention de l’AACSB

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L'école marocaine de management a décroché fin novembre la prestigieuse accréditation internationale AACSB. Ce nouveau label aurait pu justifier l'augmentation de ses frais de scolarité. Pourtant elle n'aura pas lieu. Du moins, pas dans l’immédiat.

« Nous avons mis le Maroc et les régions d’Afrique francophone sur la carte de l’excellence académique ». Le président de l’Esca école de management au Maroc, Thami Ghorfi, jubile depuis que son établissement privé d’enseignement supérieur a décroché l’une des plus prestigieuses accréditations internationales, celle de l’Association to advance collegiate schools of business (AACSB). Garant de la qualité des enseignements dispensés, ce label américain que plus de 800 écoles de commerce et de management du monde entier arborent fièrement, est surtout un important critère d’attractivité dont l’école aurait pu profiter immédiatement en augmentant ses frais de scolarité. Mais l’idée ne semble pas à l’ordre du jour pour le moment.


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Investissement humain et financier

Pourtant, d’après Thami Ghorfi, président fondateur de l’établissement, l’obtention du précieux label représente un investissement humain non négligeable. « Le processus est long mais vertueux, il nous pousse à clarifier une stratégie de développement à partir d’une mission prédéfinie », détaille-t-il. Côte financier, l’opération a un coût dont le retour sur investissement se fera à très long terme. Mais l’intéressé l’assure, « il n’y aura pas d’impact immédiat sur les frais de scolarité ».

Pour le garantir, l’école a choisi de ne va pas chercher à obtenir d’autres accréditations trop rapidement : « Nous devons aller étape par étape car s’engager dans une course aux accréditations nécessiterait justement d’augmenter les frais de scolarité. Pour le moment on doit digérer celle-là », tempère Thami Ghorfi.


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Un long processus

Parmi la quinzaine de critères observés par les auditeurs de l’AACSB, les principaux concernent les conditions d’enseignement, la contribution à la recherche et la capacité à innover. Et cela prend du temps : « Il faut d’abord déposer un dossier pour devenir éligible », explique le président de l’Esca. Une fois éligible, l’AACSB propose à l’école de choisir un mentor parmi une dizaine de professionnels de l’enseignement supérieur. Son rôle : accompagner et conseiller l’établissement dans le processus d’obtention de l’accréditation. À l’Esca, c’est Jean-François Fiorina, directeur adjoint de Grenoble école de management et partenaire de longue date de l’école, qui a accepté d’assumer ce rôle. Commence alors un processus nécessitant entre cinq et sept ans de travail avant de parvenir aux standards exigés.

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