Formation continue

Kenya : la start-up de formation Yusudi voit plus grand après une levée de fonds

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La start-up kényane a levé des fonds auprès d’un investisseurs allemand. Le but : poursuivre son développement en Afrique de l’Est et développer un nouvel outil de cours en ligne.

L’entrée du fonds d’investissement allemand GreenTec Capital Partners au capital de la start-up kényane Yusudi, spécialisée dans le développement personnel, permettra à cette dernière d’accélérer la conception de sa plateforme de cours en ligne et son implantation dans la sous-région.

Nouvelles perspectives

« Cet investissement peut nous apporter bien plus que de l’argent » assure Charlotte de Ridder, cofondatrice de Yusudi. La jeune pousse planche sur un nouveau projet appelé « Jijali », une plateforme qui offrira des cours en ligne personnalisés grâce à l’intelligence artificielle et qui fonctionnera par abonnement. Les deux fondatrices espèrent la vendre à des écoles et des entreprises. Le but : toucher 300 000 personnes d’ici 2023.

Les offres d’emploi existent, mais beaucoup de jeunes n’ont ni le réseau ni les compétences nécessaires pour se faire embaucher. »

Arrivée au Kenya en 2013 via un poste de consultante pour l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC) cette jeune entrepreneuse de 26 ans remarque rapidement la difficulté des jeunes diplômés à trouver du travail dans le pays : « Les offres d’emploi existent, mais beaucoup de jeunes n’ont ni le réseau ni les compétences nécessaires pour se faire embaucher » explique-t-elle.


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Soft skills

En 2015, elle fonde donc Yusudi avec Nastia Gutsol, dans le but de préparer les jeunes kényans aux attentes du marché et de les placer directement dans des entreprises. Un an plus tard le programme « Skills2Grow » voit le jour : six semaines de formation aux soft skills telles que le travail en équipe ou la gestion du temps, complétées par du coaching pour les entretiens d’embauche et du développement personnel.

Le programme est suivi d’un stage de cinq mois au terme duquel 87 % des candidats trouvent un travail. 500 jeunes kényans ont déjà participé au programme et Yusudi compte 200 moyennes entreprise parmi ses partenaires, principalement dans les secteurs de l’informatique et du marketing.

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