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Tribune : « Bienvenue en France » aux étudiants étrangers, vraiment ?

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Doctorant en sociologie au Conservatoire national des arts et métiers, Hicham Jamid estime que l'augmentation des frais d'inscriptions dans les universités publiques françaises confirme l'obsession du gouvernement pour une politique migratoire restrictive.

Cette tribune a initialement été publiée sur le site de The Conversation.

Par Hicham Jamid, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Lundi 19 novembre 2018, le gouvernement français a annoncé une nouvelle stratégie pour attirer plus d’étudiants étrangers en France. Sous un nouveau label « Bienvenue en France » attribué aux établissements exemplaires, le premier ministre, Édouard Philippe, souhaite passer de 320 000 étudiants internationaux aujourd’hui à 500 000 dans les universités de l’Hexagone d’ici 2027. De quelle manière ? Entre autres, en augmentant les frais de scolarité pour les étudiants « extra-européens » !

Ainsi, dès la rentrée prochaine, ces jeunes devraient payer 2 770 euros au lieu de 170 euros pour s’inscrire en licence, et 3 770 euros pour une formation en master ou en doctorat – contre 243 euros et 380 euros actuellement. Le premier ministre trouve « absurde » et « injuste » qu’un étudiant extra-européen « fortuné » « paie les mêmes droits d’inscription qu’un étudiant français peu fortuné dont les parents résident, travaillent et paient des impôts en France depuis des années ».

Cette déclaration vient confirmer, encore une fois, l’ambiguïté de la politique française à l’égard des étudiants étrangers.

Cette déclaration vient confirmer, encore une fois, l’ambiguïté de la politique française à l’égard des étudiants étrangers. Une politique qui oscille entre un désir d’attractivité, puisé dans une vision libérale marquée par l’ère de la marchandisation des systèmes d’enseignement supérieur, et une obsession de contrôle affirmée par une politique migratoire restrictive, sélective, prospérant dans une logique bureaucratique sécuritaire.

Un marathon administratif

En 2017, ce sont plus de 78 000 premiers permis de séjour qui ont été délivrés en France pour « raisons liées à l’éducation ». Des documents obtenus au terme d’un véritable parcours de combattant. Depuis 2010, en effet, tout candidat étranger doit passer par la plate-forme numérique de Campus France, un établissement sous la tutelle conjointe du ministère des Affaires étrangères et du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, avec un réseau de plus de 200 espaces et antennes dans le monde.

La candidature, appelée demande d’admission préalable (DAP), est payante. Pour soumettre un dossier de candidature, les étudiants doivent payer les frais de dossier en espèces, auprès d’une banque accréditée. Le montant varie d’un pays à un autre. Par exemple, pour les candidats sénégalais, il est de 50 000 FCFA (environ 75 euros), pour les étudiants turcs, il est de 430 LT (environ 98 euros), alors que pour les étudiants marocains, il est de 1 900 Dhms (environ 172 euros). Il est clairement mentionné que ces frais de dossier ne sont pas une garantie de préinscription et qu’ils ne sont, en aucun cas, remboursables même en cas de désistement, de non-admission ou de refus de visa.

En 2017, ce sont plus de 78 000 premiers permis de séjour qui ont été délivrés en France pour « raisons liées à l’éducation ».

Ainsi, dans un premier temps, les étudiants étrangers doivent créer un compte sur le site Campus France et compléter un dossier pédagogique, en saisissant les informations personnelles et les justificatifs de diplômes. Les candidats doivent également fournir un certificat attestant de leur niveau en français, et ce, en effectuant un test de connaissance du français (TCF), payant, ou en présentant un diplôme équivalent.

L’étape suivante consiste à envoyer le dossier pédagogique aux établissements français dans lesquels le candidat souhaite s’inscrire. En cas d’avis favorable de l’un d’entre eux, les services de Campus France convoquent l’étudiant pour un entretien afin de vérifier l’authenticité des documents fournis, son niveau de français, ses motivations et la cohérence de son projet. À l’issue de cet entretien, l’agent de Campus France donne son avis. S’il est favorable, le candidat est invité à prendre rendez-vous au consulat de France pour déposer sa demande de visa long séjour mention « étudiant ».

Des démarches coûteuses…

Tout étudiant ne disposant pas d’une bourse d’études doit présenter une attestation bancaire justifiant « du dépôt d’un ordre de transfert, permanent et irrévocable, d’un montant minimum de la contre-valeur de 615 euros par mois pour la durée du séjour (base de 12 mois pour une année scolaire ou universitaire) ». Cette somme est conséquente, puisque pour un étudiant marocain par exemple, cela représente deux fois le salaire minimum mensuel dans son pays. De fait, pour pouvoir déposer une demande de visa de long séjour pour études en France, un étudiant marocain doit avoir économisé l’équivalent de deux ans de salaire minimum !

Pour pouvoir déposer une demande de visa de long séjour pour études en France, un étudiant marocain doit avoir économisé l’équivalent de deux ans de salaire minimum.

Gardons l’exemple des étudiants marocains, puisqu’ils arrivent en tête de classement des étudiants étrangers en France (38 000 en 2017). Depuis 2015, tous les consulats de France au Maroc ont externalisé la réception des dossiers de demande et de délivrance des visas à un prestataire privé, la société TLS-Contact. Ainsi, outre les frais inévitables de visas – non remboursables en cas de refus, les demandeurs payent aussi des frais de service à TLS-Contact, équivalant à 269 dirhams (autour de 25 euros).

À leur arrivée en France, les étudiants étrangers doivent se présenter, dans un délai de trois mois à compter de la date d’entrée, aux services de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de leur département d’installation, et ce, pour procéder aux formalités d’enregistrement. Une fois l’ensemble de démarches administratives accompli et en s’acquittant d’une taxe de 58 euros sous forme de timbres fiscaux, les passeports de ces étudiants étrangers se voient revêtus d’une vignette attestant l’achèvement des formalités.

… et sans fin

Dès leur deuxième année en France, les étudiants étrangers doivent demander une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant ». Selon l’article L.313-7 du CESEDA (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) français, cette carte est accordée à « l’étranger qui établit qu’il suit en France un enseignement ou qu’il y fait des études et qui justifie qu’il dispose de moyens d’existence suffisants ».

Le niveau de moyens d’existence estimé suffisant est équivalent à la demande initiale du visa long séjour, c’est-à-dire d’au moins 615 euros par mois. Ceci dit, le dossier de demande de cette première carte de séjour temporaire est composé, entre autres, d’un justificatif de ressources financières au montant défini ; un justificatif de domicile ; une attestation d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur et une attestation d’affiliation à une couverture sociale étudiante. La remise de ce premier titre de séjour exige l’acquittement d’une taxe de 79 euros sous forme de timbres fiscaux.

Coûteuse, exigeant plusieurs mois de démarches, la procédure d’obtention d’un visa pour études est révélatrice de la politique d’immigration sélective de la France.

Arrivés au terme de leur cursus, certains étudiants étrangers trouvent des opportunités d’emploi dans l’Hexagone et décident de s’y établir. Cette décision les expose de front à une nouvelle « carrière de papier » (Spire, 2005) aussi tracassante et complexe que les précédentes. En effet, pour qu’un étudiant étranger puisse séjourner légalement en France à l’issue de ses études supérieures et occuper une activité professionnelle salariée, il est soumis à une procédure administrative dite de « changement de statut », au terme de laquelle il passe de statut « étudiant » à celui de « travailleur temporaire » ou de « salarié ».

Ceci étant dit, je vous laisse faire le calcul de la somme de tous ces frais (dossier Campus France + TLS-Contact + frais de Visa + timbres fiscaux à l’OFII) que les étudiants extra-européens paient pour poursuivre leurs études supérieures en France. Coûteuse, exigeant plusieurs mois de démarches, la procédure d’obtention d’un visa pour études Jamid, 2018 est révélatrice de la politique d’immigration sélective de la France. Une sélection qui relève à la fois d’une dimension sociale inégalitaire et d’apparentes logiques économiques, prescrites par les besoins économiques du marché du travail français.

Des mesures contre-productives

Beaucoup d’étudiants étrangers dépendent au cours de leur expatriation en France des ressources financières que leur procurent leurs familles. Nombreux d’entre eux sont originaires de milieux modestes. Pour subvenir aux différentes exigences matérielles liées au séjour de leurs enfants en France, nombreuses sont les familles qui parfois s’endettent. Avec cette nouvelle politique de frais d’inscriptions qui alourdit les charges pesant sur elles, il ne s’agira plus de « Bienvenue en France », mais plutôt « Allez ailleurs, ne venez pas en France » !

Si les étudiants étrangers sont souvent considérés comme des candidats « désirables » à l’immigration en France, correspondant parfaitement aux canons de ce que vous appelez « l’immigration choisie », il n’en demeure pas moins qu’ils sont traités comme tout étranger, soupçonné en permanence de devenir ultérieurement en situation juridique irrégulière.

Alors que le coût de ces étudiants étrangers pour le budget de l’État peut être évalué à 3 milliards d’euros environ, l’apport des étudiants l’économie française se monte à 4,65 milliards d’euros. »

En 2014, Campus France a réalisé une étude auprès d’un échantillon représentatif afin de cerner l’apport économique des étudiants étrangers à la vie du pays. Selon les résultats de cette enquête, en ligne :

« Alors que le coût de ces étudiants étrangers pour le budget de l’État peut être évalué à 3 milliards d’euros environ, l’apport des étudiants l’économie française se monte à 4,65 milliards d’euros dont : 3 250 millions euros en consommation quotidienne de biens et services ; 563 millions euros en frais d’inscription et de scolarité ; 364 millions euros en dépenses de transport aérien auprès d’opérateurs français ; 466 millions euros de dépenses des proches qui rendent visite aux étudiants. »

Peut-être les responsables politiques devraient-ils faire un tour pendant leurs vacances dans des villes comme Brest, Nancy ou Mulhouse, où les étudiants étrangers dynamisent la vie locale. Leurs habitants le confirmeront !

The Conversation

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Les opportunités du moment

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est l’institution spécialisée du système des Nations Unies chargée de la santé. L’OMS lance un appel à candidatures pour occuper les fonctions de membre de son Comité consultatif indépendant d’experts de la surveillance (ci-après le « Comité »). • L’objectif premier du Comité est de donner des conseils d’experts sur la politique financière et comptable, la gestion des risques et l’efficacité des mécanismes de surveillance au sein de l’OMS. • Les membres du Comité ne sont pas rémunérés ; ils sont défrayés de leurs dépenses liées aux voyages et perçoivent une indemnité journalière. • Il est demandé aux membres du Comité de participer à trois sessions en moyenne par an. • Les candidat(e)s doivent être indépendant(e)s, y compris du Secrétariat de l’OMS et du Conseil exécutif. Une fois nommé(e)s par le Conseil exécutif, ils/elles exerceront leurs fonctions à titre personnel et ne solliciteront ni n’accepteront d’instructions d’aucun gouvernement ou d’aucune autre autorité. Les candidat(e)s sélectionné(e)s présenteront une déclaration d’intérêts confidentielle à l’OMS dans laquelle ils/elles devront signaler tout intérêt commercial ou professionnel pertinent, tout poste de responsabilité ou toute autre relation avec des organisations ayant un rapport avec le travail de l’OMS. • Les candidat(e)s doivent posséder les compétences professionnelles requises en matière financière et une expérience récente, à des postes importants, de la comptabilité, de la vérification des comptes, de la gestion des risques et des questions administratives ou autres pertinentes. • Les candidat(e)s intéressé(e)s sont invité(e)s à présenter leur candidature en adressant à IEOAC@who.int un courrier électronique qui comportera les éléments suivants : un curriculum vitae n’excédant pas 4 pages, une brève déclaration de 250 mots au maximum dans laquelle ils/elles présenteront leur conception de leur contribution future en qualité de membre du Comité. De plus amples informations sur l’OMS et le mandat complet du Comité ainsi que des rapports récents peuvent être obtenus sur le site ci-après : http://apps.who.int/gb/ieoac/PDF/TORB132_R12-en.pdf Date limite d’envoi des candidatures : 16 novembre 2020 L’OMS est un espace non-fumeur OMS
2020-10-23 13:40:41
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Côte d'Ivoire

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Directeur(trice) D1, Centre Régional d'Excellence contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM)

Le PAM recherche des candidats de la plus haute intégrité et du plus grand professionnalisme qui partagent nos principes humanitaires.

La sélection du personnel se fait sur une base concurrentielle et nous nous engageons à promouvoir la diversité et l'équilibre entre les sexes.

 A PROPOS DU PAM Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde. La mission du PAM est d'aider le monde à atteindre l’objectif Faim Zéro d’ici 2030. Chaque jour, le PAM travaille pour s'assurer que les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants, puissent avoir accès aux aliments nutritifs dont ils ont besoin pour mener une vie productive et saine. CONTEXTE ET ORGANISATION L'Afrique reste le continent le plus touché par l'insécurité alimentaire et la malnutrition. Les progrès réalisés dans la lutte contre la faim se sont inversés ces dernières années en raison de plusieurs facteurs naturels et artificiels qui sont maintenant exacerbés par la pandémie de la COVID19. En plus d'être la région du monde où la prévalence globale de l'insécurité alimentaire est la plus élevée, l'Afrique est également la région où la prévalence de la malnutrition chronique des moins de cinq ans est la plus élevée, tandis que la prévalence du retard de croissance diminue dans presque toutes les autres régions du monde. Avec les impacts négatifs de la COVID19 sur la santé, l'éducation et les conditions économiques, l'augmentation de l'insécurité alimentaire sévère et de la pauvreté pose un défi majeur à la capacité de la région à atteindre l'objectif de développement durable de mettre fin à la faim et à toutes les formes de malnutrition (ODD2) d'ici 2030. Les systèmes alimentaires déstructurés alimentent la faim, limitent les moyens de subsistance et créent souvent un besoin d'assistance alimentaire. Des ressources insuffisantes allouées aux secteurs sociaux de base et à la transformation du système alimentaire, des capacités techniques et humaines limitées, une connaissance insuffisante des solutions durables, des technologies et des pratiques innovantes, entravent considérablement la disponibilité, l'accès et l'utilisation efficace des aliments par un large éventail de ménages et de communautés vulnérables. RAISON D’ETRE DU POSTE Pour contribuer à surmonter ces défis, le Gouvernement de Côte d'Ivoire et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont créé le Centre d'Excellence Régional contre la Faim et la Malnutrition (CERFAM) en 2018, à travers un partenariat stratégique, pour soutenir les efforts des gouvernements nationaux en Afrique de l'Ouest et Centrale et, en Afrique dans son ensemble,  dans leur quête pour développer des politiques durables et mettre en œuvre des programmes efficaces de lutte contre la faim et la malnutrition en vue d'atteindre l'ODD2. Le CERFAM est un pôle de connaissances, une plateforme d'échange, de renforcement des capacités, d'assistance technique, de partenariat et de coopération sud-sud, qui vise à répondre à la demande croissante des gouvernements nationaux et des partenaires qui s'efforcent de renforcer les capacités nationales, à travers la gestion, la documentation et le partage des solutions innovantes et durables, bonnes pratiques et leçons apprises dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Après deux ans d'existence, le CERFAM est pleinement fonctionnel avec une structure organisationnelle, des atouts, des documents stratégiques, des outils et matériels opérationnels, de communication et de plaidoyer en place. Pour le CERFAM, le PAM recherche un (e) Directeur(trice) doté(e) de vastes compétences pour jouer un rôle essentiel en apportant des conseils techniques et stratégiques et une supervision de la performance de l’organisation, garantissant une consolidation de sa croissance et de sa durabilité grâce à la mobilisation des ressources humaines, techniques et financières nécessaires. mettre en œuvre des activités concrètes. Le(la) Directeur(trice) dirigera une équipe qui fait des progrès dans la promotion des bonnes pratiques contre la faim et la malnutrition et fournira une assistance technique aux parties prenantes grâce à la création de partenariats, à la coopération sud-sud et au renforcement des capacités. Ce poste relèvera du Directeur Régional du PAM pour la Région de l'Afrique de l'Ouest. RESPONSABILITÉS CLEES (non exhaustives) Développement de partenariat et représentation
  1. Gérer le partenariat avec le Gouvernement de Côte d’Ivoire et assurer une coordination et une collaboration efficaces avec le Gouvernement aux fins de la mise en œuvre du Mémorandum d’accord (MOU) ;
  2. Conformément à la mission du CERFAM, identifier et établir des partenariats stratégiques, techniques, financiers et opérationnels avec un large éventail de partenaires aux niveaux mondial, régional et local, y compris avec des centres de recherche, des groupes de réflexion et des institutions universitaires pour promouvoir la recherche appliquée sur la sécurité alimentaire, la nutrition et autres sujets connexes.
  3. Représenter le CERFAM devant les autorités compétentes et au plus haut niveau, y compris dans les forums nationaux, régionaux et internationaux, en veillant à ce que sa visibilité, sa portée et son rôle en tant que centre d’échange de connaissances et de bonnes pratiques pour la sécurité alimentaire et la nutrition soient préconisés et bien compris ;
  4. Diriger le positionnement du CERFAM dans les initiatives et activités de coopération sud-sud et triangulaire, afin de soutenir les efforts des gouvernements et d'autres parties prenantes de la région pour renforcer les capacités afin d’atteindre la Faim Zéro ;
 Stratégie de développement
  1. Diriger la formulation et le développement des stratégies et des plans de mise en œuvre du CERFAM, conformément aux stratégies, politiques et processus régionaux, continentaux, institutionnels du PAM et de manière plus large des Nations Unies ;
  2. Préparer et soumettre pour approbation par les organes de décision, le programme de travail et le budget annuel du CERFAM ;
Mise en œuvre de la stratégie et la garantie des livrables de qualité
  1. Assurer un suivi et une évaluation significatifs des programmes et des performances du CERFAM et, fournir une analyse précise et des rapports de routine sur les activités du CERFAM ;
  2. Superviser l’élaboration d’outils, d’approches de communication et de plaidoyer pour appuyer la mise en œuvre du programme de travail du CERFAM.
  3. Superviser la production par l’équipe d’éléments de preuve et de documentation sur les solutions innovantes et durables, les enseignements tirés et les bonnes pratiques contre la faim et la malnutrition grâce à la preuve de concept ;
  4. Faciliter la coopération technique entre les pays de la région grâce à l'échange de connaissances sur les bonnes pratiques et les solutions innovantes et durables contre la faim et la malnutrition ;
  5. En étroite coordination avec les divisions de mobilisation des ressources pertinentes du PAM, définir une feuille de route claire vers la viabilité financière, maintenir une prise en compte définitive des différents intérêts des parties prenantes et mener efficacement des activités de mobilisation de ressources pour identifier les ressources publiques et privées pour soutenir la mise en œuvre des plans de travail du CERFAM ;
Supervision de la gestion efficace et efficiente du centre
  1. Opérationnaliser, diriger et surveiller la mise en œuvre de la structure organisationnelle, du programme de travail, des principales politiques et autres processus opérationnels ;
  2. Diriger l'équipe du CERFAM et les experts associés pour fournir une assistance technique, des conseils sur les politiques et les programmes aux gouvernements, aux institutions régionales et aux autres parties prenantes de la région sur la sécurité alimentaire et la nutrition, en particulier sur l'adoption, l'adaptation, la reproduction ou la mise à l'échelle des bonnes pratiques concernant les petits exploitants soutien aux agriculteurs, gestion des pertes après récolte, alimentation scolaire locale, résilience communautaire, nutrition et autres sujets connexes;
  3. Exercer son autorité sur les questions de personnel et de ressources humaines et, renforcer encore la gestion de la performance en suivant les principaux indicateurs de performance, conformément aux pratiques institutionnelles du PAM ;
  4. Maintenir un environnement de travail positif, propice à attirer, retenir et motiver des talents diversifiés et faciliter la collaboration et le travail d'équipe au sein du CERFAM ;
  5. Assumer la responsabilité de la gestion efficace des ressources du PAM dans la zone d'affectation afin de garantir la mise en œuvre rapide et efficace du plan de travail annuel du CERFAM ;
  6. S'assurer que les règles, procédures et contrôles du PAM sont appliqués et que les recommandations en matière d'évaluation, d'audit et de conformité sont efficacement mises en œuvre au sein du CERFAM ;
  7. Assumer la responsabilité d’intégrer une perspective « genre » dans tous les domaines de travail, afin d’assurer une participation égale des femmes et des hommes.
  8. Effectuer d'autres tâches connexes au besoin.
QUALIFICATIONS MINIMALES STANDARD Formation : Diplôme universitaire supérieur en économie, développement international, sciences sociales ou autre domaine pertinent, ou un diplôme universitaire avec une expérience pertinente supplémentaire. Langue : La maîtrise (niveau C) du français et de l'anglais est obligatoire. EXPÉRIENCES SOUHAITÉES Expérience : Treize années ou plus d'expérience de haut niveau (dont au moins six années à un niveau international) dans un domaine de travail pertinent, avec une expérience et un intérêt pour l'humanitaire international et le développement. Excellente expérience à la tête d'équipes multiculturelles et dans l'amélioration des performances. Une expérience dans la collaboration avec des organismes régionaux et des gouvernements nationaux serait souhaitable. Connaissances et compétences :
  • Connaissances étendues sur la sécurité alimentaire, la nutrition et les pratiques de développement avec un domaine particulier d'expertise technique de pointe ;
  • Capacité à diriger, coacher et motiver des équipes larges et diversifiées et à améliorer les performances ;
  • Excellentes compétences en gestion financière, sens des affaires, avec la capacité de tirer parti de partenariats externes pour optimiser les ressources du CERFAM ;
  • Capacité à traiter et à influencer les gouvernements nationaux et les organismes régionaux au plus haut niveau ;
  • Capacité à superviser la recherche, à assimiler et à analyser des questions complexes pour élaborer des stratégies et des politiques ;
  • Compréhension détaillée des principes et processus opérationnels et capacité à assimiler rapidement les processus et systèmes spécifiques de l'ONU / PAM ;
  • Expérience de travail souhaitable dans les interventions de sécurité alimentaire et de nutrition en Afrique de l'Ouest et du Centre
TERMES ET CONDITIONS Le(la) candidat(e) sélectionné(e) sera employé(e) sous contrat à durée déterminée avec une période probatoire d'un an. Le PAM offre une rémunération et des avantages sociaux attrayants, notamment un salaire de base, un ajustement de poste, une indemnité de réinstallation, des indemnités de déplacement et d'expédition des effets personnels, 30 jours de congé annuel, un congé dans le pays d’origine, une allocation pour frais d'études pour les enfants à charge, un régime de retraite et une assurance médicale. Pour plus de détails, veuillez visiter le site : https://icsc.un.org/ Ce poste a été classé comme rotationnel, ce qui signifie que le titulaire doit effectuer une rotation tous les 2 à 4 ans. La durée d'une affectation est déterminée par la classification des difficultés du lieu d'affectation établie par la Commission de la Fonction Publique Internationale (ICSC) des Nations Unies. À ce stade, Abidjan est classée comme lieu d'affectation de niveau C, ce qui correspond à un cycle d'affectation de 3 ans. DATE LIMITE La date limite pour recevoir les candidatures est le dimanche 22 novembre 2020, 23h59 (CET). Les candidates et candidats qualifié(e)s des pays en développement sont particulièrement encouragés à postuler. Pour postuler, veuillez suivre le lien ci-après : https://career5.successfactors.eu//career?career_ns=job_listing&company=C0000168410P&navBarLevel=JOB_SEARCH&rcm_site_locale=en_GB&career_job_req_id=127261&_ga=2.204688976.1343261870.1602696123-327171041.1583311561 Le PAM n'a aucune tolérance à l'égard de la discrimination et ne fait aucune discrimination fondée sur le statut VIH / SIDA. Aucune nomination dans le cadre de tout type de contrat ne sera proposée aux membres du Comité consultatif des Nations Unies pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB), de la Commission de la fonction publique internationale (CFPI), du Comité des finances de la FAO, du Commissaire aux comptes du PAM, du Comité d'audit du PAM, du Corps commun d'inspection (CCI) et d'autres organes similaires au sein du système des Nations Unies ayant des responsabilités de supervision du PAM, tant pendant leur service que ainsi que dans les trois ans suivant la fin de leur contrat. WFP                    
2020-10-21 10:17:31
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          Accountability Mechanism Secretary

  The WBG is one of the largest sources of funding and knowledge for developing countries; a unique global partnership of five institutions dedicated to ending extreme poverty, increasing shared prosperity and promoting sustainable development. With 189 member countries and more than 120 offices worldwide, we work with public and private sector partners, investing in ground-breaking projects and using data, research, and technology to develop solutions to the most urgent global challenges. For more information, visit www.worldbank.org On March 5, 2020, the Board of Executive Directors at The World Bank approved measures to enhance the World Bank’s accountability system by establishing a new independent Accountability Mechanism (‘AM’) housing the dispute resolution and compliance functions while preserving the Inspection Panel members’ independence. The approved measures led to the creation of the Accountability Mechanism Secretary position. This is a vital position within The World Bank, that requires potential candidates to have:
  • Strong knowledge in the areas of dispute resolution, arbitration and/or accountability, within similar or related organisations with a strong focus on Environmental & Social issues.
  • A deep understanding of the development sector and related challenges, with an ability to navigate complex organisations and systems.
  • A proven record as a strong leader in the accountability arena, with gravitas and change management experience.
  • A pragmatic, unbiased and independent thinker with a diplomatic approach, capable of engaging with a wide range of stakeholders.
  • Strong relationship management and soft skills
The AM Secretary will be responsible for planning and overseeing the processes of the Accountability Mechanism in line with agreed procedures. S/he will also oversee the Dispute Resolution Service (DRS). All staff of the Accountability Mechanism will report to the Accountability Mechanism Secretary with the exception of the Inspection Panel (‘IPN’) members. IPN staff will report to the AM Secretary on administrative matters but will continue to report to the IPN members on technical matters. The administrative functions of the Panel will be transferred to the AM Secretary. The AM Secretary will work with the IPN to prepare and submit the AM annual budget proposal for Board’s consideration. The AM Secretary will be appointed by and report directly to the Board.  The World Bank is recruiting an AM Secretary to implement the Board-approved measures, which are expected to be effective before the end of 2020 as agreed by the Board. Duties and Responsibilities: As head of the Accountability Mechanism, the AM Secretary is expected to:
  • Provide thought leadership and direction to the Accountability Mechanism team. S/he will establish internal operating procedures or guidelines with CODE guidance and oversee the attainment of objectives and goals.
  • Establish and manage the Accountability Mechanism’s work program, budget and staffing.
  • Oversee all administrative matters regarding the Accountability Mechanism, including the Dispute Resolution Service and the Inspection Panel. S/he will consult with the Panel Chair on matters related to compliance, including the appointment and performance reviews of the Inspection Panel staff as well as the allocation and oversight of the Panel budget.
  • Prepare and submit annual itemized budgetary requirements for the AM Secretary office, the Inspection Panel and the Dispute Resolution Service for consideration by the Board’s Committee on Development Effectiveness and Budget Committee and approval by the Board. For the Inspection Panel’s budget s/he will consult with the Panel Chair.
  • Oversee record keeping across the entire Accountability Mechanism.
  • Consult with the Board and the Legal Vice Presidency as appropriate, regarding questions on the interpretation of policies as applicable to the role of the Accountability Mechanism and the Dispute Resolution Service, if needed.
  • Meet with the Executive Directors to inform them about the activities of the Accountability Mechanism and the Dispute Resolution Service, as needed. Produces reports for the Board, as needed.
  • Hire front office and Dispute Resolution Service staff and consultants as needed in accordance with World Bank policies and procedures within the available budget. Hire Inspection Panel staff in consultation with the Panel Chair.
  • Take accountability for gathering, managing and disseminating best practices and knowledge with his/her team to promote effective teamwork and delivery of services.
  • Mentor and conduct regular check-ins as well as annual performance reviews for the staff. Ensure staff have the required skills and up-to-date training. The performance review of the compliance staff will be conducted in coordination with the Panel Chair.
  • Approve front office and Dispute Resolution Service staff work programs and administrative matters, including leave requests, mission travel, and business-related expenses.
  • Intervene and resolve any issues arising from the interaction and synergies between the Accountability Mechanism, dispute resolution and compliance staff in their respective areas of responsibilities.
  • Oversee the compilation of a pool of qualified, independent mediators with varying backgrounds and expertise.
  • Review and monitor the status of all Dispute Resolution Service cases, ensuring time frames are met, ensuring quality control and the integrity of the Accountability Mechanism process.
  • Ensure the integrity and quality of the reports, except for those related to compliance investigations handled by the Panel, issued by the Accountability Mechanism.
  • Ensure adherence by the entire Accountability Mechanism to pertinent administrative and personnel rules and the adoption of proper workplace practices and behaviours.
  • Lead in representing the Accountability Mechanism at public events, including internal events and workshops explaining the work of the mechanism to relevant stakeholders.
  • Ensure maintenance and updating of the Accountability Mechanism website, inclusive of the public registry, as well as maintenance of an archive system.
  • World Bank Group-wide managerial competencies include: (i) leading the team for impact; (ii) courage of your convictions; (iii) influencing across boundaries; (iv) fostering openness to new ideas; and (v) building talent for the future.
  Qualifications and Experience Education
  • Must have an advanced degree (master’s or equivalent) in a relevant discipline (e.g., law, governance, public administration, business administration, sociology, anthropology, economics, environmental studies, international relations, or other fields relevant to international development).
Experience
  • A successful candidate will have between 15-20 years of relevant experience in positions of increasing complexity and responsibility.
  • Proven leadership and management skills, including the management of human and financial resources.
  • Demonstrated track record of leading and managing change, stakeholder engagement and relationship management. The successful candidate needs to successfully navigate the organization, build strong relationships, manage conflicts, and work collaboratively with internal and external clients.
  • Understanding of and experience in international development and multilateral financial institutions required.
  • Knowledge of and experience with other independent accountability mechanisms is valuable.
  • Demonstrated integrity and independence. Ability to deal objectively, impartially, and efficiently with the requests brought to the Accountability Mechanism.
  • Demonstrated results orientation. Proven ability to formulate objectives, set priorities, identify and optimize the use of resources, and drive results.
  • Excellent interpersonal skills and proven team- and consensus-building ability required. Ability to work and incorporate diverse views from stakeholders.
  • Understanding and experience of dispute resolution practices, including mediation, dialogue, assisted negotiation, and collaborative, consultative and participatory processes.
  • Exposure to diverse cultures and experience of working with /in developing countries is desirable.
Terms of Appointment: This is a full-time position with the successful candidate being contracted for a term of five-years. How to apply: If you wish to be considered for this position, please forward a copy of your CV in Microsoft Word format, along with any relevant documentation to worldbank-AMS@sri-executive.com on or before November 6th, 2020. Please visit the following link- https://www.sri-executive.com/opportunities/ to view the full details.   Poverty has no borders. Neither does excellence. This is why we continually search for qualified individuals with diverse backgrounds from around the globe. We are proud to be an equal opportunity and inclusive employer with a dedicated and committed workforce. Accountability Mechanism Secretary
2020-10-15 14:09:54
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