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Le réseau Honoris United Universities toujours absent en Afrique de l’Ouest

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Le réseau panafricain d’enseignement supérieur privé dirigé par Luis Lopez multiplie les acquisitions depuis sa création en juillet 2017 mais demeure absent en Afrique de l’Ouest.

Son patron l’assurait à Jeune Afrique en novembre 2017, le réseau d’enseignement supérieur panafricain, Honoris United Universities créé en juillet 2017, était en discussion pour « un certain nombre de projets » en Afrique subsaharienne, notamment en Afrique de l’Ouest. Mais un an plus tard, le réseau qui appartient au fonds d’investissement britannique Actis et défend une position de premier réseau panafricain d’enseignement supérieur privé, demeure aux abonnés absent sur cette zone.

Cinq acquisitions entre 2017 et 2018

La structure, dirigée par Luis Lopez, a pourtant bien grandi. En un an, Honoris a racheté cinq établissements supérieurs au Maghreb et en Afrique australe. Il s’agit de l’École marocaine des sciences de l’ingénieur (Emsi), rachetée 36 millions d’euros mi-2017, des sud-africaines Regent Business School et Management College of Southern Africa (Mancosa) acquises en juillet de la même année, ainsi que de la mauricienne YK Business School (YKBS) en février 2018 et plus récemment de l’École d’architecture de Casablanca (EAC) acquise en septembre dernier pour un montant inconnu.

En un an, Honoris a racheté cinq établissements supérieurs au Maghreb et en Afrique australe.

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Chaque acquisition possède plusieurs campus – 48 en tout dans 30 villes – ce qui permet au réseau de compter plus de 33 000 étudiants dans neuf pays du continent, lui assurant « une croissance à deux chiffres » de son chiffre d’affaires, confirme Luis Lopez, PDG d’Honoris United Universities.

Source : Honoris United Universities.

Autre développement concret concernant l’Afrique du Nord, Honoris a signé en décembre 2017 un mémorandum d’entente avec le ministère de l’Enseignement supérieur égyptien pour un projet d’implantation de Regent Business School au Caire. Le campus doit ouvrir ses portes entre 2018 et 2019.

Le recrutement de nos étudiants est transnational. »

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Le Nigeria et la Côte d’Ivoire dans le viseur

Le réseau a donc été très actifs dans ses zones de prédilections mais l’Afrique de l’Ouest ne fait pas partie de ses priorités. Que sont devenues les ambitions sub-sahariennes de Luis Lopez ? Interrogé par Jeune Afrique Emploi & Formation, l’intéressé botte en touche : « Le recrutement de nos étudiants est transnational et nous avons un projet en cours d’étude au Kenya. Nous regardons également du côté du Nigeria et de la Côte d’Ivoire mais nous préférons nous donner du temps pour assurer un développement dans le confort ».

Pendant ce temps, des concurrents comme Galileo Global Education, bien implanté au Sénégal grâce au groupe ISM ou KMR Holding du marocain Mohamed Kabbadj, également fondateur de l’Université privée de Marrakech (UPM), nourrissent eux aussi des velléités sur tout le continent, et notamment en Afrique de l’Ouest.

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