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Maroc : 5 choses à retenir sur les salaires en 2018

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Le cabinet de recrutement Diorh vient de publier son étude annuelle sur les rémunérations des salariés au Maroc. Voici ce qu’il faut en retenir.

Les salaires des marocains ont augmenté en 2017. C’est la principale conclusion de la 23ème édition du baromètre des rémunérations, publié chaque année par le cabinet de recrutement Diorh en partenariat avec le cabinet Mercer. L’enquête, qui a sondé 28 000 salariés titulaires dans 166 entreprises du royaume chérifien a recueilli principalement les témoignages de cadres (42 % du panel) et managers (31 %) travaillant à Casablanca (80 % du panel).

Les cadres et managers sont les plus augmentés

Ces derniers profitent le plus de la hausse des salaires. En moyenne, les managers marocains ont vu leur salaire augmenter de 4 % en 2017 contre 3,8 % pour les cadres. De loin les mieux payés, les dirigeants ont connu une hausse de 2,3 % contre 2,8 % pour les non-cadres payés près de douze fois moins que leurs patrons.

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Des augmentations plus courantes dans la finance

Le secteur de la finance est celui où les hausses de salaires ont été les plus fortes pour presque toutes les fonctions. Les non-cadres ont bénéficié en premier lieu de ces augmentations avec 7,4 % de hausse en moyenne en 2017.

L’high-tech paie bien

D’après l’étude, les cadres et non-cadres évoluant dans le secteur de l’high-tech ont tendance à être mieux payés que leurs homologues des autres secteurs : 13 % en plus pour les premiers et 35 % pour les seconds. Chez les dirigeants, le secteur pharmaceutique reste le plus intéressant sur ce point.

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Les équipementiers paient mal

À l’inverse, toutes fonctions confondues, le secteur qui paie le moins bien par rapport au reste du marché est celui des équipementiers : 25 % en dessous du marché pour les non-cadres, 15 % pour les cadres, 13 % pour les managers et 20 % pour les dirigeants.

Un diplôme étranger rapporte plus qu’un local

Dans son focus sur la rémunération des jeunes diplômés, l’étude de Diorh relève également que les jeunes titulaires d’un diplôme obtenu ailleurs qu’au Maroc sont mieux payés que ceux qui ont effectué leurs études dans le pays. À titre d’exemple, les ingénieurs, dont le salaire médian est déjà supérieur de 25 % par rapport au reste des salariés, gagnent 6 points de plus sur ce chiffre s’ils sont titulaires d’un diplôme étranger. L’écart de rémunération tend néanmoins à s’estomper avec le temps.

Total remuneration survey 2018. © Diorh/Mercer/2018

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