Universités

Congo : la nouvelle université Denis Sassou-Nguesso n’ouvrira pas en octobre

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Initialement prévue en octobre 2018, l’ouverture de l’université Denis Sassou-Nguesso, en construction depuis deux ans à Kintélé, est repoussée d’un an.

L’immense campus de la nouvelle université Denis Sassou-Nguesso de Kintélé en République du Congo n’accueillera pas ses premiers étudiants en octobre. La décision de repousser son ouverture à 2019 a été prise par le Premier ministre, Clément Mouemba, lors de sa visite du chantier, jeudi 6 septembre.

54 % des travaux réalisés

En mars 2018, le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, confiait à Jeune Afrique, espérer l’ouverture d’au moins deux écoles d’ingénieurs et de l’une des deux facultés des sciences et techniques pour octobre 2018. Mais depuis le début des travaux en 2016, seul 54 % des 180 000 mètres carrés de campus ont été réalisés.

70 milliards de francs CFA, soit plus de 100 millions d’euros, manqueraient pour achever le campus.

Selon Serge Pereira, PDG d’Unicon Development, la société espagnole de construction qui pilote le projet, 70 milliards de francs CFA, soit plus de 100 millions d’euros, manqueraient pour achever le campus. Une somme que l’État congolais peine à réunir.

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Vols sur le chantier

Aux difficultés de financements, viennent s’ajouter des problèmes de pillages au sein même du campus en chantier, pourtant surveillé nuit et jour. Climatisation, téléviseurs et mobilier tout juste installés ont été volés à l’intérieur des bâtiments flambant neufs.

30 000 étudiants

Le projet, qui doit accueillir 30 000 étudiants et donner ainsi naissance à la plus grande université du pays, est un établissements composés en majorité d’instituts techniques conçus pour répondre au besoin d’adéquation entre formation et emploi et compenser les lacunes de l’université Marien Ngouabi de Brazzavile, critiquée pour son enseignement trop théorique : « 70 % des chômeurs diplômés de notre pays sont issus de cette université », relevait en mars Bruno Jean-Richard Itoua.

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Une autre université est en cours de construction à Pointe-Noire. Il s’agit de l’université catholique, qui sera consacrée elle aussi aux sciences techniques. Le projet est soutenu par le pétrolier français Total.

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