Interview

Didier Acouetey (AfricSearch) : « Le continent ne produit pas assez de techniciens »

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Voilà vingt ans qu'il dirige le cabinet de ressources humaines AfricSearch et s'adapte aux transformations des marchés de l'emploi africains. Pour JA Emploi & Formation, Didier Acouetey a accepté de livrer ses réflexions sur l'avenir de son métier et les tendances qu'il voit émerger dans son secteur et celui de la formation.

À l’aube de ses 50 ans, Didier Acouetey reste parmi les chasseurs de tête qui comptent sur le continent. Le président du cabinet de ressources humaines AfricSearch, qu’il a fondé en 1996, scrute depuis plus de vingt ans le continent. Il a notamment derrière lui la création du groupe de réflexion « Renaissance africaine » en 1991 qui avait déjà pour objectif de mobiliser des jeunes Africains formés pour le développement de leur continent d’origine. Ou encore celle du salon AfricTalents en 1999. Élu meilleur entrepreneur africain de France en 2014, il a lancé la même année le premier forum de financement des PME. Entretien avec un expert du conseil en recrutement d’Africains pour l’Afrique.

Jeune Afrique Emploi & Formation : Comment définir votre métier en 2018 ?

Didier Acouetey : D’abord, le métier évolue à la faveur de l’industrie numérique. La digitalisation de nos économies tend à bouleverser la manière dont le chasseur de tête approche son marché et la manière dont le client s’attend à ce que le service lui soit délivré. Être chasseur de têtes en 2018 et dans les années qui viennent, c’est avoir une approche plus fine et sophistiquée du candidat. Car en parallèle, les réseaux sociaux comme LinkedIn constituent aussi des relais pour les entreprises et raccourcissent le temps de recherche pour le client.


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Quel changement pour les marchés de l’emploi sur le continent ?

On ne peut pas dire que l’offre soit pléthorique pour les candidats puisqu’on estime que l’Afrique crée chaque année entre trois et quatre millions d’emplois alors qu’il lui en faudrait 12 à 15 millions. Pourtant les candidats sont plus exigeants qu’il y a vingt ans. Ils sont mieux informés sur les bassins d’emploi, sur les dynamiques et sur ce qu’ils peuvent espérer. L’emploi lui-même va beaucoup évoluer. Jusqu’à présent, vous preniez un poste, vous y restiez cinq, dix ou quinze ans. Ce modèle sera bientôt dépassé. Les candidats vont devoir s’adapter encore plus au marché. Cela va changer les pratiques du chasseur de tête qui ne va pas forcément recruter des candidats pour une longue durée.

Le continent ne produit pas assez de techniciens, le déficit est énorme. »

Selon vous, quels sont les secteurs prometteurs en termes d’emploi et quels sont les profils qui plaisent ?

Le secteur financier bouge énormément compte tenu du faible taux de bancarisation des Africains. Celui-ci varie de 15 à 25 % selon les pays et tend à se massifier, ce qui veut dire que l’industrie a une pénétration forte qui va s’accélérer et demander de plus en plus de ressources et de talents. Il y a bien sûr l’agro-industrie dont les taux de transformation agricole demeurent extrêmement faibles. Cela va nécessiter des profils techniques et des experts en marketing. L’industrie des infrastructures, avec tous les projets de routes, d’aéroports, de centrales énergétiques, a de plus en plus besoin de main d’œuvre. Il y a la grande distribution également. Les grands groupes profitent de l’urbanisation galopante et de l’éclosion d’une classe moyenne. Ils s’installent à Nairobi, à Abidjan, au Sénégal, au Togo, ou au Bénin.

Sur quels types de métiers observe-t-on une pénurie ?

Les profils techniques sont de plus en plus demandés. Et malheureusement le continent n’en produit pas assez aujourd’hui, le déficit est énorme. En réaction le Conseil français des investisseurs en Afrique (Cian) a lancé un processus de labellisation de centres d’excellence dans les métiers techniques tels qu’à Yamoussoukro, où des partenariats sont mis en place avec des entreprises. La Banque mondiale a également prêté un peu plus de 150 millions de dollars pour financer près de 25 universités dans les filières techniques.

Le candidat qui n’est pas capable de s’adapter aura peu de chance de survivre à l’économie de demain. »

Quelles qualités doivent avoir les candidats pour ces profils techniques ?

L’adaptabilité, c’est très important. Selon une étude de Dell, 80 % des nouveaux métiers qui vont apparaître dans les vingt prochaines années n’existent pas pour le moment. Une autre étude du World Economic Forum indiquait que 30 % des compétences dont les entreprises auront besoin sont inconnues aujourd’hui. Il est évident qu’un candidat incapable de s’adapter aura peu de chance de survivre à l’économie de demain. C’est ce que j’appelle le gâteau mille-feuille. Vous avez la couche qui constitue le socle de connaissance et de compétences. Et puis vous allez accumuler d’autres petites connaissances pour constituer le mille-feuille afin de vous adapter aux changements. Ensuite il y a les fameuses soft skills. Autant de choses qui vont permettre aux cadres de réussir.


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Les programmes de soutien à la création d’entreprise vous semblent-ils efficaces pour enrayer le chômage des jeunes ?

C’est une nécessité. Mais il ne faut pas que la création d’entreprise devienne une solution par défaut. Tout le monde n’est pas entrepreneur ni créateur. La manière dont les programmes sont montés garantissent l’échec de ces entrepreneurs. J’ai vu dans certains États des jeunes qui montent des projets de 100 millions de francs CFA. Mais si vous leur donnez 200 000 francs CFA, ils ne vont nulle part. Ces programmes sont simplement des réponses à court terme pour dire « on a aidé des jeunes ». La plupart du temps les projets échouent car on n’a pas créé l’écosystème d’accompagnement et de financement. Lorsque la Banque mondiale et le Bénin avaient lancé un projet de croissance intégré, j’étais le président du comité de pilotage. Nous avons retenu 130 entrepreneurs. Avant de passer au financement, on s’est d’abord assuré de la viabilité des entreprises à soutenir. Elles devaient d’abord mobiliser le financement bancaire. Cela a permis de créer 1 500 à 2 000 emplois.

« Si les transformations politiques ne se font pas, alors nous allons retourner en arrière. »

Les opérations de certains États vous semblent-elles purement marketing ?

Oui il y a beaucoup trop de marketing. On peut faire les choses plus intelligemment avec des opérations où on installerait des petites entreprises avec du suivi, de l’incubation, des accès à des marchés publics, etc. Malheureusement, pour l’heure, les jeunes reviennent sur le marché quelques mois après.

Sommes-nous donc aujourd’hui dans la fuite ou le retour des cerveaux ?

Nous sommes toujours dans la fuite des cerveaux avec une tendance au retour beaucoup plus importante qu’il y a vingt ans. D’un côté, nous avons près 20 000 cadres supérieurs qui quittent l’Afrique chaque année. De l’autre, aucunes statistiques n’existent sur ceux qui rentrent.

« Il faut réguler le privé. »


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Que pensez-vous du développement du secteur privé dans l’enseignement supérieur et de la vision utilitariste qu’il véhicule ?

L’apparition du secteur privé, qui remonte aux pays francophones au début années 1990, a été une vraie réponse. L’inconvénient c’est son développement très rapide que les États n’arrivent pas à réguler. Ce secteur commence à produire beaucoup d’écoles de deuxième voire troisième catégorie qui fournissent des diplômes mais pas de compétences aux étudiants et se développe davantage dans les business schools car le ticket d’entrée est faible. Là est le danger. En revanche, c’est le désert concernant les filières techniques qui requiert plus d’investissement dans les équipements. Quant à la vision utilitariste,autrement dit l’adéquation formation emploi, ce sera un concept obsolète dans quelques années, car on a besoin de cinq à dix ans pour comprendre les grandes tendances d’un secteur. Or certains métiers évoluent très vite. On parlera plutôt d’adaptation permanente sur des temporalités beaucoup plus courtes. Les entreprises vont s’inviter énormément dans les écoles pour dessiner les tendances immédiates, avec des ruptures qui vont être plus rapides.

Comment voyez-vous l’Afrique de demain ?

Il y a deux scénarios. Le premier optimiste. Celui du retour de la croissance et des transformations économiques, comme on le voit au Ghana, au Rwanda où les changements sont rapides avec une jeune génération mieux formés et la digitalisation économique qui offre beaucoup d’opportunités. Le second plus pessimiste. Celui des transformations politiques qui ne se font pas et qui menacent de nous faire retourner en arrière. On le voit dans les universités et les écoles. Le niveau de l’éducation a baissé par rapport à l’époque où j’étudiais en Afrique. Idem pour les centres de soins. Malheureusement, la croissance démographique et la croissance économique ne se sont pas reflétés dans le niveau éducatif, les progrès sociaux, la réduction de la pauvreté, le développement des infrastructures. Beaucoup de politiques ont manqué de vision et de volonté. Nous sommes resté dans l’instabilité politique dans beaucoup de pays. Le schéma optimiste dépend de cette transformation politique, du système éducatif et d’une meilleure répartition des richesses.

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TITRE DU POSTE :   DIRECTEUR/DIRECTRICE DU DÉPARTEMENT DES STATISTIQUES
COMPLEXE :   CHEF ÉCONOMISTE/ VICE-PRÉSIDENCE GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE ET GESTION DES CONNAISSANCES (ECVP)
DÉPARTEMENT :   STATISTIQUES (ECST)
GRADE :   EL5
SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE :   CHEF ÉCONOMISTE/ VICE-PRÉSIDENCE CHARGÉE DE LA GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE ET GESTION DES CONNAISSANCES (ECVP)
LIEU D’AFFECTATION :   ABIDJAN, CÔTE D’IVOIRE
INFORMATION SUR LE POSTE :   CE POSTE BÉNÉFICIE DU STATUT INTERNATIONAL ET OUVRE DROIT AUX CONDITIONS D’EMPLOI Y AFFÉRENTES Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème et/ou une capture d’écran indiquant le problème à : HR Direct HRDirect@AFDB.ORG
SAP N° :   50092395
DATE DE CLÔTURE :   19 MARS 2021 (à 23h59 GMT)
Pour postuler: https://www.afdb.org/fr/vacancies/directeur/directrice-du-departement-des-statistiques-ecst-42265
LA BANQUE : Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution panafricaine de développement. Elle a pour mission de promouvoir la croissance économique et le progrès social dans l’ensemble du continent. La Banque compte 81 pays membres, dont 54 pays africains (les pays membres régionaux). Le Programme de développement de la Banque vise à fournir l’appui financier et technique nécessaire aux projets porteurs de transformation qui permettront de réduire sensiblement la pauvreté grâce à une croissance économique inclusive et durable en Afrique. Pour davantage se concentrer sur les objectifs de la Stratégie décennale (2013-2022) et réaliser un plus grand impact sur le développement, cinq grands domaines , dans lesquels les interventions devront s’intensifier pour l’Afrique, ont été identifiés, à savoir : l’énergie, l’agroindustrie, l’industrialisation, l’intégration et l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. La Banque entend constituer une équipe de direction qui pilotera avec succès la mise en œuvre de cette vision. LE COMPLEXE : Le Chef-économiste et Vice-président de la gouvernance économique et la gestion des connaissances est le porte-parole de la Banque pour les questions à caractère économique et le Vice-président du Complexe de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances. La Vice-présidence de la gouvernance économique et la gestion des connaissances a pour rôle : i) d’assurer le leadership et la visibilité de la Banque dans les domaines de l’économie, des finances, de la gouvernance financière et du développement socioéconomique ; de coordonner la production de travaux d’analyse qui éclaireront les politiques opérationnelles ; et ii) de mettre systématiquement l’accent sur le rôle essentiel du savoir, de l’expérience et des enseignements tirés, et sur leur impact tangible sur la transformation durable et inclusive de l’économie en Afrique. ECVP inspirera, génèrera et fournira un appui direct au Président et à la haute Direction de la Banque sur un large éventail de questions techniques et de gestion dans les vastes domaines de l’économie, des finances, de la gouvernance des finances publiques, de la gestion et de l’économie sociale. LE DÉPARTEMENT QUI RECRUTE : Le Département des statistiques est responsable des activités de la Banque dans le domaine des statistiques. Celles-ci s’articulent autour de deux grands axes : a.     la contribution à un développement effectif des capacités et des systèmes statistiques dans les pays africains pour la mise à disposition de données fiables et en temps opportun utiles à la mesure des résultats de développement, en vue de la réalisation des High 5 de la Banque et des Objectifs de développement durable en Afrique b.     l’intégration de la mesure des résultats dans les opérations de la Banque afin d’assurer leur efficacité et de soutenir les services stratégiques, financiers et de recherche de la Banque Le Département assume également les responsabilités suivantes : a.     Fournir un soutien technique et financier aux pays africains dans un large éventail de domaines statistiques en mettant l’accent sur les activités régionales et sous-régionales, où les pays peuvent bénéficier de l’utilisation de méthodologies et d’approches communes convenues au niveau international, réalisant de ce fait des économies d’échelle. b.     Répondre aux besoins en données nécessaires à l’efficacité opérationnelle de la Banque et au cadre de mesure des résultats, ainsi qu’aux travaux axés sur la recherche, les politiques et les finances. LE POSTE : Le Directeur/la Directrice du Département des statistiques (ECST) assume les responsabilités suivantes : a.     Diriger l’équipe des statistiques de la Banque pour soutenir le développement efficace des capacités et des systèmes statistiques dans les pays africains afin de fournir des données fiables et en temps voulu pour favoriser la mesure des résultats de développement dans le cadre des High 5 et des ODD à l’échelle de l’Afrique. b.     Gérer l’équipe des statistiques de la Banque pour aider à intégrer la mesure des résultats dans les opérations de la Banque afin d’assurer leur efficacité opérationnelle ainsi que pour soutenir la recherche, les politiques et les services financiers de la Banque. c.     Fournir le leadership nécessaire pour établir et renforcer les partenariats internes et externes afin d’assurer un soutien coordonné et efficace au développement des statistiques dans les pays africains. d.     Soutenir la transformation des agences statistiques qui ne dépendent plus exclusivement des enquêtes statistiques traditionnelles, mais qui conçoivent, mettent en œuvre et analysent les enquêtes téléphoniques et les grandes données en général. PRINCIPALES FONCTIONS : Sous la supervision générale du Chef économiste et Vice-président chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances, le Directeur/la Directrice remplira les fonctions suivantes : ·       Planifier, organiser, gérer et contrôler les activités du département a.     Diriger le département, notamment en fixant des objectifs, en recrutant du personnel de haut niveau et en assurant le leadership nécessaire pour offrir des produits statistiques de haute qualité ; b.     Assurer un leadership intellectuel et stratégique dans le développement des statistiques comme un processus continu dans les PMR ; c.     Gérer les ressources humaines et financières du département ; d.     Nouer des partenariats avec les parties prenantes internes et externes et s’engager aux plus hauts niveaux pour coordonner les activités statistiques de la Banque afin de permettre une évaluation et un suivi cohérents des objectifs stratégiques de la Banque. e.     Fournir des services efficaces et de haute qualité pour atteindre les objectifs fixés. f.      Développer et étoffer de manière significative le programme de la Banque en matière de statistiques. g.     Initier et introduire les changements nécessaires pour que les activités du département répondent aux besoins actuels et nouveaux en matière de données. ·       Planifier, gérer et conseiller des approches actualisées de collecte, de diffusion et d’utilisation des données afin de guider la recherche appliquée sur les questions de développement en Afrique. Cela implique notamment les tâches suivantes : a.     Promouvoir la cohérence méthodologique par l’harmonisation des statistiques et l’utilisation de métadonnées actualisées pour faciliter la comparaison entre pays des principaux agrégats, en collaboration avec d’autres partenaires de développement et en liaison avec les départements des opérations de la Banque. b.     Mettre à disposition et promouvoir les outils de diffusion des données nécessaires dans tous les PMR et assurer leur maintien en vue de permettre le partage en temps réel des données sur le développement afin de fournir des informations sur les objectifs de développement durable (ODD) (Agenda 2030), l’Agenda 2063, les High 5 et une série d’autres initiatives nationales de développement dans les pays. c.     Établir et entretenir des relations avec d’autres partenaires de développement engagés dans la production de données afin d’éclairer la prise de décision en temps utile. ·       Représenter la Banque lors de conférences, séminaires et ateliers internationaux et régionaux. ·       Effectuer d’autres tâches à la demande du Chef économiste et Vice-président chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances et de la Haute direction CRITÈRES DE SÉLECTION (compétences, expérience, connaissances) : 1.     Être titulaire au minimum d’un Master 2 en Statistiques, Mathématiques, Economie ou dans une autre discipline pertinente. Un doctorat (PhD) serait un atout important. 2.     Justifier d’au moins dix (10) années d’expérience approfondie et progressive dans le domaine des statistiques et/ou de la gestion des données dans une organisation similaire, dont cinq (5) années à un niveau de direction. 3.     Posséder des connaissances et une expérience des programmes utilisant des techniques de données importantes dans le contexte du développement et avoir une expérience de la transformation des agences statistiques. 4.     Être capable de créer une dynamique d’équipe interne et de favoriser l’inclusion dans un environnement multiculturel. 5.     Faire preuve d’une grande discrétion et de tact avec les clients externes de la Banque. 6.     Avoir une bonne capacité d’écoute et une capacité avérée à présenter et à faire accepter ses idées. 7.     Être capable de prendre des décisions efficaces et en temps utile. 8.     Avoir une expérience étendue et approfondie des questions de statistiques et/ou de développement économique en Afrique. 9.     Posséder de solides compétences analytiques et empiriques pour interpréter les données et éclairer la prise de décision ou l’élaboration des politiques. 10.  Être familiarisé avec le rôle des autres institutions de financement du développement pour répondre aux besoins en données concernant les ODD et les High 5 dans toute l’Afrique. 11.  Avoir une capacité à réfléchir de façon stratégique et à concevoir des plans et des programmes à long terme en harmonie avec les priorités stratégiques. 12.  Avoir de solides compétences en matière de leadership et être capable d’attirer, de motiver et de fidéliser du personnel professionnel de grande qualité. 13.  Avoir une capacité avérée à prendre des risques opérationnels de manière prudente, à concevoir des approches innovantes et à prendre des décisions efficaces et avisées en temps utile. 14.  Faire montre d’excellentes capacités à présenter et à faire accepter ses idées, avoir de bonnes qualités d’écoute, faire preuve d’un engagement à l’égard de la diversité et être capable d’initier et de gérer le changement. 15.  Avoir la capacité de nouer des partenariats avec un large éventail de clients et d’obtenir des résultats qui répondent aux besoins et aux intérêts à long terme des clients au sein et à l’extérieur de la Banque. 16.  Posséder d’excellentes compétences en communication orale et écrite en français ou en anglais, avec une bonne connaissance pratique de l’autre langue; 17.  Maîtriser l’utilisation des applications standard de la Suite Microsoft Office.  
Seul(e)s les candidat(e)s répondant à toutes les exigences du poste et retenu(e)s pour une évaluation plus approfondie seront contacté(e)s. Les candidat(e)s devront soumettre un curriculum vitae (CV) complet et tout autre document complémentaire pouvant être requis. Le Président de la Banque africaine de développement se réserve le droit de nommer un candidat à un grade inférieur à celui du poste annoncé. La Banque africaine de développement est un employeur garantissant l’égalité des chances. Les candidatures féminines sont vivement encouragées. http://www.afdb.org. Le Groupe de la Banque africaine de développement ne perçoit aucun frais ou contribution de quelque nature que ce soit des candidats tout au long de son processus de recrutement (dépôt des candidatures, étude des CV, entretien d’embauche, traitement final des candidatures). En outre, le Groupe de la Banque ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats. Le Groupe de la Banque africaine de développement décline toute responsabilité de publications frauduleuses d’offres d’emploi en son nom ou, de manière générale, d’utilisation frauduleuse de son nom de quelque manière que ce soit Directeur du département des statistiques
2021-02-22 08:40:47
full-time
Nigeria

| Banque-Finance-Assurance
TITRE DU POSTE : DIRECTEUR SUPÉRIEUR
COMPLEXE : DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL, INTÉGRATION ET PRESTATION DE SERVICES
DÉPARTEMENT : BUREAU PAYS DU NIGERIA
GRADE : EL4
SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE : VICE-PRÉSIDENT CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL, DE L’INTÉGRATION ET DE LA PRESTATION DE SERVICES
LIEU D’AFFECTATION : ABUJA, NIGERIA
INFORMATION SUR LE POSTE : CE POSTE BÉNÉFICIE DU STATUT INTERNATIONAL ET OUVRE DROIT AUX CONDITIONS D’EMPLOI Y AFFÉRENTES. Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème et/ou une capture d’écran indiquant le problème à: HR Direct HRDirect@AFDB.ORG
SAP N° : 50092551
DATE DE CLÔTURE : 18 Mars 2021 (23H59 GMT)
Pour postuler: https://www.afdb.org/fr/vacancies/directeur-superieur-rdng-42237
LA BANQUE : Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution panafricaine de développement. Elle a pour mission de promouvoir la croissance économique et le progrès social dans l’ensemble du continent. La Banque compte 81 pays membres, dont 54 pays africains (les pays membres régionaux). Le Programme de développement de la Banque vise à fournir l’appui financier et technique nécessaire aux projets porteurs de transformation qui permettront de réduire sensiblement la pauvreté grâce à une croissance économique inclusive et durable en Afrique. En plus de fournir du financement, la Banque est la voix de l’Afrique sur les questions économiques, financières et de développement mondial, un rôle qui a pris une grande importance à la lumière d’une intégration globale et de l’interconnexion croissantes. La Banque s’est assigné Cinq grandes priorités (High 5), dont la réalisation accélérera son impact sur le développement de l’Afrique. Ces priorités sont : Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; Nourrir l’Afrique ; Industrialiser l’Afrique ; Intégrer l’Afrique ; et Améliorer la qualité de vie des populations africaines. La Banque est en train de se doter d’une équipe de cadres dirigeants de stature mondiale pour piloter avec succès la mise en œuvre de cette vision. LE COMPLEXE/DÉPARTEMENT QUI RECRUTE :  La Vice-présidence chargée du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services est responsable de la pertinence, de l’efficience et de l’efficacité opérationnelles des programmes et des activités du Groupe de la Banque. RDVP s’assure que la Banque mène efficacement ses activités dans l’ensemble de ses pays membres régionaux et supervise l’exécution complète de tous les aspects des activités des directions régionales de la Banque. Cinq Plateformes de développement régional, d’intégration et de prestation de services ont été créées, dirigées chacune par un Directeur général en Afrique australe, Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est et Afrique centrale. La Banque africaine de développement a mis en œuvre son nouveau Modèle de développement et de prestation de services, se traduisant notamment par la création du bureau pays du Nigeria, afin de rapprocher ses opérations de ses clients, d’accroître son portefeuille d’opérations souveraines et du secteur privé et d’augmenter ses revenus. Ce modèle lui permettra de mieux déployer ses services de savoir et de conseil de grande qualité et, surtout, d’accélérer son impact sur le développement à travers l’Afrique. Le bureau pays du Nigeria a été créé comme un bureau pays spécial doté d’un mandat similaire à celui des directions chargées du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services, pour superviser les opérations de la Banque au Nigeria.  LE POSTE :  Le Directeur supérieur relève du Vice-président chargé du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services. Il pilotera et assurera l’efficacité opérationnelle, l’efficience et le bon état général du portefeuille de la Banque afin d’obtenir des résultats concrets en matière de développement. Il veillera à la mise en œuvre et à l’intégration complètes de tous les aspects des activités de la Banque dans le bureau pays. Il pilotera les investissements et le développement des activités en favorisant la mobilisation des ressources au profit du bureau pays et en en faisant croître de manière significative les activités de la Banque. Il travaillera en étroite collaboration avec les Vice-présidents et les Directeurs sectoriels pour l’exécution des programmes de la Banque afin de produire un impact sur le développement porteur de transformation. PRINCIPALES FONCTIONS : Le Directeur supérieur collaborera avec des partenaires internes et externes pour promouvoir les intérêts du Groupe de la Banque, en assumant les tâches suivantes : ·       Promouvoir l’intégration régionale par l’élaboration et l’exécution d’importants projets régionaux d’infrastructure et de développement et en prêtant assistance aux communautés économiques régionales. ·       Renforcer les capacités humaines et institutionnelles du Nigeria et améliorer la capacité de la Banque à devenir le chef de file des produits du savoir et des services de conseil offerts au pays. ·       Établir une collaboration efficace avec les institutions bilatérales et multilatérales de financement et de développement afin d’intensifier le cofinancement et les syndications de prêts. ·       Élaborer et déployer des programmes spéciaux et des services consultatifs pour soutenir le pays. ·       Constituer des équipes de personnels techniques et opérationnels hautement talentueux et motivés, issus de tous les complexes sectoriels. Cela permettra à la Banque d’améliorer la qualité de tous les projets et de proposer des portefeuilles de haute qualité pour répondre aux besoins des pays membres régionaux et du secteur privé. ·       Appuyer le pays dans l’élaboration des documents de stratégie pays et d’intégration régionale pour favoriser leur appropriation au niveau national et accélérer la réalisation de toutes les Cinq grandes priorités (High 5) de la Banque. ·       Mettre en place les ressources indispensables et la capacité technique nécessaire à l’identification et au lancement de projets bancables, notamment par la collaboration avec le secteur privé pour les projets à impact social au niveau régional. ·       Assurer une exécution efficace et efficiente des projets en simplifiant les processus internes, en améliorant l’efficacité opérationnelle et en accélérant les décaissements pour tous les projets approuvés. ·       Veiller à une utilisation plus optimale des ressources dans toutes les opérations et s’assurer que le bureau pays fonctionne de manière efficiente grâce à une gestion avisée des ressources humaines et financières. ·       Promouvoir une culture de responsabilisation au sein du bureau pays. ·       Promouvoir la culture « une seule Banque » en veillant aux niveaux les plus élevés d’éthique, de responsabilité fiduciaire et de professionnalisme afin de préserver et d’améliorer la réputation de la Banque. ·       Représenter la Banque dans le pays et nouer de solides partenariats avec le pays, les communautés économiques régionales et les autres partenaires de développement. ·       Accomplir toute autre tâche confiée par le Vice-président chargé du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services.  CRITÈRES DE SÉLECTION (compétences, expérience, connaissances) : ·       Être titulaire d’au moins un Master en finances, administration des affaires, droit des affaires ou dans une discipline connexe. ·       Justifier d’un minimum de dix (10) années d’expérience pertinente et reconnue dans le domaine du financement du développement international ou au sein d’une institution financière de premier plan du secteur privé. Avoir travaillé au cours des huit (8) dernières années à un poste de haute direction. ·       Avoir obtenu des résultats dans le cadre de projets complexes, de portefeuilles, de pays et de partenariats en Afrique, et avoir une expérience substantielle dans la planification, la mise au point et la gestion de projets. ·       Posséder une capacité avérée à s’engager efficacement aux plus hauts niveaux dans les secteurs public, privé et de la société civile, et à mobiliser des partenaires pour une action transformatrice. ·       Être capable de communiquer efficacement en anglais et/ou en français, avec une connaissance pratique de l’autre langue. Performances et compétences personnelles a)    Aptitudes opérationnelles ·       Posséder une excellente compréhension des institutions multilatérales de développement, des stratégies et des questions opérationnelles. ·       Être capable d’apprécier et de comprendre finement les éléments essentiels à la création et à la mesure efficaces des impacts sur le développement des projets et programmes menés en Afrique. ·       Avoir la capacité d’identifier et de créer des liens solides entre les secteurs afin de favoriser l’obtention de résultats en matière de développement au niveau national et régional. ·       Posséder de solides compétences en négociation, et avoir fait ses preuves auprès des homologues de haut niveau, tant internes qu’externes. b)    Élaboration de stratégie ·       Savoir innover, communiquer et mettre en œuvre de nouvelles approches stratégiques essentielles à la création et à la réussite du Complexe régional de développement, d’intégration et de prestation de services. ·       Posséder de fortes aptitudes à la réflexion stratégique, assorties de la capacité à traduire les concepts et les orientations stratégiques dans la mise en œuvre de projets et de programmes réalisables et durables. ·       Être capable de définir et de guider efficacement les activités de la Banque dans des circonstances incertaines et difficiles. c)     Obtention de résultats ·       Posséder d’excellentes capacités de planification, d’élaboration et de gestion de projets, et une grande capacité à constituer et gérer des portefeuilles de qualité. ·       Justifier de la capacité à prendre des risques opérationnels prudents et à prendre des décisions efficaces et avisées en temps utile. ·       Être capable de travailler sous pression au sein d’une organisation multiculturelle et décentralisée. d)    Direction d’équipes ·       Savoir concevoir des plans et des programmes à long terme pour développer les compétences du personnel, conformément aux priorités stratégiques de la Banque. e)     Spécificités du poste ·       Posséder une capacité avérée pour la constitution et l’encadrement d’équipes motivées et engagées au-delà des limites fonctionnelles et géographiques, et mettre à profit le talent et l’expertise des membres de l’équipe de manière productive. ·       Être capable d’inspirer, de générer et de maintenir l’engagement du personnel et l’excellence professionnelle. ·       Faire preuve de tact et de résilience dans la conduite de processus efficaces de gestion du changement. f)     Établissement de relations et rôle d’influence ·       Créer et renforcer des partenariats et synergies en interne entre les fonctions et au-delà des limites géographiques, et en externe avec les principales institutions pour stimuler l’intégration régionale et le développement. ·       Nouer des relations de travail constructives au plus haut niveau de direction de la Banque et en dehors de celle-ci pour que les questions importantes, parfois litigieuses, puissent être traitées efficacement. ·       Savoir écouter et communiquer efficacement avec les parties prenantes au plus haut niveau dans tous les secteurs. ·       Avoir de solides aptitudes à la négociation, idéalement en français et en anglais. g)    Autres ·       Le titulaire du poste sera basé hors du Bureau du développement régional, de l’intégration et de la prestation de services de la Banque africaine de développement. Le Directeur supérieur devra effectuer des voyages fréquents au Siège ainsi que dans le pays pour collaborer avec les équipes et engager le dialogue stratégique avec les parties prenantes et partenaires clés. ·       L’étendue des fonctions et responsabilités du titulaire du poste est dynamique et ne se limite pas à celles mentionnées ci-dessus. Les fonctions et responsabilités évolueront au fil du temps et du fait des réaménagements organisationnels.
Seul(e)s les candidat(e)s répondant à toutes les exigences du poste et retenu(e)s pour une évaluation plus approfondie seront contacté(e)s. Les candidat(e)s devront soumettre un curriculum vitae (CV) complet et tout autre document complémentaire pouvant être requis. Le Président de la Banque africaine de développement se réserve le droit de nommer un candidat à un grade inférieur à celui du poste annoncé. La Banque africaine de développement est un employeur garantissant l’égalité des chances. Les candidatures féminines sont vivement encouragées. http://www.afdb.org Le Groupe de la Banque africaine de développement ne perçoit aucun frais ou contribution de quelque nature que ce soit des candidats tout au long de son processus de recrutement (dépôt des candidatures, étude des CV, entretien d’embauche, traitement final des candidatures). En outre, le Groupe de la Banque ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats. Le Groupe de la Banque africaine de développement décline toute responsabilité de publications frauduleuses d’offres d’emploi en son nom ou, de manière générale, d’utilisation frauduleuse de son nom de quelque manière que ce soit Directeur supérieur
2021-02-22 08:32:16
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Sénégal

Important Projet de Développement cofinancé par plusieurs partenaires techniques et financiers internationaux et l’état du Sénégal recrute le personnel suivant pour son Unité de Coordination :  Un (1) Ingénieur Génie Civil Sénior Poste : Ingénieur Génie Civil Sénior Il assure la qualité des études techniques ainsi que des travaux de réalisation des infrastructures de gestion, le suivi des études techniques et des travaux tels que prévus dans le cadre de ce projet. Il aura à gérer une équipe composée de trois (03) ingénieurs Génie Civil. Principales responsabilités L’Ingénieur Génie Civil Sénior du projet devra : • Gérer et suivre les prestataires/entreprises retenus pour la réalisation des travaux. • Suivre les plannings des travaux des entreprises. • Mettre en place un mécanisme de contrôle de conformité des travaux. • Organiser, participer et alimenter les réunions hebdomadaires de gestion de chantier. • Superviser l’exécution des travaux conformément aux programmes et plans réalisés. • Etablir des points d’avancement journalier, hebdomadaire et mensuel à l’attention du Directeur de projet. • Assister les missions extérieures au cours de leurs missions de terrain. • Préparer les réceptions techniques et provisoires des travaux. • Evaluer les travaux et établir les décomptes/attachements des entrepreneurs en vue de leur paiement. • Superviser la mise en place d’une base de données pour le suivi de l’ensemble des interventions au niveau des chantiers. • Veiller à la résolution avec les entreprises des problèmes liés à la qualité et au respect de délais pendant l’exécution des travaux. • Analyser la conformité des propositions des entrepreneurs par rapport aux Spécifications Techniques et approuver les modalités de mise en œuvre adoptées et le cas échéant, faire les recommandations de procédés plus adéquats. • Vérifier la qualité des matériaux, matériels et équipements reçus sur les chantiers de même la régularité de leur approvisionnement. • Définir et contrôler les programmes d’essais et tests requis pour l’évaluation de la qualité des travaux. • Assister le Directeur de projet dans la résolution des problèmes pouvant intervenir dans la gestion des contrats de construction par la production de notes techniques ad hoc. • Approuver et recevoir étape par étape des ouvrages ou parties d’ouvrages. Profil • Avoir un diplôme (Master ou équivalent) en génie-civil ; • Justifier d’une expérience d’au moins15ans dans un domaine de la construction d’infrastructures dans le secteur de l’assainissement, de l’hydraulique, des routes, des déchets… • Justifier d’une expérience d’au moins 10ans dans la mise en œuvre de projet financés par les bailleurs de fonds internationaux. • Justifier une expérience professionnelle dans l’évaluation des offres/propositions de construction des infrastructures publiques. • Avoir une expérience professionnelle dans la mise en œuvre de projet de développement au niveau des municipalités. • Avoir de très bonnes compétences en informatique et une maitrise des logiciels génie civil autocad, robot DDC etc. • Avoir une expérience similaire dans la zone de projet serait un atout. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 12 mars 2021 Dossier de candidature : • Un CV détaillé et signé et certifié sur l’honneur (en français) ; • Une lettre de motivation adressée au Coordonnateur National du Projet (en français) ; • Des copies des diplômes et/ou certificats ; • Des copies des attestations de travail, justifiant les expériences et formations pertinentes déclarées dans le CV. Les candidats intéressés peuvent obtenir les termes de référence complets pour chaque poste et déposer leurs dossiers de candidature complets sur le site : https://www.novojob.com/senegal/offres-d-emploi/adira-etudes-et-conseils Pour des informations complémentaires, les candidats pourront contacter le cabinet ADIRA études & Conseils en envoyant un mail à l’adresse  adira@orange.sn ou par téléphone au 33 867 68 00. N.B. : Pour déposer l’ensemble du dossier sur le site novojob.com, vous devez mettre tous les documents en format PDF, les combiner de sorte à en obtenir qu’un seul et compresser le tout pour ne pas dépasser 2 Mo. A cet effet, vous pouvez utiliser le lien suivant : https://smallpdf.com/fr ADIRA
2021-02-19 13:12:02
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