Stages et alternance

Tribune : Promouvoir les stages et les alternances est essentiel pour améliorer l’employabilité des jeunes en Afrique

Par Jeune Afrique  | 

Etienne B. Yehoue et Zena Traoré, respectivement professeur à l’Institut Universitaire MathFinEco du Bénin et directrice du Cifed au Mali, plaident en faveur des stages et de l'alternance pour un rapprochement entre le monde de l'entreprise et celui de l'enseignement supérieur.

L’Afrique est considérée selon les indicateurs démographiques comme le continent le plus jeune du monde. La formation de sa jeunesse et son développement économique deviennent plus que jamais impérieux. L’offre éducative sur le continent doit donc se développer afin de satisfaire la demande en hausse d’études supérieures. Outre ce souci démographique, les étudiants africains rencontrent un autre problème : celui de l’insertion professionnelle. En effet les cursus actuellement proposés ne garantissent pas toujours à l’étudiant de pouvoir trouver un emploi et ce malgré la qualité des écoles.

Décalage

L’une des raisons est qu’il existe un décalage entre les besoins des entreprises et les enseignements dispensés par les écoles supérieures, qui ne formeraient pas suffisamment les étudiants au monde du travail. Pourtant, on observe de nombreuses initiatives en faveurs de ce rapprochement, comme le développement des stages et cursus en alternance des formations de plus en plus innovantes. Mais ces formules rencontrent peu d’écho auprès des entreprises. Pour pallier cela, les moyens d’une collaboration écoles-entreprises doivent être mis en place.

Les écoles commencent à promouvoir la formule des stages et des alternances, mais cela reste encore très peu démocratisé.

Promouvoir les stages et l’alternance

Aujourd’hui, la majorité des formations sont délivrées en cursus classique de trois à cinq années d’études avant l’obtention du diplôme. Les écoles, conscientes des difficultés qui subsistent lors de l’entrée sur le marché de l’emploi, commencent à promouvoir la formule des stages et des alternances, mais cela reste encore très peu démocratisé. Le Centre international de formation en énergies et développement durable (Cifed) au Mali consacre par exemple au stage et à l’alternance une place de choix dans ces cursus de formation de niveau Licence professionnelle, ainsi que dans ses formations courtes destinées à des professionnels souhaitant une montée en compétences sur un métier donné.

Orientées insertion et réinsertion professionnelle, Cifed rencontre pourtant des difficultés à offrir des projets, stages et alternance à ses étudiants. Ces blocages sont rencontrés par de nombreuses écoles et pour cause, les entreprises sont peu enclines à proposer ce type de contrat, ne voyant pas leur avantage à rémunérer et former un stagiaire ou un alternant qui n’est là que pour une courte durée, sans garantie qu’il reste au terme de sa période étudiante en entreprise. De plus, le concept d’alternance étant sous-représenté, il n’a pas encore la reconnaissance nécessaire de qualité pour les entreprises qui de ce fait y accordent que peu d’importance.

>> LIRE AUSSI : Tribune : comment le numérique se met au service de l’éducation en Afrique

Définir un cadre

En conséquence, la plupart des stages proposés ne sont pas rémunérés et les stagiaires ne sont pas bien encadrés. De leur côté la plupart des étudiants sont convaincus que le seul moyen d’obtenir un emploi est de connaître les bonnes personnes et voient avant tout dans les stages un moyen de ne pas rester oisif. Ce manque de confiance général entre les acteurs pourrait s’améliorer si la réalisation de stages et d’alternance disposait, par exemple, d’un cadre institutionnel. Ce cadre pourrait être à l’origine de mesures incitatives : impact sur la fiscalité des entreprises, ou encore en délivrant des primes à l’apprentissage ce qui soulagerait les entreprises et favoriserait le rapprochement avec les écoles.

La plupart des étudiants sont convaincus que le seul moyen d’obtenir un emploi est de connaître les bonnes personnes

Participation des entreprises aux programmes

Outre les stages et alternance, d’autres formes de collaboration entreprise-écoles sont en train de se développer. Ces actions, portées par de nombreuses instances (internationales, locales…) tentent de répondre à cette inadéquation offre éducative et besoins des entreprises. En ce sens des initiatives sont mises en place pour impliquer les entreprises en amont dans le montage des formations, à coconstruire les programmes éducatifs avec la participation des entreprises ou encore en organisant des interventions de professionnels dans les cours.

Des initiatives existent

Pour pallier à cette situation de nombreuses initiatives sont mises en place. Le Programme RH excellence Afrique (REA) par exemple, est né d’une idée conjointe du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) et de la Fondation Africa-France pour une croissance partagée. Le programme à la volonté de renforcer le dialogue entre les deux entités en s’attachant à ce que l’offre de formation en Afrique corresponde aux besoins de l’économie réelle pour améliorer l’employabilité. Pour y parvenir le programme fonctionne en pilotage local avec un référent dans le secteur de l’entreprise et un autre dans le secteur éducatif, conversant directement entre eux favorisant ainsi une passerelle entre les deux entités. De même, on constate que les parcours de formations sont de plus en plus innovants avec des cursus orientés « métiers d’avenir » comme le propose l’Institut MathFinEco avec ses programmes inspirés d’expériences pratiques qui, grâce au numérique, travaille via des webconférences en lien direct avec les entreprises.

Cependant, malgré ces initiatives, les universités et écoles à la pointe de la formation et de l’innovation ne parviennent pas à passer outre cette absence de dialogue. Et pourtant les opportunités sont pléthore. Il existe de nombreuses formes de partenariats entreprise-école. Elles peuvent s’allier afin de penser les programmes de formation en co-construction en fonction des besoins locaux, travailler ensemble pour participer à l’innovation au sein des entreprises grâce aux nouvelles technologies disponibles et utilisées par les écoles avec notamment les classes virtuelles et les webinars. Par cela la communication est facilitée entre les deux acteurs. Elles peuvent aussi faire avancer la R&D universitaire et industrielle grâce à la mise à disposition d’équipements comme les laboratoires ; ce dont toutes les entreprises ne bénéficient pas.

Des avantages des deux côtés

Chaque acteur a quelque chose à gagner de ce partenariat puisqu’il s’agit, en fin de compte, de répondre aux mêmes problématiques : insertion professionnelle d’un côté et personnels qualifiés de l’autre ; proposer de nouveaux cursus aux étudiants d’un côté et améliorer la performance de son entreprise avec des cadres formés capable d’être porteurs de projets d’envergures de l’autre.

Il appartient donc d’une part aux écoles de mettre en place des formations plus adaptées aux besoins des employeurs, et d’élever leur niveau de formation en particulier dans les domaines de pointe (informatique, automatique, ingénierie, etc.). Il appartient d’autre part aux entreprises de plus s’engager officiellement dans les parcours de formation et de mieux s’ouvrir aux stages et alternances à valeur ajoutée pour l’étudiant.

 

Conscients des enjeux de la formation supérieure en Afrique, l’Institut Universitaire MathFinEco (IUM) au Bénin et le Centre International de Formation en Energies et Développement Durable (CIFED) au Mali engagent des réflexions visant à contribuer à la relève des défis de formation sur le continent dans des secteurs clés de l’économie tels que le numérique, les énergies renouvelables, l’ingénierie financière et l’entrepreneuriat. Ces réflexions sont menées de manière collégiale avec plusieurs grands acteurs de la formation en France et à l’international.

_______

Etienne B. Yehoue est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Harvard. Il est professeur à l’Institut Universitaire MathFinEco et expert au Fonds Monétaire International.

Zena Traoré est directrice du Centre international de formation en énergie et développement durable (Cifed) de Bamako.

Recevez les meilleures opportunités

Les opportunités du moment

International

| Institutions-ONG
  sri-unfpa      

JOIN A NEW GENERATION OF LEADERSHIP

UNFPA, the United Nations sexual and reproductive health agency, works in partnership with governments, the UN system, communities, NGOs, philanthropy and the private sector to raise awareness and mobilize the support and resources needed to deliver a world where every pregnancy is wanted, every childbirth is safe and every young person’s potential is fulfilled. UNFPA is a field-based organization, operating in 155 countries and territories and employs 4,500 personnel globally. UNFPA mobilizes more than $1 billion a year for programmes that protect the health and rights of women and girls.

Our strategic plan focuses on three transformative results: end unmet need for family planning; end preventable maternal deaths; and end gender-based violence and harmful practices. We produce high-quality population data, which is critical to help end the invisibility of those left furthest behind. We are hiring To lead our work in delivering on the 2030 Agenda for Sustainable Development, UNFPA is recruiting for the position of Deputy Executive Director (Programme) to drive the ambitious ICPD25 goals, while providing technical leadership and enabling the mobilization of programmatic and financial resources to support the implementation of the transformative results. ● Are you experienced and passionate? Can you lead in a dynamic, international, rights-based organization? ● Can you advocate for young people and women‘s rights to make informed decisions about their sexual and reproductive health and represent and position UNFPA across various intergovernmental bodies and in the international sphere? ● Are you skilled in mobilizing programmatic and financial resources and in building coalitions? If you answered ‘yes’, UNFPA invites you to apply for the position of:

Deputy Executive Director (Programme) at the Assistant Secretary-General (ASG) level

To find out more visit: http://www.unfpa.org/jobs How to Apply Please forward a copy of your application letter, CV along with relevant documentation in Microsoft Word, to Ms Sidney Moss at                        smoss@sri-executive.com before 5.00pm on 17th April 2020, 5pm GMT. Applications are held in strictest confidence. New Generation of Leadership
2020-03-23 09:24:05
full-time
Mali

Informations

Titre du poste : Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale Lieu : Mali - Date de clôture des candidatures : 31 Mars 2020 -

Période probable : 31 Mai 2020 au 30 Avril 2022

Domaine : Sauvegarde Environnementale et Sociale -

Langue de travail : Français

I. Contexte La république du Mali a obtenu de l’Association Internationale de Développement (IDA), le nancement du Projet P 164242 – Projet de Gouvernance du Secteur des Mines (PGSM), placé sous la tutelle du Ministère des Mines et du Pétrole. Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de ce Projet, une Unité de Coordination (UCP) a été créée et souhaite recruter un Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale. I. DESCRIPTION DU PROJET Le projet vise à améliorer la contribution du secteur minier aux objectifs de croissance à long terme du gouvernement en mettant l’accent sur la croissance et la diversi cation de la production minière, une gouvernance améliorée et des revenus tirés de l’extraction, ainsi que le développement économique local induit par le secteur minier. À cette n, les activités du projet sont axées sur (i) l’amélioration de l’environnement favorable à la diversi cation et à la croissance du secteur minier ; ii) renforcer la gouvernance et la transparence des ressources ; et (iii) maximiser l’impact socio-économique de l’exploitation minière en développant des liens économiques et scaux avec l’économie locale. Les composantes du projet proposé sont décrites ci-dessous. II. COMPOSANTES DU PROJETS Le projet comprend les composantes suivantes : Composante A : Créer les conditions de la croissance et de la diversi cation du secteur minier Composante B : Renforcement de la transparence des revenus et de la gouvernance Composante C : Maximiser l’impact de l’exploitation minière sur le développement local Composante D : Intervention d’urgence éventuelle Composante E : Coordination du projet OBJECTIF DES TERMES DE RéFéRENCE L’objectif de ces termes de référence est de recruter un Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale. II. Tâches et responsabilités : Sans être exhaustives, les tâches du consultant sont décrites dans les rubriques qui suivent : Sous la supervision du Coordonnateur de l’Unité de gestion du PGSM, le Spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale est chargé d’accomplir les tâches suivantes :
  • Suivre l’ensemble du processus de l’EESS en collaboration avec le bureau de consultants qui serarecruté pour ce faire ;
  • Suivre le respect des procédures édictées en matière d’évaluation environnementale stratégique :application des politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque Mondiale, tenue de la consultation publique et concertation avec les parties prenantes, analyse de la pertinence des éléments du Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale, etc ...
  • Servir d’intermédiaire entre le projet et la DNACPN d’une part et la cellule environnement de ladirection des mines d’autre part pendant toute la durée d’élaboration de l’EESS et de la mise en œuvre des mesures qui en découleront ; • Organiser la mise en œuvre du plan cadre de gestion environnementale et sociale qui sera issu de l’EESS ;
    • Analyser la durabilité des activités à réaliser dans le cadre du projet PGSM et élaborer les TdR pour toutes les activités du PGSM assujetties aux procédures d’EIES le cas échéant ;
    • Proposer un cadre participatif de suivi et de surveillance environnementale des activités à réaliserdans le cadre du PGSM avec : des indicateurs, la fréquence de collecte des données, l’estimation des coûts d’atténuation, le rôle et la responsabilité des acteurs (au niveau central, régional/local,communal et district/village);
    • Définir un processus pour la mise à jour les procédures, les modes opératoires et les guides de bonnes pratiques en matière d’environnement, d’hygiène, de santé et de sécurité dans les mines industrielles et dans les exploitations minières artisanales et à petites échelle ;
    • Faire élaborer des modules de formation, d’information, de sensibilisation, de communication et des guides de bonnes pratiques sur la préservation de l’environnement, la réhabilitation des sites et la prévention des risques ;
    • Définir avec le coordonnateur les conditions et la plani cation des différentes formations qui seront menées dans le cadre de la mise en œuvre du PCGES. ROLE ET OBLIGATIONS DU SPéCIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE : Le spécialiste en sauvegarde Environnementale et Sociale signera un contrat de performance avec la coordination du projet a n d’assurer en temps voulu (i) le bon fonctionnement du dispositif du Système de Sauvegarde Environnementale et Sociale du Projet et aider le projet à atteindre ses objectifs. LespécialisteenSauvegardeEnvironnementaleetSocialefaitpartiedel’équipedel’UCP.Ilentretient des liens fonctionnels avec les autres membres de l’UCP. Toutefois, il dispose d’une certaineindépendance dans la communication de ses rapports annuels. OBLIGATIONS DE L’ADMINISTRATION (PROJET) : L’administration remettra au Spécialiste en Sauvegarde Environnementale et sociale l’ensemble des documents, dossiers et outils appropriés et nécessaires à l’exécution de sa mission. Elle remettra également à la disposition dudit spécialiste, les locaux et équipements nécessaires pour assurer une bonne prestation de service
III. Formations et expériences requises
Niveau
• Diplôme d’Etudes Supérieures en sciences de l’environnement, géologue, santéenvironnementale, agro écologiste, géographe, (minimum Bac + 5 ou diplôme équivalent), etc.
Expérience
•Au moins une expérience générale d’au moins 10 ans en évaluation environnementale ;
  • Avoir participer à au moins une mission d’élaboration d’une évaluationenvironnementale stratégique d’un plan, d’un programme ou d’un secteur dans sa carrière ;
  • Avoir une bonne connaissance du secteur minier du Mali ou d’autres pays ouestafricains ;
  • Bonne connaissance des politiques de sauvegardes environnementale et sociale de la Banque mondiale et de leur application dans les projets miniers ;
  • Expérience avérée d’au moins 10 années dans la pratique des évaluationsenvironnementales : EES/EIES/PGES/PAR, etc...
  • Bonne connaissance des mesures de préservation de l’environnement minier : - Règles et procédures de réhabilitation et de restauration dans les mines industrielles ; - Bonnes pratiques de préservation de l’environnement dans les mines artisanales et les petites mines.
IV. Compétences Connaissances en informatique et Technique : Le candidat ou la candidate devra avoir l’expérience d’une bonne connaissance de l’outil informatique en particulier : des logiciels de gestion environnementale, logiciels de monitoring et de suivi des impacts, etc.... Le candidat ou la candidate devra justi er d’une bonne connaissance de la méthodologie de pilotage d’unsystème de sauvegarde environnementale et sociale des projets de développement nancés par de PTF. Autres aptitudes : • Le candidat devra faire preuve d’une bonne expression orale et écrite en Français. • La connaissance de l’anglais serait un atout. • Le candidat doit avoir une bonne aptitude à la communication écrite et orale en français. Il devra par ailleurs être reconnu comme disposant d’aptitudes à travailler en équipe. Observations particulières : Le transfert de connaissance et d’expertise est une dimension essentielle des services attendus du consultant. De ce fait, une attention particulière sera accordée à l’aptitude et à la quali cation du candidat pour le coaching, l’initiation et le renforcement de la pratique des évaluations environnementales et des politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale au pro t des agents des services techniques de l’environnement et des mines. V. Arrangements de mise en œuvre : L’administration remettra à la disposition du Spécialiste l’ensemble des documents, dossiers et outils appropriés et nécessaires à l’exécution de sa mission. Elle remettra également à la disposition dudit spécialiste, les locaux et équipements nécessaires pour assurer une bonne prestation de service. Une évaluation de la performance du spécialiste sera faite les six premiers mois par la coordination du projet et jointe au rapport semestriel du projet. CONDITIONS D’EMPLOI : Les conditions d’emploi feront l’objet d’un contrat à négocier avec la coordination du projet. Le candidat doit être libre de tout engagement à compter de la date de signature du contrat(31/05/2020). DURéE DU CONTRAT : Le contrat du Spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale sera signé pour une période dedeux ans (24 mois) correspondant au calendrier de mise en œuvre des activités prioritaires du projet. Toutefois, cette durée pourra être prorogée en cas de besoin et après une évaluation de la performancejugée satisfaisante et con rmée avec l’avis de la Banque Mondiale. VI. Soumission de l’application Tout candidat intéressé doit faire parvenir au Projet de Gouvernance du Secteur des mines en copiephysique ou par email : • Une lettre de motivation adressée au Coordonnateur du projet ; • Un CV actualisé, daté et signé ; • Une copie certi ée des diplômes et attestations ; • Les attestations de service fait ou preuves attestant l’expérience professionnelle du candidat. Les dossiers de candidature doivent être : Déposés sous plis fermés avec mention ‘’Recrutement pour le poste de spécialiste en Sauvegarde Environnementale et Sociale au compte du projet de Gouvernance du Secteur des mines (PGSM) au Mali, ou par émail au plus tard le 31 Mars 2020, au Quartier Hamdallaye ACI 2000-Bamako, Immeuble du Conseil National du Patronat Malien (CNPM) 3èmeétage, face au Gouvernorat de District de Bamako. Tél. : 00223 76 46 52 52 / 76 12 41 61 - E-mail : doumabou24@gmail.com,
M. Bakary DOUMBIA, Spécialiste en Passation des Marchés.
2020-03-17 15:37:18
full-time
Bénin

République du Bénin
SOCIÉTÉ DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES DU BÉNIN (SIRB SA) Recrutement d’un(e) Directeur(rice) Général(e)
1. Contexte Créée par décret n° 2018 - 133 du 18 avril 2018, la Société des Infrastructures Routières du Bénin (SIRB SA) est une Société Anonyme administrée par un Conseil d’Administration. Aux termes de ses statuts, elle a pour missions :
  • -  de gérer, développer et entretenir, l’ensemble des infrastructures routières exceptées les pistes rurales, les routes sans péage et toutes autres infrastructures routières expressément exclues de sa gestion ;
  • -  d’effectuer ou de participer à la mobilisation de financements appropriés pour la réalisation des infrastructures routières entrant dans le champ de son objet social ;
  • -  d’exploiter ou de faire exploiter les péages et services annexes et d’organiserla sécurisation des ressources issues de l’exploitation du réseau routier ;
  • -  la participation directe ou indirecte de la société à toutes activités ou opérations industrielles, commerciales ou financières, mobilières ou immobilières, sous quelque forme que ce soit, dès lors que ces activités ou opérations peuvent se rattacher directement ou indirectement à l’objet social ou à tous objets similaires, connexes ou complémentaires ;
  • -  et plus généralement toutes opérations économiques entrant dans l’objet social ou susceptibles d’en favoriser le développement. La SIRB S.A a démarré ses activités en janvier 2019 et assure la gestion des postes de péage/pesage du Bénin depuis le 1er Juin 2019. Dans le cadre des missions qui lui ont été confiées par le Gouvernement de la République du Bénin, le Conseil d’Administration de la SIRB SA recherche un(e) Directeur(rice) Général(e) pour la société. 2. Missions et responsabilités du poste Sous l’autorité du Président du Conseil d’Administration, le(a) Directeur(rice) Général(e) a pour mission la gestion technique, financière et administrative de la SIRB SA et la représente dans ses rapports avec les tiers. A ce titre, il est chargé de : • assurer la gestion cohérente et rationnelle de l’ensemble des activités de l’entité ;
    • identifier, analyser et faire valider les opportunités de développement par les instances habilitées ;
    • assurer l’optimisation de l’exploitation des postes de péage et améliorer la rentabilité de ces postes ;
    • coordonner les activités devant concourir à la modernisation des postes de péage et pesage ;
    • veiller au développement du réseau des postes de péage et réseau routier à charge de la SIRB SA ;
    • préparer les sessions du Conseil d’Administration et assurer l’exécution des décisions dudit Conseil ;
    • préparer et soumettre à l’adoption du Conseil d’Administration, le budget et le programme annuel d’activités de l’entité ainsi que ses comptes annuels ;
    • assurer la gestion optimale des ressources humaines, financières, matérielles, techniques, et autres de la structure ;
    • veiller à la conformité des actions de l’entité relativement aux lois et règlements qui lui sont applicables ;
    • veiller à la mise en œuvre des autres attributions de la SIRB SA et non encore opérationnelles ;
    • assurer toutes autres tâches à lui confier par le Conseil d’Administration et entrant dans le cadre de ses fonctions. 3. Qualification et profil recherchés 3.1 Qualifications générales - Être de bonne moralité et être physiquement apte à occuper le poste ; - avoir un sens aigu de responsabilité ; - avoir une expérience professionnelle d’au moins quinze (15) ans ; - avoir un bon niveau de culture générale et une maîtrise de l’outil informatique ; - avoir une parfaite connaissance du français, la connaissance de l’anglais étant un atout ;
                     - avoir un esprit d’équipe et faire preuve de sociabilité et de disponibilité permanente avec une méthode de travail synthétique ; - être capable de répondre aux exigences de la société et de s’adapter à toute nouvelle orientation qui pourrait être définie ultérieurement ; - être reconnu(e) pour son esprit d’initiative, son sens de l’éthique, de rigueur etde responsabilité ; - être capable d’animer une équipe multiculturelle et de travailler sous pression ; - être âgé(e) de 35 ans au moins et de 65 ans au plus au 31 mars 2020 ; - être disponible dans un délai raisonnable. 3.2 Qualifications spécifiques - Justifier d’un niveau de formation supérieure (BAC+5 au minimum) en science de gestion, management, économie ou travaux publics ; - avoir une expérience significative à un poste de responsabilité dans une grande entreprise présentant une complexité comparable à celle de la SIRB SA ; - avoir une bonne connaissance de l’exploitation des postes de péage ; - avoir une bonne connaissance des procédures de levée de fonds sur les marchés financiers ; - avoir des aptitudes confirmées en négociation, organisation, planification et supervision. 4. Pièces à fournir Le dossier de candidature doit comporter : • une lettre de motivation ; • un curriculum vitae détaillé ; • les copies des diplômes et attestations ; • un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois à la date limite de remise du dossier de candidature ; • une indication du délai de disponibilité du candidat. 5. Lieu du poste Cotonou en République du Bénin. Des missions à l’intérieur du pays seront nécessaires. 6. Date limite de dépôt Les dossiers de candidature devront être soumis, sous pli fermé, au plus tard lelundi20avril2020à 12heures00,ausecrétariatduPrésidentdu Conseil d’Administration de la SIRB SA sis à l’immeuble ‘SCI TRAIT D’UNION’, rue Obama Beach, quartier Ahouanlèko, Cotonou. Le pli doit porter la mention « Recrutement du Directeur Général de la SIRB SA ». Les dossiers de candidature peuvent également être transmis en version électronique (version scannée) aux adresses électroniques suivantes (toutes les trois (3) adresses obligatoirement) : e-mail : skpenou@sirb.bj, e-mail : sgainsi@sirb.bj, e-mail : nsagbo@présidence.bj. 7. Besoin d’information Pour toute information complémentaire, prière s’adresser à : Madame Sarah Kpenou, e-mail : skpenou@sirb.bj, Tél.:(00229)94944949. Madame Sandrine Gainsi, e-mail : sgainsi@sirb.bj, Tél.:(00229)95593505. Madame Nathalie Sagbo, e-mail : nsagbo@présidence.bj, Tél.:(00229)64101018. Le Président du Conseil d’Administration Hervé HEHOMEY JA3088P80 SIRB  
2020-03-17 14:14:04
full-time
Fermer

Je me connecte