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Seynabou Mbaye, jeune ingénieure devenue entrepreneure agricole au Sénégal

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Seynabou Mbaye, ingénieure formée en France est devenue entrepreneure agricole à son retour au Sénégal. En 2017, elle a décidé de créer son association pour rendre possible l’emploi local des jeunes.

Seynabou Mbaye pourrait douter de sa légitimité à vouloir montrer aux jeunes sénégalais que l’emploi local est possible. Elle-même a quitté son pays pendant une dizaine d’années, le temps de décrocher un diplôme d’ingénieur à l’Ensea de Cergy, près de Paris, et de se faire la main dans le secteur bancaire.

N’allez pourtant pas lui reprocher d’être une privilégiée : « Je suis partie parce que j’avais un projet concret, celui d’étudier. Aujourd’hui, les jeunes qui veulent partir me disent seulement qu’ils veulent le faire pour réussir. Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne », déplore-t-elle.

Je suis partie parce que j’avais un projet concret, celui d’étudier. Aujourd’hui, les jeunes qui veulent partir me disent seulement qu’ils veulent le faire pour réussir. Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne.

L’agriculture comme solution

Revenue pour entreprendre au Sénégal, elle est à la tête depuis 2014 de sa propre exploitation de riz qui emploie désormais une vingtaine de personnes. Celle qui a réussi, non sans mal, à entreprendre dans un pays où les financements publics « ne s’intéressent qu’aux projets à plus de 2 milliards de FCFA dans des secteurs porteurs », est parvenue à redonner espoir aux agriculteurs du département de Podor.

En leur achetant leur riz pour le transformer et le distribuer au niveau régional, elle leur permet de vendre dans la région, un surplus de production dont ils ne savaient que faire auparavant. Cette méthode, la jeune ingénieure à la fibre sociale souhaite la dupliquer dans tout le pays et prouver que vivre de la terre, de l’élevage et de l’artisanat au Sénégal est encore possible et utile.

À rebours du discours officiel

Sa démarche contredit totalement le discours actuel du gouvernement. Séduit par l’idée que le développement du pays trouvera son salut dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), ce dernier a traduit son ambition dans le plan « Sénégal numérique 2016-2025 ». Chiffré à 1,3 milliard de FCFA (près de 2 millions d’euros), son objectif est de développer une industrie locale du numérique chargée d’en améliorer l’accès, de digitaliser l’administration et certains secteurs jugés prioritaires.

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Sur le sujet, Seynabou Mbaye, qui a pourtant l’expérience de la technologie, demeure sceptique : « Nous importons encore 200 000 tonnes de maïs par an. Cela représente 12 milliards de FCFA dans la balance commerciale alors que le pays possède de bonnes terres et que nous pourrions être autosuffisant. Mon parcours en est l’exemple, j’ai commencé dans la technologie, mais j’ai fini par retourner à la terre et créer des emplois », remarque-t-elle. Dans son esprit, la réponse au chômage réside donc dans le développement de l’agriculture, un secteur qui représentait un peu plus de 22 % du PIB du pays en 2014.

« Maintenant osons ici »

Nous demandons aux jeunes ce qu’on peut faire ici ou là, s’ils ont entendu parler de projet que nous pourrions accompagner.

L’entrepreneure a donc créé l’association « Maintenant osons ici » (M.O.I) en juin 2017. Son but est d’abord d’informer les jeunes sur les potentialités d’emploi dans leur région par des réunions et des ateliers. Le but est aussi de les convaincre : « J’aime prendre l’exemple d’une vétérinaire que nous avons rencontré dans la région de Kaffrine et qui s’est lancée dans un élevage de 1 000 poules pondeuses. Celle-ci réalise déjà un chiffre d’affaires de 80 millions de FCFA (122 000 euros) par an et vise les 100 millions cette année », illustre-t-elle.

Les membres de M.O.I. sillonnent ainsi la campagne sénégalaise et les banlieues de métropole pour organiser des grandes réunions de discussion. « Nous demandons aux jeunes ce qu’on peut faire ici ou là, s’ils ont entendu parler de projet que nous pourrions accompagner », raconte Seynabou Mbaye. À chaque villes ou villages visités, les équipes de M.O.I. cherchent à installer des comités locaux, composés de consultants et d’experts chargés d’étudier et de repérer, en coopération avec les administrations et autorités territoriales, les niches d’emploi à développer.

Formations

L’associations ne se limite pas à un seul secteur. Actuellement, M.O.I. accompagne des jeunes en formation dans la couture. Ils ont créé leur marque de casquette et de t-shirt et M.O.I. les aide à structurer un réseau de distribution. Dans une banlieue de Dakar, Seynabou Mbaye et ses équipes réfléchissent à comment mettre en place un bus à 200 FCFA le trajet, afin que les étudiants puissent se rendre à l’université.

Prochaine étape pour celle qui prône le développement inclusif : développer des formations dans les métiers d’avenir. Déjà en discussion avec l’Office national de la formation professionnelle (ONFP) pour le développement des programmes, l’entrepreneure souhaite financer ce nouveau projet en partie grâce aux frais d’adhésion à son association (2 500 francs CFA). Si elle tente à nouveau de démarcher les organismes publics comme le Fonds de financement de la formation professionnelle (3FPT), l’ingénieure a néanmoins retenu la leçon et mise davantage sur les investisseurs privés.

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L’Organisation des Nations Unies est à la recherche d’un(e) responsable expérimenté(e) et dynamique pour rejoindre le Bureau de l’informatique et des communications (OICT) en tant que Chef(fe), Spécialiste de l’information et de la Technologie (CITO). Le rôle du CITO est de faciliter le succès d’un Secrétariat des Nations Unies dynamique et décentralisé grâce à des technologies numériques de soutien. Le CITO est un poste de Sous-Secrétaire général. Le CITO définira la direction de la stratégie technologique et travaillera en étroite collaboration avec d’autres entités au sein du Secrétariat de l’ONU pour s’assurer qu’ils disposent des outils et du soutien nécessaire pour mener à bien leurs mandats respectifs. Siégeant au sein du Secrétariat des Nations Unies à New York, le Bureau de l’informatique et des communications se concentre sur l’amélioration stratégique de long terme dans l’ensemble du Secrétariat et de l’ONU, grâce aux applications d’entreprise ; aux nouvelles technologies et à l’innovation; à la gestion et au développement efficace de ses infrastructures globales ; au renforcement de la sécurité de l’information; au cadre de gestion de projet ; à la gouvernance technologique; et à la mise en place de politiques, d’architecture et de normes. Le(la) candidat(e) idéal(e) est un(e) chef(fe) de file en informatique et dans les affaires, qui possède une perspective globale et une expérience reconnue de la conduite de programme technologique dans un environnement complexe. Cette personne aura précédemment mené une transformation réussie et une amélioration continue de l’infrastructure technologique. Le rôle nécessite un(e) visionnaire et un(e) leader capable de travailler dans le cadre de l’ONU et d’établir un consensus autour des priorités technologiques afin de fournir des solutions efficaces. Les candidatures doivent inclure un curriculum vitae et doivent être envoyées par courrier électronique à dos-ousg@un.org avant le 18 décembre 2020. Les Nations Unies sont attachées à la diversité au sein de son personnel et encourage les candidatures de tous candidats qualifiés. Les femmes sont fortement encouragées à présenter leur candidature. Pour plus d’informations sur ce poste, visitez : http://www.un.org/sg/vacancies UN
2020-11-25 09:15:57
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Sénégal

| Audit-Conseil

EVALUATION DU PROCESSUS ELECTORAL AU SENEGAL

I - MISSION DE L’EQUIPE D’EVALUATEURS Mission de l’équipe : Une équipe de 07 experts composée de: un chef de mission, un expert juridique, un expert spécialiste en base de données et en biométrie, un expert en opérations électorales, un démographe statisticien, et deux experts spécialistes dans les enquêtes de terrain. Une maîtrise parfaite de la langue française, aussi bien écrite qu’orale, est indispensable. II - PROFIL DES EVALUATEURS ☞ Un Expert Electoral Principal, Chef de Mission Rôle : Coordination de l’équipe et synthèse des rapports des autres experts. ☞ Un Expert en biométrie et en base de données : Rôle : Il assurera la revue technologique des systèmes (Enrôlement, Cartes, Biométrie, AFIS etc) et il élaborera le rapport sur la technologie électorale utilisée. ☞ Un Expert en opérations électorales Rôle : Il élabore le rapport sur les opérations préélectorales (les procédures mises en œuvre dans les Commissions administratives d’inscription, dans les Commissions de distribution des cartes d’électeur, la prise en charge du contentieux et la production des listes électorales définitives. ☞ Un Expert juridique Rôle : Il élaborera le rapport juridique relatif au code électoral incluant à la fois le cadre légal et le cadre réglementaire de l’organisation et de la conduite des processus d’inscription des électeurs au Sénégal. ☞ Un Expert démographe statisticien Rôle : Il participe à l’élaboration du rapport de synthèse en apportant les résultats des études sur les fichiers nationaux de la population et sur la comparaison entre différentes bases de données ☞ Deux enquêteurs sénégalais à cause de la nécessité de parler au moins une langue nationale pour les enquêtes de terrain III – FORMATION et EXPERIENCE REQUISES Le détail des Termes de Référence de la mission – notamment le profil de formation et d’expérience de chaque expert ainsi que le budget plafond – figure dans le fichier en suivant le lien ci-après : LIEN : https://bit.ly/38W2kmF Le budget indicatif est indiqué dans les TDR. Ce budget inclus les frais d’hébergement et de déplacement, les per diem et les honoraires pour 90 jours calendaires de mission. Les billets d’avion éventuels seront remboursés. Le chef de mission assume et garantit la disponibilité de tous les experts de l’équipe durant la mission jusqu’à la tenue de l’atelier de restitution aux différents acteurs. Les offres pour chaque équipe doivent être déposées par voie électronique à l’adresse mail suivante au plus tard le 12 décembre 2020 : recrute.elections@gmail.com . Evaluateurs
2020-11-23 10:26:42
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Sénégal

| Audit-Conseil

AUDIT DU FICHIER ELECTORAL DU SENEGAL

I – PROFIL des AUDITEURS : UNE EQUIPE composée de : - UN EXPERT LEGAL / Chef de Mission - TROIS (3) EXPERTS : BIOMETRIE DE FICHIER ELECTORAL, SPECIALISTE DE SYSTEMES D’INFORMATION et STATISTICIEN DEMOGRAPHE Informations sur les postes de l’Equipe : Un expert légal / Chef de mission pour une étude sur le cadre légal et une analyse comparative des standards internationaux. Il assure la coordination des experts de l’audit du fichier électoral. Trois experts pour l’audit du fichier électoral, dont 1 expert en biométrie électorale, 1 expert en systèmes d’information, et 1 expert statisticien démographe. Une maîtrise parfaite de la langue française, aussi bien écrite qu’orale, est indispensable Lieu d’affectation : Dakar, Sénégal II - MISSION Résultats attendus de la Mission : • Un rapport d’ensemble de la mission d'audit avec une note de synthèse est élaboré, maximum 90 jours après le commencement des travaux. • Un atelier de restitution du rapport d’audit est organisé en présence des différents acteurs du processus électoral, maximum 120 jours après le commencement des travaux. Objectifs spécifiques de l’Audit du Fichier Electoral :  faire la revue du cadre légal et réglementaire ;  faire la revue de la chaîne d'inscription des électeurs ;  procéder aux examens nécessaires du fichier électoral ;  examiner l'adéquation technologique ;  analyser l'adéquation des procédures et identification des ajustements à réaliser ;  analyser l'adéquation des ressources humaines et identifier les gaps de compétence et des besoins supplémentaires ;  examiner les anomalies constatées par les acteurs ;  proposer des mesures pour corriger les anomalies constatées. Le Comité de suivi de la commission politique est informé de toutes les étapes de l’audit du fichier électoral pour faire apporter au besoin les redressements nécessaires à la bonne marche de la mission. III – FORMATION et EXPERIENCE REQUISES Le détail des Termes de Référence de la mission – notamment le profil de formation et d’expérience de chaque expert ainsi que le budget plafond – figure dans le fichier en suivant le lien ci-après  LIEN : https://bit.ly/3kJnC9k Le budget indicatif est indiqué dans les TDR. Ce budget inclus les frais d’hébergement et de déplacement, les per diem et les honoraires de la mission. Les billets d’avion éventuels sont pris en charge. Le chef de mission assume et garantit la disponibilité de tous les experts de l’équipe durant la mission jusqu’à la tenue de l’atelier de restitution aux différents acteurs. Les offres doivent être déposées par voie électronique à l’adresse mail suivante au plus tard le 12 décembre 2020 : recrute.elections@gmail.com .
2020-11-20 13:18:55
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