Politique

Des leaders d’Afrique australe discutent de Madagascar et du Zimbabwe

Des leaders d’Afrique australe devaient se réunir jeudi au Mozambique pour discuter de la situation à Madagascar, englué depuis un an dans un imbroglio politique, et faire le point sur les avancées du gouvernement d’union au Zimbabwe.

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Mis à jour le 14 janvier 2010 à 15:50

Des leaders d’Afrique australe discutent de Madagascar et du Zimbabwe © AFP

Le sommet, qui devait débuter à 15H00 GMT, a pour « objectif de discuter de la sécurité dans la région », a déclaré à l’AFP Francisco Siueia, un responsable du ministère des Affaires étrangères mozambicain.

Les leaders examineront notamment « les derniers développements au Zimbabwe et à Madagascar », a précisé la présidence sud-africaine dans un communiqué.

La rencontre se déroulera sous l’égide de l’organe de sécurité et de défense de la la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), une troïka actuellement constituée du Mozambique, du Swaziland et de la Zambie.

Outre les leaders de ces pays, les présidents d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et du Botswana, Ian Khama, sont annoncés.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe participera également aux discussions, mais son ancien rival devenu Premier ministre, Morgan Tsvangirai, sera absent. Les deux hommes partagent le pouvoir depuis près d’un an en vertu d’un accord parrainé par la SADC.

Les chefs d’Etat avaient prévu de longue date de se retrouver à Maputo ce jeudi pour la prestation de serment du président Armando Guebuza, réélu en octobre pour un second mandat avec plus de 75 % des suffrages.

« Les résultats de l’élection montrent que, au Mozambique, la lutte contre la pauvreté transcende les affiliations partisanes », a-t-il déclaré lors de la cérémonie en promettant de renforcer son action dans ce domaine.

En revanche, le mini-sommet régional n’a été annoncé que 24 heures en avance. Il ne devrait pas déboucher sur des mesures concrètes, la Namibie ayant expliqué qu’elle pouvait se permettre de manquer un simple « briefing ».

De plus, il semblait peu probable en milieu de journée que les responsables malgaches y soient représentés.

Secoué par des crises à répétition depuis les années 70, Madagascar a de nouveau plongé dans le désordre fin 2008. Des manifestations populaires, émaillées de violences, ont secoué l’île pendant plusieurs semaines.

En mars, le président Marc Ravalomanana a finalement transmis les pouvoirs à un directoire militaire, qui les a immédiatement remis à Andry Rajoelina, ex-maire de la capitale Antananarivo.

Pour sortir de cet imbroglio, des négociations ont été menées sous l’égide de l’Union africaine (UA). Ces tractations, laborieuses, avaient permis d’esquisser un scénario de sortie de crise, avec la mise en place d’institutions transitoires jusqu’à une élection présidentielle fin 2010.

Mais le 18 décembre, Andry Rajoelina a mis cet édifice à bas: il a annulé la nomination d’un Premier ministre consensuel pour désigner unilatéralement son chef de gouvernement et annoncé la tenue d’élections législatives le 20 mars.