Politique

Guinée: accord signé, Dadis reste en « convalescence », présidentielle dans 6 mois

Un accord de sortie de crise en Guinée a été signé vendredi à Ouagadougou, prévoyant un maintien « en convalescence » du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et l’organisation d’élection présidentielle dans « six mois », selon un communiqué officiel.

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Mis à jour le 15 janvier 2010 à 17:55

Guinée: accord signé, Dadis reste en « convalescence », présidentielle dans 6 mois © AFP

L’accord a été signé par le capitaine Camara, le président intérimaire le général Sékouba Konaté et le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabè Blaise Compaoré, a constaté l’AFP.

Le chef de la junte, blessé à la tête par balle lors d’une tentative d’assassinat le 3 décembre, « prend librement un temps de convalescence tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition », selon le texte.

L’accord prévoit la création d’un « conseil national de transition », la mise en place d’un « gouvernement d’union » dirigé par un « Premier ministre, président du conseil des ministres, issu du Forces vives » (opposition, syndicats et société civile), et l’organisation d’une élection présidentielle « dans six mois ».

L’accord prévoit également que « les membres du Conseil national de transition, le chef d’Etat de transition, les membres du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte), le Premier ministre, les membres du gouvernement d’union nationale et les membres de forces de défense et de sécurité en activité » ne participeront pas à ce scrutin

Il prévoit aussi « le recours à des observateurs civils et militaires de la Cédéao », la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.

Cet accord intervient après de difficiles tractations de haut niveau entamées mercredi soir à Ouagadougou sur le sort du capitaine Camara, une question capitale pour une sortie de crise de ce pays instable d’Afrique de l’Ouest.

Ce dernier est arrivé d’une manière inopinée mardi soir dans la capitale burkinabè, après plus d’un mois d’hospitalisation au Maroc à la suite d’une blessure par balle à la tête lors d’une tentative d’assassinat le 3 décembre par son aide de camp.

Reflétant la position de la communauté internationale, les Etats-Unis ont souhaité jeudi que le président Compaoré « persuade » le chef de la junte de ne pas retourner en Guinée.