Politique

Centrafrique: Charles Massi mort « des suites de tortures »

L’ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort le 8 janvier « des suites des tortures qu’il a subies », ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l’AFP à Libreville.

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Mis à jour le 16 janvier 2010 à 16:39

Centrafrique: Charles Massi mort « des suites de tortures » © AFP

Aucun commentaire n’avait pu immédiatement être obtenu de source officielle ou militaire à Bangui.

« Charles Massi a été torturé (. . . ) et est mort depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19H00 à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui) des suites des tortures qu’il a subies », déclarent dans leur communiqué Denise Massi, son épouse, et Eric Neris, secrétaire en France du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), son parti politique.

Ils indiquent se fonder sur des « informations recueillies sur le terrain à Bossembélé et également fournies par l’entourage de François Bozizé (président centrafricain) et de son fils Francis Bozizé » ainsi que par « des éléments de la garde présidentielle ».

« La famille, les amis de Charles Massi et son parti, le Fodem, exigent que le président François Bozizé apporte la preuve que leur père, époux et leader, est en vie. A défaut, nous demandons aux autorités centrafricaines de remettre son corps à sa famille », ajoutent-ils.

La semaine dernière, Mme Massi, Franco-Centrafricaine vivant en France, avait indiqué être sans nouvelles directe de son époux depuis le 18 décembre. Elle avait fait état d’informations officieuses évoquant l’arrestation de M. Massi et son incarcération à Bossembélé.