Politique

Sommet de la Cémac à Bangui: le « dossier de la BEAC » au coeur des débats

Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), ouvert samedi à Bangui, se poursuivait dimanche après-midi, au-delà du délai prévu, avec des débats focalisés sur « le dossier de la BEAC », la banque régionale, selon un responsable de la Cémac.

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Mis à jour le 17 janvier 2010 à 16:24

Sommet de la Cémac à Bangui: le « dossier de la BEAC » au coeur des débats © AFP

« C’est le dossier de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) qui préoccupe le plus », a déclaré ce responsable régional interrogé par l’AFP sur la prolongation des travaux, qui se poursuivaient encore vers 15H00 locales (14H00 GMT) alors que le sommet était censé s’achever en fin de matinée.

Selon des délégués, les points inscrits à l’ordre du jour n’avaient pu être épuisés dans le délai initial de la seule journée de samedi.

Les présidents des six pays formant la Cémac avaient discuté samedi à huis clos jusqu’après 20H00 GMT, avant de suspendre les travaux qui ont repris dimanche peu avant 10H00 GMT.

« D’importantes décisions sont attendues », a dit sans plus de détails le responsable de la Cémac, organisation qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Selon la presse présidentielle gabonaise, le sommet de Bangui doit décider « de la nomination d’une nouvelle équipe à la tête de la BEAC », donc un nouveau gouverneur.

Fin octobre 2009, les ministres des Finances de la Cémac avaient annoncé que l’actuel gouverneur, le Gabonais Philibert Andzembé quitterait au prochain sommet de la Cémac ce poste qu’il occupe depuis juillet 2007.

Auparavant, le Gabon avait décidé de le rappeler « en vue de son remplacement », après la révélation de détournements d’ampleur à la Banque quelques mois après celle de placements à risques ayant mal tourné.

Le sommet de Bangui doit aussi discuter du maintien ou nom de l’accord dit de Fort-Lamy (actuelle N’Djamena) sur la répartition des postes au sein de la BEAC, en vigueur depuis 1973, d’après la presse présidentielle gabonaise.

Au terme de cet accord, le poste de gouverneur revient au Gabon, celui de vice-gouverneur au Congo ou au Tchad et le siège central de la BEAC au Cameroun.