Politique

700 millions de dollars de la Chine pour un barrage dans le nord du Congo

La Chine va accorder au Congo un prêt de quelque 700 millions de dollars (près de 520 millions d’euros) destiné à la construction d’un barrage hydroélectrique dans la région de la Sangha (nord), a-t-on appris mercredi de source officielle congolaise.

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Mis à jour le 21 avril 2010 à 18:41

700 millions de dollars de la Chine pour un barrage dans le nord du Congo © AFP

L’accord de prêt a été conclu entre le directeur de cabinet au ministère congolais de l’Energie et de l’Hydraulique, Ignace Ta-Liane Tchibamba, et le vice-président du groupe chinois SinoHydro, Zeng Xingliang, a indiqué le ministère.

Au terme de cet accord signé en présence du vice-ministre chinois du Commerce, Fu Ziying, qui effectuait une brève visite à Brazzaville, « la Chine va prêter plus de 700 millions de dollars au Congo pour la réalisation de ce projet » de centrale, indique leur texte conjoint, sans précisions sur les modalités et délais de décaissement et de remboursement.

Selon la convention, la société chinoise va démarrer les travaux de construction du barrage de 600 mégawatts dans la localité de Chollet (à la frontière camerounaise) à partir de juin 2011. La durée des travaux n’a pas été précisée.

La centrale devrait alimenter toute la zone nord du pays.

« Le coût global des travaux n’est pas encore totalement établi. Actuellement nous avons une approximation autour de 700 millions de dollars, mais qui seront affinés par la suite, dans le cadre des études de faisabilité qui seront réalisés », a indiqué à la presse le directeur de l’Energie, Jean Marie Iwandza.

Spécialisée dans la construction des centrales, SinoHydro est déjà présente dans quelques pays voisins du Congo, notamment le Cameroun et le Gabon.

La Chine finance déjà à 85% la construction d’un autre barrage dont les travaux ont démarré en 2003 à Imboulou, à plus de 200 kilomètres au nord de Brazzaville. Cet ouvrage, qui aura à terme une capacité installée de 120 mégawatts, permettra d’alimenter la capitale et une grande partie du Nord qui n’a jamais bénéficié de ce type d’énergie, selon les responsables du projet.