Politique

Guinée équatoriale: 2 employés d’une entreprise de téléphonie condamnés pour malversation

Un tribunal de Malabo a jugé et condamné à quatre ans de prison pour malversations deux employés équato-guinéens de l’entreprise de téléphonie Getesa, détenue par la Guinée équatoriale et le groupe français Orange, a appris l’AFP samedi de sources concordantes.

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Mis à jour le 12 septembre 2010 à 11:59

Guinée équatoriale: 2 employés d’une entreprise de téléphonie condamnés pour malversation © AFP

Le jugement a été rendu vendredi par la Cour criminelle de Bioko, où est située Malabo, selon des informations diffusées par la radio d’Etat, le site du ministère de l’Information (officiel) et d’après un document du tribunal consulté par l’AFP.

Selon ces sources, les deux employés de Getesa ont été reconnus coupables de « falsification de signature de documents publics et escroquerie » en 2009 au détriment de Getesa (Guinée équatoriale de télécommunications SA), détenue à 60% par l’Etat et à 40% par Orange.

En plus des « quatre ans, deux mois et un jour » de prison, ils ont été condamnés à verser une amende solidaire de 200. 000 FCFA (305 euros), 4 millions de FCFA (6. 100 euros) de dommages et intérêts. Ils devront aussi payer à Getesa deux millions de FCFA (3. 050 euros) au titre de remboursement du préjudice causé, et payer tous les frais liés au procès.

L’avocat des deux accusés, Me Ponciano Mbomio Nvo, a annoncé qu’il interjeterait appel.

Au total, cinq personnes – trois Equato-Guinéens et deux Français – étaient accusées dans ce procès pour malversation qui s’était ouvert le 8 juillet en l’absence des Français. Ceux-ci étaient jugés par contumace, avait alors précisé à la télévision le procureur général, Carlos Mangue Elunku.

Aucune information n’avait pu être obtenue par l’AFP sur la sentence pour les trois autres accusés.

A début du procès, la radio d’Etat avait indiqué que « le montant détourné par les cinq accusés (tournait) autour de 14 milliards de FCFA (plus de 21,34 millions d’euros) alors que l’audit externe parle de 24 milliards de FCFA (près de 36,59 millions d’euros) détournés à travers la vente de cartes de recharge ».