Politique

Madagascar: ouverture d’une « conférence nationale » à Antananarivo

Une « conférence nationale » pour résoudre la crise politique à Madagascar s?est ouverte lundi matin à Antananarivo en dépit de l?absence d?acteurs majeurs et de nombreuses incertitudes sur le déroulement même de cette réunion, a constaté l?AFP.

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Mis à jour le 13 septembre 2010 à 08:49

Madagascar: ouverture d’une « conférence nationale » à Antananarivo © AFP

Les débats, prévus pour durer une semaine, aborderont notamment les thèmes de la gestion de la transition, de la Constitution, de l?organisation des prochaines élections, et de la réconciliation nationale.

Environ 4. 000 représentants de la société civile et des partis politiques, venus de tout le pays, sont présents au Centre de conférences d?Ivato, en périphérie de la capitale malgache.

Les délégués des trois principales mouvances d’opposition des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy sont cependant absents, affirmant ne pas vouloir « cautionner cette démarche vouée à l?échec ».

Les trois mouvances exigeaient comme préalable le retour des exilés politiques (dont MM. Ravalomanana et Ratsiraka) et la dissolution de l?actuel régime de transition.

L’homme fort du pays et actuel président de la transition, Andry Rajoelina, était également absent.

« L’Etat ne fait que faciliter la logistique et le financement de la conférence », a expliqué dans son discours d’ouverture Paul Ramino, qui préside le Conseil des sages malgaches (Raiamandreny Mijoro), pour justifier cette absence.

Le 13 août, plus de 150 partis politiques malgaches, dont des formations indépendantes et d’anciens proches de Marc Ravalomanana, avaient signé un accord politique pour tenter une nouvelle fois de débloquer la situation politique sur la Grande Ile.

Madagascar est plongée dans une grave crise politique depuis fin 2008 et l?éviction de M. Ravalomanana le 17 mars 2009, au profit de M. Rajoelina, ex-maire d’Antananarivo qui dirige depuis le pays mais sans la reconnaissance de la communauté internationale.

L’accord du 13 août, qui n’a pas été formellement paraphé par les mouvances des trois anciens chefs d’Etat, prévoyait la tenue de cette « conférence nationale ».

Toujours selon cet accord, un référendum constitutionnel doit avoir lieu le 17 novembre, suivi d’élections législatives en mars 2011 et d?un scrutin présidentiel en mai.