Politique

ONU: les dirigeants du monde se penchent sur la réduction de la pauvreté

Les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’ONU se retrouvent lundi pour se pencher sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), programme phare de l’ONU d’ici 2015 pour réduire la pauvreté de moitié dans le monde.

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Mis à jour le 20 septembre 2010 à 05:46

ONU: les dirigeants du monde se penchent sur la réduction de la pauvreté © AFP

Outre la réduction de moitié de la pauvreté extrême dans le monde d’ici à 2015, les OMD, fixés en 2000, consistent à assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme et d’autres maladies, préserver l’environnement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Le président français Nicolas Sarkozy sera l’un des premiers à prendre la parole juste après l’ouverture de ce sommet sur les OMD. Il rentrera à Paris dès lundi soir.

Le sécrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a évalué à largement plus de 100 milliards de dollars les financements nécessaires pour atteindre les OMD.

Dans un document déjà mis au point qui doit être adopté d’ici mercredi, les chefs d’Etat regrettent « profondément de devoir constater que le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté ou touchés par la faim dépasse le milliard et que les inégalités, entre pays comme à l’intérieur des pays, restent un problème majeur ». La crise économique a « accru les vulnérabilités, creusé les inégalités et porté atteinte aux progrès accomplis en matière de développement », indique ce document.

Malgré le contexte économique, les dirigeants vont solennellement déclarer qu’il leur « tient à coeur de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour atteindre les objectifs du millénaire d’ici à 2015 ». « Nous sommes convaincus que les objectifs du millénaire peuvent être atteints, y compris dans les pays les plus pauvres », ajouteront-ils, un optimisme déjà exprimé par Ban Ki-moon.

Certains experts sont plus circonspects et doutent que les huit objectifs puissent tous être atteints d’ici à cinq ans.

Tandis qu’avec la crise économique l’aide publique au développement se raréfie, le document qui sera dopté par les chefs d’Etat et de gouvernement dit leur accord pour la recherche de nouveaux financements.

Ces « financements innovants » peuvent inclure des taxes sur les billets d’avion, le tourisme, l’internet, la téléphonie mobile et les transactions financières, selon Philippe Douste-Blazy (France), conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon sur cette question.