Politique

La RDC assure à l’ONU ne ménager aucun effort pour lutter contre les viols

La République démocratique du Congo a assuré lundi devant le Conseil des droits de l’homme qu’elle ne ménageait « aucun effort » pour lutter contre les violences sexuelles, annonçant que les premiers résultats d’une enquête sur 151 viols seraient publiés dans les « tous prochains jours ».

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Mis à jour le 20 septembre 2010 à 16:32

La RDC assure à l’ONU ne ménager aucun effort pour lutter contre les viols © AFP

Sur la lutte contre l’impunité des violences sexuelles, « le gouvernement ne ménage aucun effort en la matière, en ce moment où le phénomène tend à faire recrudescence à travers le monde », a expliqué le ministre congolais de la Justice, Luzolo Bambi devant les 47 membres du Conseil de l’ONU réunis à Genève.

Concernant « les incidents malheureux survenus » dans le pays cet été, il a assuré que le parquet avait été saisi « pour que les cas de 151 viols et violences sexuelles dénoncés dernièrement à l’Est de la république dans un rapport des Nations Unies soient poursuivis et réprimés par les juridictions compétentes ».

Le ministre a indiqué que les responsables militaires de Goma avaient « déjà ouvert des dossiers » et que « les premiers résultats seront communiqués dans les tous prochains jours ».

Plusieurs centaines, sans doute plus de 500, femmes et enfants ont été violés au cours des violences en RDC fin juillet et en août attribués à des rebelles hutus rwandais des Forces démocratique de libération du Rwanda (FDLR).

Les Nations unies ont incriminé les milices des Maï-Maï et les FDLR, des rebelles venus du Rwanda voisin pour ces viols en série.

Vendredi, le Conseil de sécurité a demandé « instamment » aux autorités du pays « de veiller à ce que les auteurs de ces crimes terribles fassent très rapidement l’objet de poursuites impartiales et de l’informer des mesures prises à cette fin ».

Kinshasa n’a pas apprécié ces critiques et y a immédiatement répondu.

« Le gouvernement congolais n’a pas attendu les admonestations du Conseil de sécurité pour faire son devoir. Nos unités (militaires) qui sont déployées au Kivu ont été mises au contact offensif avec ces groupes de violeurs, nous les avons assiégés », a ainsi rétorqué le même jour le gouvernement.