Politique

Zimbabwe: les violences politiques « menacent » l’avenir, affirme Tsvangirai

Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai a estimé lundi que les violences commises ce week-end par des partisans du président Robert Mugabe « menaçaient » les progrès enregistrés depuis la formation du gouvernement d’union.

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Mis à jour le 20 septembre 2010 à 16:41

Zimbabwe: les violences politiques « menacent » l’avenir, affirme Tsvangirai © AFP

« Ces violences inutiles sont à la fois un rappel de notre sombre passé et une menace sur notre avenir », a-t-il déclaré lors d’une conférence organisée par des victimes de violences politiques.

Cinq personnes ont été blessées la veille à Harare quand des supporteurs de Robert Mugabe ont perturbé une réunion consultative sur un projet de Constitution, en jetant des pierres sur l’assemblée. La police a assisté à la scène sans intervenir.

« Certains ont l’audace de vouloir saper nos efforts en embauchant des voyous pour perturber l’expression de leurs opinions par notre peuple », a ajouté le chef du gouvernement.

Lors du dernier scrutin, en mars 2008, le parti de Morgan Tsvangirai avait infligé une défaite historique au camp présidentiel. Une vague de violences politiques s’était alors emparé du pays, faisant 180 morts.

Pour sortir de l’impasse, Morgan Tsvangirai et Robert Mugabe ont formé en février 2009, un gouvernement d’union qui doit gérer le pays jusqu’à la tenue de nouvelles élections.

Ce scrutin n’aura lieu qu’une fois une nouvelle Constitution adoptée. Mais le processus de rédaction a pris du retard, de nombreuses réunions publiques ayant été perturbées par les partisans du chef de l’Etat.

Morgan Tsvangirai a estimé la semaine dernière que le référendum constitutionnel pourrait se tenir en mai ou juin prochain. Mais « je ne m’engagerais dans aucune élection si cela conduit à la guerre », a-t-il dit lundi.