Politique

Présidentielle: les leaders ivoiriens confiants dans la date du 31 octobre

Le président ivoirien Laurent Gbagbo et ses opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ont exprimé mardi leur confiance dans la tenue de l’élection présidentielle le 31 octobre 2010, après des reports en série depuis 2005.

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Mis à jour le 21 septembre 2010 à 20:02

Présidentielle: les leaders ivoiriens confiants dans la date du 31 octobre © AFP

Les trois candidats s’étaient réunis à Ouagadougou autour du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise ivoirienne, avec le Premier ministre et chef de l’ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro.

« Je suis très confiant pour le 31 octobre », a lancé le président Gbagbo devant la presse après la réunion.

« On ne peut pas dire qu’il n’y aura pas de couac mais il n’y a plus aucun problème politique », a-t-il poursuivi. « Même si par hasard il y avait un jour du retard – ce que je ne souhaite pas de toute façon -, ça ne serait pas sur des questions politiques », a-t-il assuré.

L’ex-chef de l’Etat Henri Konan Bédié s’est dit « satisfait et confiant parce que nous avons confirmé la date du 31 octobre ».

« C’est la dernière ligne droite, nous avons le premier tour de l’élection présidentielle le 31 octobre. Je pense que cette fois-ci, c’est la bonne », a dit l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara.

« Nous avons échangé sur toutes les questions et sur les éventuels écueils qui peuvent entraver la marche de ce processus, j’ai bon espoir que tout ira bien », a assuré M. Compaoré, qui à l’ouverture avait appelé à relever les derniers « défis » organisationnel et sécuritaire avant le scrutin.

La Côte d’Ivoire a fait un grand pas vers l’élection avec la liste électorale définitive adoptée le 9 septembre après des mois de polémiques et même une crise meurtrière en février. D’importantes tâches logistiques restent cependant à accomplir, et des interrogations entourent la sécurisation du scrutin.

Dans leur communiqué final, les trois rivaux et le médiateur ont lancé un appel « pressant » au gouvernement et à la Commission électorale indépendante (CEI) pour que soient franchies dans les « meilleures conditions et dans les délais requis » les étapes du processus électoral jusqu’au 31 octobre, notamment la production et distribution des cartes d’identité et d’électeur.

Ils ont invité les candidats au « strict » respect du code de bonne conduite signé en avril 2008 à Abidjan sous l’égide du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

Ils ont aussi appelé « au sens patriotique et à l’esprit de fair-play des candidats et de leurs partisans » pour le respect du verdict des urnes.

Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est destinée à clore la crise née du putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord FN.