Politique

Guinée-Bissau: deux petites prisons réhabilitées avec l’aide de l’ONU

La Guinée-Bissau, qui ne disposait d’aucune prison digne de ce nom, a inauguré mercredi deux petits établissements pénitentiaires entièrement réhabilités avec l’aide de l’ONU, à Mansoa (60 km au nord de Bissau) et Bafata (150 km à l’est de Bissau), a constaté l’AFP.

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Mis à jour le 22 septembre 2010 à 19:30

Guinée-Bissau: deux petites prisons réhabilitées avec l’aide de l’ONU © AFP

Ces établissements, conçus pour 35 détenus à Mansoa et 45 à Bafata, ont été rénovés dans le cadre du projet de réhabilitation des centres de détention financé par le Fonds pour la consolidation de la paix des Nations unies. Ils ne commenceront à servir qu’en décembre, après la formation de gardiens.

« En inaugurant ces deux centres, nous pensons commencer un processus très important, celui de rendre notre justice plus efficace », a déclaré le ministre de la Justice, Mamadù Djalo Pires.

Les cellules répondent aux normes internationales. Hommes et femmes sont séparés. A l’intérieur de chaque cellule se trouve un sanitaire. L’établissement comprend une salle de formation et une cour pour la promenade, a constaté l’AFP.

La prison centrale de Bissau, située à la périphérie nord, avait été détruite pendant la guerre civile de 1998-99.

Les deux établissements réhabilités doivent permettre de désengorger l’unique centre de détention de la capitale, construit à l’époque de la colonisation portugaise pour accueillir une trentaine de prisonniers, mais qui est surpeuplé et délabré.

Selon le ministère de la Justice, d’autres locaux à Bissau ou dans la localité de Canchungo (100 km au nord de Bissau) doivent être rénovés.

Le programme de réhabilitation des centres de détention prévoit également la construction d’une prison de haute sécurité, à la périphérie nord de Bissau, et la formation de gardiens et de régisseurs de prisons, pour un montant total de 300. 000 dollars, selon une source proche du ministère.

Le pays d’1,5 million d’habitants aurait besoin d’établissements pour accueillir au total 500 détenus, selon la même source.

Du fait de la faiblesse de ses institutions, la Guinée-Bissau a notamment été utilisée ces dernières années par les trafiquants de drogue comme un point de transit de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.