Politique

Centrafrique: le recensement en vue des élections a démarré

Le recensement en vue des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 en Centrafrique a démarré mercredi, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI), faisant toutefois état d’un « léger décalage ça et là » dans le début des opérations.

Par
Mis à jour le 22 septembre 2010 à 19:45

« Officiellement, le recensement a démarré sur toute l’étendue du territoire », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo.

Il n’était pas en mesure de fournir d’estimations chiffrées, les opérations étant tributaires des réalités du « terrain » dans certaines zones, selon lui.

« Tant à Bangui (. . . ) qu’en province, la formation des agents recenseurs n’est pas terminée. Et cette situation fait que les opérations seront lancées avec un léger décalage ça et là », a expliqué M. Vondo.

Dans la perspective du recensement, la CEI avait déployé des commissaires (responsables électoraux) dans le pays pour la sélection et la formation des agents recenseurs.

« Il nous faut des agents recenseurs capables de lire et écrire, cela n’a pas du tout été facile. Par ailleurs, il s’est posé à nous quelques difficultés financières qui commencent à trouver des solutions », a indiqué M. Vondo, sans autres précisions. Il a assuré que « la date du 21 octobre qui est fixée pour la fin du recensement sera respectée ».

D’après des responsables électoraux, les opérations tardaient mercredi soir à démarrer dans des zones de la capitale et des provinces.

« A Bangui, au moins trois arrondissements sur huit organisent encore la formation des agents recenseurs jusqu’à jeudi ou vendredi prochain. (. . . ) Dans certaines villes de province comme Berbérati (ouest), la formation des agents recenseurs a commencé mercredi et doit s’achever jeudi », a dit l’un d’eux.

Après deux reports et plusieurs tergiversations, le premier tour des élections a été fixé par décret présidentiel au 23 janvier, et l’éventuel second tour au 20 mars.

Parmi les préalables à la tenue des scrutins, l’opposition avait notamment réclamé un recensement électoral au lieu d’une simple révision des listes électorales organisée en avril par la CEI -sans grand engouement auprès de la population- sur la base d’un recensement électoral de 2005.