Politique

Burkina: arrivée de militaires français pour une « formation anti-terroriste »

Des militaires français sont arrivés au Burkina Faso pour une « formation » à la lutte anti-terroriste, a affirmé jeudi à l’AFP sous couvert d’anonymat un haut responsable militaire burkinabè, démentant toute relation avec l’enlèvement de Français au Niger voisin.

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Mis à jour le 23 septembre 2010 à 17:29

Burkina: arrivée de militaires français pour une « formation anti-terroriste » © AFP

« Nous avons des militaires français qui sont arrivés dans le cadre d’une mission (. . . ) de formation de nos éléments pour la lutte contre le terrorisme », a indiqué cet officier.

Dénommé « détachement d’instruction opérationnelle », cette forme de coopération militaire franco-burkinabè fait partie des « opérations classiques de formation de nos hommes », a-t-il ajouté, faisant état d’une « coïncidence » avec l’enlèvement de Français dans la région.

Toutefois, l’officier burkinabè a refusé de révéler, « pour des raisons de sécurité », le nombre de soldats français présents dans le pays.

Un correspondant de l’AFP a aperçu dans un grand hôtel de Ouagadougou sept soldats français vêtus de combinaison de parachutistes et portant leur paquetage.

Sept employés du groupe nucléaire français Areva et de Satom) – cinq Français, un Togolais et un Malgache – ont été enlevés dans la nuit du 15 au 16 septembre à leur domicile à Arlit, dans le nord du Niger.

Leur enlèvement a été revendiqué par le groupe Al-qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a mis Paris en garde contre toute intervention militaire.

« La France nous a demandé des informations sur les ravisseurs mais nous ne sommes pas impliqués », a dit l’officier burkinabè, affirmant que Ouagadougou serait disposé à ouvrir son espace aérien aux aéronefs français si Paris le lui demandait.

La France a déjà positionné à Niamey quelque 80 militaires qui se relaient pour mener des vols de reconnaissance.