Politique

Congo: des réfugiés de RDC sensibilisés par l’ONU sur la violence aux femmes

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés a sensibilisé pendant deux semaines plus de 15. 000 réfugiés de République démocratique du Congo (RDC) installés dans la Likouala (extrême nord du Congo) sur les violences faites aux femmes, a annoncé le HCR mardi.

Par
Mis à jour le 14 décembre 2010 à 16:31

Congo: des réfugiés de RDC sensibilisés par l’ONU sur la violence aux femmes © AFP

« Du 25 novembre au 10 décembre, les équipes du HCR et de ses partenaires ont mené une vaste campagne de sensibilisation dans la Likouala (. . . ) contre la violence liée au sexe+ », indique un communiqué du HCR.

« C’est la plus importante du genre réalisée par le HCR au Congo depuis l’afflux de réfugiés de la RDC dans la Likouala la fin 2009 », ajoute le texte.

« Dans les districts de Bétou et d?Impfondo, des milliers de personnes ont participé aux nombreuses activités: tribune radiophonique, sensibilisations de proximité, activités artistiques et sportives, causeries-débats », poursuit-il.

« Au terme de cette campagne, force est de constater que la violence liée au sexe est répandue, tant en milieu urbain que rural, et demeure un sujet tabou », souligne le HCR.

Depuis octobre 2009, quelque 120. 000 personnes se sont réfugiées dans la Likouala où elles vivent dans des conditions précaires, selon les autorités congolaises.

Elles ont fui un conflit opposant deux ethnies qui se disputent étangs piscicoles et terres agricoles dans la province de l’Equateur (RDC, nord-ouest).

Le HCR a dénombré plus de 90 sites de réfugiés dans un rayon de 600 kilomètres le long du fleuve Oubangui, frontière naturelle entre les deux Congo.

En juin dernier, le Dr Isaac Wadbrind Madress, coordinateur humanitaire en santé de reproduction au Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), avait affirmé à l’AFP que l’UNFPA constate « de plus en plus de violences sexuelles et sexistes » dans ces sites.

« Ce sont des filles mineures et des femmes qui ne sont pas protégées qui sont victimes de ces actes de barbarie. Les cas de viols sont perpétrés par les réfugiés eux-mêmes, mais aussi les populations locales », avait-il expliqué.