Politique

Sommet des Grands Lacs: Kabila appelle à encadrer le commerce des minerais

Le président congolais Joseph Kabila a estimé mercredi à Lusaka qu’un « plan d’action » devait être adopté « pour mettre fin à l’exploitation illégale des minerais » qui finance les groupes armés, lors d’un sommet des pays de la région des Grands Lacs d’Afrique centrale (CIRGL).

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Mis à jour le 15 décembre 2010 à 13:59

Nous « devons adopter un plan d’action pour mettre fin à l’exploitation illégale des minerais qui a lieu dans ces pays », a appelé le président de la République démocratique du Congo (RDC) durant ce « sommet spécial » dans la capitale zambienne visant à la mise en place d’un mécanisme de certification des minerais.

Ce système, destiné à rendre la filière plus transparente, devrait permettre de combattre le commerce illicite qui sert à financer les groupes armés, notamment dans l’est de la RDC.

« Les leaders doivent s’engager », a déclaré Laurent Kabila devant 200 délégués.

« L’exploitation illégale a contribué à financer des groupes mafieux. C’est pourquoi la République démocratique du Congo a suspendu les activités minières dans le Nord et le Sud-Kivu » (Est) pour « éliminer » ces groupes, a-t-il affirmé.

Ces provinces, contrôlées par des rebelles et des militaires, regorgent de minerais, principalement la cassitérite (minerai d’étain, utilisé dans la soudure), et le coltan -abréviation de colombo-tantalite (utilisé dans les téléphones et ordinateurs portables, consoles de jeux, etc. ). On y trouve également des gisements d’or.

Le chef de l’Etat zambien Rupiah Banda, qui préside la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) regroupant 11 pays, a également appelé à « trouver une solution durable à ce problème d’exploitation illégale des ressources naturelles à l’origine de conflits dans de nombreux pays ».

Les présidents tanzanien Jakaya Kikwete et burundais Pierre Nkurunziza participaient également à ce sommet mais leur homologue soudanais Omar el-Béchir, invité par la Zambie, n’était pas présent. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre au Darfour.