Politique

Gabon: l’opposition demande la démission d’Ali Bongo

Le président de l’Union nationale (UN), un des deux principaux partis d’opposition du Gabon, a demandé samedi la démission du président Ali Bongo Ondimba et l’arrêt de la révision de la Constitution.

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Mis à jour le 18 décembre 2010 à 19:34

« L’Union nationale demande la démission d’Ali Bongo Ondimba et rejette son projet de révision de la Constitution », a affirmé Zacharie Myboto lors d’un meeting rassemblant un peu plus d’un millier de personnes au siège de son parti à Libreville.

Citant le documentaire « Françafrique » diffusé en décembre par la chaine publique française France2, M. Myboto a affirme: « Un extrait du documentaire (. . . ) montre des autorités françaises (. . . ) qui déclarent que l’élection présidentielle d’août 2009 remportée par Ali Bongo, fils d’Omar Bongo décédé en juin, a été bien truquée. Ces mêmes autorités confirment que c’est bel et bien André Mba Obame (actuel secrétaire exécutif de l’UN) qui avec 42% des suffrages a été élu président de la République ».

Un orateur a promis de distribuer mille DVD à la foule de l’extrait en question. Dans cet extrait, Michel de Bonnecorse, ex-conseiller Afrique du président français Jacques Chirac affirme que les résultats ont été inversés. Michel de Bonnecorse a depuis parlé de « montage » de ses propos affirmant: « Je disais que la dernière rumeur du jour (. . . ) c’était que c’était inversé (le résultat). En aucune façon, je n’ai endossé cette affaire, mais j’ai sans doute été maladroit ».

« Ali Bongo n’a pas gagné il doit partir (. . ) Non à l’usurpation, non à la dictature non à toute forme de monarchisation du Gabon », a poursuivi M. Myboto.

Le président de l’UN a également demandé le soutien de la communauté internationale en vue des législatives de 2011. Pour lui, la révision en cours de la Constitution qui prévoit notamment « l’attribution de pouvoirs exceptionnels au président en cas de force majeure sans contrôle du parlement » montre qu’il y a une « volonté farouche de se maintenir coûte que coûte au pouvoir (. . . ) C’est un recul des libertés publiques ».