Politique

RDC : la Ceni reporte une nouvelle fois l’élection du gouverneur du Sankuru

Lambert Mende, en 2016, lors d'une conférence de presse qu'il animait en tant que porte-parole du gouvernement. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

L'élection gouvernorale prévue ce mercredi dans le Sankuru a finalement été reportée au 20 juillet prochain. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a invoqué des raisons sécuritaires pour justifier ce report.

Initialement prévu le 10 avril dernier, maintes fois reporté, le scrutin du Sankuru (centre) a été reporté in extremis hier mercredi « pour préserver la sécurité et la paix au niveau de la province », a annoncé la Ceni.

L’élection du gouverneur de la province oppose l’ex-porte-parole du président Joseph Kabila, Lambert Mende, et le candidat indépendant Joseph Stéphane Mukumadi, dont la candidature avait un temps était invalidée.

Calendrier « illégal »

Initialement candidat unique, Lambert Mende a saisi la Cour constitutionnelle contre la réhabilitation de son rival Joseph-Stéphane Mukumadi. Sa candidature avait été invalidée pour détention présumée d’une nationalité étrangère, avant d’être rétablie par le Conseil d’Etat.

Lambert Mende a alors porté l’affaire devant la Cour constitutionnelle. « La décision du conseil d’État sur laquelle la Ceni s’appuie pour modifier le calendrier et la liste des candidats est une décision qui se base sur un arrêt totalement inconstitutionnel et illégal », avait-il déclaré.

Les gouverneurs ont déjà été élus dans la plupart des 25 autres provinces.

Réaction de l’UE

Ce report a suscité une réaction de l’Union européenne, alors que Lambert Mende est l’une des 14 personnalités sous sanctions de l’UE qui pointe du doigt sa « politique répressive » envers les médias entre 2016 et 2018 quand il était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

« Encore une fois, Lambert Mende fait obstacle à la tenue d’élections et justifie les sanctions imposées à son égard par l’UE », a posté sur Twitter Guillaume Chartrain, premier conseiller de la délégation de l’UE.

« Nous serons vigilants quant aux décisions prises à la suite de ce nouveau déni de démocratie locale », a ajouté M. Chartrain.

Le diplomate français est le numéro 1 de la délégation depuis que l’ambassadeur de l’UE, le Belge Bart Ouvry, a été invité à quitter le pays par l’ancien gouvernement à la veille des élections du 30 décembre. Son tweet a été repris par le compte officiel « UE en RDC ».

L’UE a par ailleurs annoncé mercredi la nomination d’un nouvel ambassadeur à Kinshasa, le Français Jean-Marc Chataigner, qui doit prendre ses fonctions en septembre.

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