Politique

Comores: la commission électorale promet une présidentielle « dans de bonnes conditions »

La Commission électorale aux Comores a assuré lundi que l’élection présidentielle du 26 décembre dans l’archipel se déroulera « dans de bonnes conditions », après les difficultés d’organisations matérielles ayant marqué le premier tour en novembre.

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Mis à jour le 20 décembre 2010 à 13:59

« Le scrutin devrait cette fois se dérouler dans des bonnes conditions », a assuré à l’AFP le président de la Commission (Ceni) Madi Laguera.

« Le matériel électoral a été commandé suffisamment tôt pour que nous soyons dans les délais (. . . ), tout doit être prêt », a estimé M. Laguera.

Le premier tour de l’élection présidentielle comorienne s’était déroulé le 7 novembre, sous forme de primaires sur la seule île de Mohéli, selon la règle d?une présidence tournante entre les trois îles de l’archipel, Grande Comore, Anjouan et Mohéli.

Le second tour sera organisé dans l’ensemble de l’archipel de l’océan Indien le 26 décembre, avec en lice les trois candidats arrivés en tête des primaires.

Le candidat du pouvoir et dauphin désigné du président Sambi, Ikililou Dhoinine, était arrivé en tête de ces primaires, avec 28,19% des suffrages exprimés devant les candidats de l?opposition, Mohamed Said Fazul (22,94%) et Abdou Djabir (9,92%).

Comme lors du premier tour, le vote du 26 décembre sera couplé avec le second tour de l’élection pour les gouverneurs des trois îles.

Le vote du 7 novembre avait été marqué par des difficultés logistiques, et « quelques manquements », selon une mission internationale d’observation électorale, alors que des candidats d’opposition avaient dénoncé des « fraudes ».

« Les agents électoraux qui ont commis ou couvert des fraudes ont été virés (. . . ), l?accent a été mis sur la formation des agents électoraux et des membres des bureaux de vote », a expliqué le secrétaire-rapporteur de la Ceni, Idrissa Said.

Le président de la Ceni a demandé aux candidats de « désigner des assesseurs fiables et compétents, pas de gros bras ou des grandes gueules, comme c?est souvent le cas ».

Des militaires, policiers et gendarmes, qui ont été désignés pour sécuriser le scrutin ont également reçu une formation.

Selon M. Idrissa, « tout le circuit du matériel sensible est sécurisé dès la réception, le comptage, l?empaquetage, le transport jusqu?aux bureaux de vote (. . . ) ».