Politique

Algérie: Abdelhamid Mehri, ancien haut dirigeant, appelle au changement

Algérie: Abdelhamid Mehri, ancien haut dirigeant, appelle au changement

Algérie: Abdelhamid Mehri, ancien haut dirigeant, appelle au changement © AFP

Un ancien haut dirigeant algérien, Abdelhamid Mehri, a appelé au changement dans son pays, dans une lettre ouverte au président « frère » Abdelaziz Bouteflika, publiée jeudi par la presse.

« Je m’adresse à vous par cette lettre dans un contexte particulièrement délicat et dangereux », déclare cet ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir depuis l’indépendance en 1962).

Sans concessions pour le régime, l’ancien dirigeant l’accuse d’être « inapte à résoudre les épineux problèmes de notre pays qui sont multiples et complexes et encore moins à le préparer efficacement aux défis de l’avenir qui sont encore plus ardus et plus graves ».

« La question centrale qui exige un effort national global et organisé, est celle de la mise en place d’un régime réellement démocratique », écrit l’ancien ministre et ambassadeur en France (1984-88).

M. Mehri, 85 ans, veut ainsi libérer « les larges catégories sociales du cercle de l’exclusion et de la marginalisation ». Il préconise notamment de lever les « obstacles et entraves qui inhibent la liberté d’expression » et d' »appeler à la multiplication des initiatives populaires (. . . ) soutenant la demande de changement pacifique ».

L’ancien responsable établit un parallèle avec les pays arabes touchés par cette vague populaire. « Ce qui est commun à l’Algérie et à ces pays (tels la Tunisie et l’Egypte) est la nature même des régimes! », écrit-il. Ils « se prévalent tous d’une façade démocratique clinquante et empêchent en pratique et par de multiples moyens de très larges catégories de citoyens de participer effectivement à la gestion des affaires ».

En conclusion, M. Mehri rappelle que pour les 50 ans de l’Algérie en 2012, « le meilleur des présents à faire à nos glorieux martyrs est que l’on célèbre l’anniversaire de l’indépendance avec un peuple algérien fier de son passé et rassuré sur son avenir ».

La lettre ouverte de M. Mehri suit de nombreuses interventions de ce type, que ce soit d’anciens responsables ou d’intellectuels, publiées dans les journaux notamment depuis les émeutes de janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.

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