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L’ex-otage togolais d’Al Qaïda au Maghreb: « une expérience très difficile »

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Mis à jour le 1 mars 2011 à 22:32

L’ex-otage togolais d’Al Qaïda au Maghreb: « une expérience très difficile » © AFP

Le Togolais Alex Kodjo Ahonado, l?un des trois ex-otages d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) libérés la semaine dernière après cinq mois de captivité, a évoqué « une expérience très difficile » à son arrivée à Lomé mardi soir.

« C?est une grande joie pour moi de retrouver mon pays natal. Je remercie du fond de mon coeur le chef de l?Etat (togolais) Faure Gnassingbé et tout le peuple togolais pour le soutien, surtout à ma famille », a déclaré à des journalistes M. Ahonado, en débarquant à l’aéroport international de Lomé.

« C?est une expérience très difficile. Je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi. L?enlèvement a été violent. Ensuite on nous a emmenés à un endroit qu’on ne connaît pas », a témoigné l’ex-otage, détenu au coeur du Sahel et libéré dans la nuit de jeudi à vendredi dernier avec deux autres captifs, une Française et un Malgache.

Assurant ne pas avoir été maltraité, M. Ahonado, qui semblait bien se porter, a indiqué que les ravisseurs n’avaient pas menacés leurs détenus. « On mangeait à la même heure qu?eux », a-t-il encore précisé.

Arrivé en provenance de Paris, il a été accueilli à l?aéroport par le ministre togolais de l?Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, et le ministre de la Sécurité, le colonel Gnama Latta.

Ses deux épouses ainsi que ses enfants et d’autres membres de sa famille étaient également présents.

Alex Kodjo Ahonado fait partie d’un groupe de sept personnes (cinq Français et un Malgache) enlevés le 16 septembre sur le site d’extraction d’uranium d’Arlit, dans le nord du Niger, exploité par le groupe nucléaire français Areva.

Aqmi, qui a des bases au Mali et opère aux confins de plusieurs pays du Sahel, avait revendiqué leur enlèvement le 21 septembre.