Politique

Le Zimbabwe veut poursuivre sa réforme agraire dans les réserves privées

Le gouvernement zimbabwéen veut forcer les propriétaires de réserves privées, en grande majorité blancs, à s’associer à des Noirs, nouvelle étape d’une politique qui a déjà conduit au départ de plus de 4. 000 fermiers blancs, rapporte mercredi la presse d’Etat.

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Mis à jour le 9 mars 2011 à 12:03

Le Zimbabwe veut poursuivre sa réforme agraire dans les réserves privées © AFP

« Le gouvernement va désormais mettre en place une politique de réforme agraire dans les réserves privées, après cinq ans de résistance par les propriétaires », selon le quotidien The Herald.

« 59 Zimbabwéens de souche vont pouvoir louer des parcelles au gouvernement ou partager les terres d’anciens propriétaires blancs », ajoute-t-il.

Le directeur général de l’Autorité de gestion des parcs et réserves du pays, Vitalis Chadenga, a précisé qu’il s’agissait « d’un des volet non ouvert du programme de réforme agraire du pays ».

Le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980, avait lancé en 2000 cette politique, officiellement pour corriger les inégalités héritées du passé.

Menée dans la précipitation et la violence, elle a abouti au départ de quasiment tous les fermiers blancs, dont les terres ont été redistribuées à des petits paysans sans qualification ou à des proches du régime, et à la désorganisation du secteur agricole.

Dans les années 90, le Zimbabwe était l’une des principales destinations touristiques d’Afrique grâce aux chutes Victoria et à ses multiples réserves pour safari. Les touristes se sont raréfiés dans les années 2000 avec le déclin économique et le raidissement du régime.