Politique

Egypte: l’archéologue Zahi Hawass nommé ministre des Antiquités

Egypte: l'archéologue Zahi Hawass nommé ministre des Antiquités

Egypte: l'archéologue Zahi Hawass nommé ministre des Antiquités © AFP

L’archéologue égyptien Zahi Hawass, avocat du retour en Egypte des pièces historiques dispersées de par le monde, a été nommé mercredi au rang de ministre des Antiquités, a annoncé mercredi l’agence officielle Mena.

Chef du Conseil suprême des antiquités (CSA), il était également devenu secrétaire d’Etat sous le président Hosni Moubarak, qui a démissionné en février sous la pression de la rue.

Le maintien de cette personnalité haute en couleur, controversée et avide de publicité, à la tête de ce secteur très en vue en Egypte, était jusqu’à présent incertain.

Sa nomination au rang de ministre survient alors que l’Unesco multiplie les appels à renforcer la protection du patrimoine historique égyptien face aux vols survenus à la faveur des récents troubles politiques.

L’organisation de l’ONU pour la Culture a indiqué mardi qu’elle allait écrire aux autorités égyptiennes pour leur demander de renforcer le gardiennage des sites archéologiques du pays.

Des objets ont notamment été volés au Musée égyptien du Caire, qui abrite des collections pharaoniques majeures, en marge du soulèvement populaire de janvier et février. Des vols ont également été signalés sur des sites proches de la capitale, à Saqqarah et Guizeh, de même qu’à Louxor, en Haute-Egypte.

Christian Manhart, chef de la section musées et objets culturels de cette agence onusienne, a demandé mardi que le gardiennage soit assuré par des « gens armés », tout en estimant que les vols ne semblent pas être le fait « de bandes organisées », mais de voleurs « dilettantes », agissant « là où c’est facile ».

M. Hawass, 63 ans, qui aime porter le chapeau du célèbre archéologue-aventurier Indiana Jones et poser avec des vedettes du show-business, mène aussi un combat pour le retour de pièces pharaoniques majeures exposées à l’étranger, affirmant qu’elles ont été « volées ».

Parmi elles, un buste de la reine Néfertiti exposé à Berlin, la pierre de Rosette, qui permit de déchiffrer les hiéroglyphes, à Londres, ou le zodiaque de Denderah détenu à Paris au musée du Louvre.

Ses services ont récupéré à ce jour des milliers de pièces de faible valeur, mais pas les antiquités majeures réclamées.

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