Politique

RDC : des ONG appellent à « descendre dans la rue » si le résultat n’est pas respecté

Des ONG et mouvements citoyens ont appelé mercredi les Congolais à « descendre massivement dans la rue » si leur choix à l’élection présidentielle n’est pas respecté, ajoutant que le vainqueur ne peut pas être le candidat du pouvoir.

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Mis à jour le 9 janvier 2019 à 17:38

Corneille Nangaa, président de la Ceni (milieu), le 6 janvier 2019 à Kinshasa. © Trésor Kibangula/JA

Ces mouvements dont Lutte pour le changement (Lucha) et Filimbi ont appelé dans un communiqué le peuple congolais « à rester vigilant et à se tenir prêt à descendre massivement dans la rue si la Ceni (Commission électorale), sous l’influence du président sortant Joseph Kabila, s’avisait de publier les résultats non conformes à la vérité des urnes ».

« C’est l’opposition qui a gagné les élections »

« Nous savons au moins pour qui le peuple congolais n’a pas voté : c’est Shadary. Le peuple s’est exprimé, il y a eu une rupture entre le statu quo et le changement. C’est l’opposition qui a gagné les élections », a insisté Carbone Beni, coordonnateur du mouvement Filimbi, en réponse à la presse.

L’ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, est le candidat du président sortant Joseph Kabila face aux deux têtes de l’opposition divisée, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi. « Nous exigeons de la Ceni la publication rapide des résultats de la présidentielle », ajoutent ces organisations. La Ceni a commencé mardi soir des réunions plénières pour la publication des résultats.

La proclamation par la Ceni des résultats contraires à la vérité des urnes sera considérée comme un coup d’État constitutionnel

« La proclamation par la Ceni des résultats contraires à la vérité des urnes sera considérée comme un coup d’État constitutionnel », indiquent les organisations. Les signataires ont demandé aux candidats d’opposition Félix Tshisekedi et Martin Fayulu « de ne conclure aucun arrangement particulier avec le régime partant visant à contredire la vérité des urnes ». La Conférence des évêques catholique (Cenco), qui affirme avoir déployé 40 000 observateurs électoraux, a affirmé jeudi connaître le vainqueur de la présidentielle.