Politique

Nigeria: un groupe islamiste revendique l’attentat d’Abuja

Nigeria: un groupe islamiste revendique l'attentat d'Abuja

Nigeria: un groupe islamiste revendique l'attentat d'Abuja © AFP

Le groupe islamiste radical nigérian Boko Haram a revendiqué vendredi l’attentat suicide à la voiture piégée commis la veille à Abuja contre le QG de la police fédérale et qui a fait deux morts et des blessés.

Le président Goodluck Jonathan a visité vendredi le lieu du premier attentat suicide au Nigeria, assurant aux journalistes que les forces de sécurité faisaient face à « l’affreuse » apparition des attaques terroristes.

« Nous allons sûrement triompher de ces attaques. Les gens ne doivent pas paniquer. Ce sera bientôt du passé », a-t-il dit.

Il était conduit pour cette visite par le chef de la police Hafiz Ringim, dont la secte Boko Haram a indiqué qu’il était la cible de l’attaque.

« Nous sommes responsables de l’attaque à la bombe contre le quartier général de la police à Abuja perpétré pour montrer notre capacité d’action à tous ceux qui en doutent », indique le mouvement dans un communiqué diffusé dans la nuit.

Le groupe affirme qu’il visait le chef de la police fédérale nigériane.

« C’est dommage que nous n’ayions pas pu atteindre notre but, car notre cible était l’Inspecteur général de la police Hafiz Ringim, » indique le groupe radical dans son message rédigé en haoussa et diffusé de façon anonyme dans la ville de Maiduguri, le fief présumé de Boko Haram dans le nord est du Nigeria.

Dans ce texte signé par un certain Abu Zaid, le mouvement explique que le chef de la police avait récemment tenu « des propos irréfléchis affirmant qu’il allait nous écraser en quelques jours ».

Quelques minutes avant l’explosion de la voiture piégée, des témoins avaient bien vu entrer dans l’enceinte du QG un convoi transportant un haut responsable de la police.

L’attentat de jeudi – une voiture piégée sur le parking du siège de la police qui a tué le conducteur et un policier – est le dernier en date d’une série qui a visé la capitale fédérale depuis octobre 2010.

Le 30 mai, 18 personnes avaient été tuées par des bombes après l’investiture du président Goodluck Jonathan, dans la banlieue d’Abuja et dans les provinces du Nord, Borno et Bauchi.

Boko Haram se réclame des talibans afghans et a lancé en 2009 une insurrection, qui a été violemment réprimée par une opération militaire faisant des centaines de morts.

Mercredi, Boko Haram avait menacé de lancer des attaques après avoir rompu le dialogue avec le président nouvellement élu.

« Très bientôt, nous allons mener le djihad (guerre sainte) » avait menacé mercredi le groupe dans une lettre manuscrite.

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