Politique

Révision du code électoral au Niger : l’opposition suspend sa participation  

| Par AFP
Mis à jour le 03 novembre 2018 à 17h58
Bureau de vote lors du premier tour de l'élection présidentielle au Niger le 21 février 2016, à Niamey.

Bureau de vote lors du premier tour de l'élection présidentielle au Niger le 21 février 2016, à Niamey. © Gael Cogne/AP/SIPA

L’opposition nigérienne a annoncé samedi 03 novembre avoir suspendu sa participation, faute de consensus avec les représentants du gouvernement, à la révision du code électoral qu’elle conteste fortement.

« Nous avons suspendu notre participation à la révision du code électoral jusqu’à nouvel ordre. Il y a quatre articles sur lesquels on n’a pas trouvé de consensus », a expliqué lors d’un point de presse Massani Koroné, un proche de l’ex-chef de la diplomatie, Ibrahim Yacoubou, devenu opposant après avoir été limogé en avril.


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Sur les quatre articles n’ayant pas pu faire l’objet d’un accord, Massani Koroné a cité l’article 8 qui disqualifie pour une élection toute personne ayant été condamnée à un an de prison au moins et celui relatif à la composition de l’actuelle Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Une Céni plus ouverte aux partis politiques

Lors des discussions, l’opposition a notamment demandé le retour d’une ancienne version de l’article 8 qui fixait « une peine de condamnation de trois ans » pour la disqualification à une élection, a indiqué M. Koroné. L’opposition réclame également la mise en place d’une Céni plus ouverte aux partis politiques, a-t-il souligné.

Selon Massani Koroné, l’opposition va « communiquer avec sa base » avant de se prononcer sur la poursuite ou non de sa participation à la révision du code.

Début octobre, pouvoir et opposition avaient mis sur pied un comité chargé de faire des propositions en vue d’une révision du code électoral de 2017 actuel qui constitue, pour les opposants, « un recul grave pour le système électoral ».

Troisième mandat, Mahamadou Issoufou tiendra-t-il parole ?

L’opposition conteste ce code électoral élaboré sur une base « non consensuelle » et « sans sa participation » en refusant de siéger depuis à la nouvelle Céni. Des proches de l’opposant Hama Amadou, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016 et qui vit en exil, participaient au comité de révision du code électoral.

Hama Amadou risque de se voir écarter du prochain scrutin en vertu de l’article 8 actuel du code pour avoir été condamné à un an de prison dans une affaire de trafic international de bébés.

Des élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu en 2021 au Niger. Ces scrutins doivent être précédés par des élections municipales et régionales.

Le président Mahamadou Issoufou a assuré qu’il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat.

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