Sécurité

Mali : deux Casques bleus burkinabè tués et d’autres blessés dans des attaques contre la Minusma

Un soldat allemand de la Minusma recherche des engins explosifs artisanaux sur la route Gao-Gossi, au Mali, le 2 août 2018. © SEYLLOU / AFP

Deux Casques bleus, de nationalité burkinabè, selon Ouagadougou, ont été tués et « plusieurs autres » blessés samedi lors de deux attaques dans le nord et le centre du Mali, a annoncé la mission de l'ONU dans le pays (Minusma).

« Ce matin à l’aube, les Casques Bleus de la Minusma basés à Ber, dans la région de Tombouctou (nord), ont repoussé une attaque complexe lancée simultanément par plusieurs pick-up armés de lance-roquettes et de mitrailleuses et d’autres chargés d’explosifs et ont poursuivi les assaillants », a indiqué dans un communiqué la Minusma.

« Quelques heures plus tard, à Konna, dans la région de Mopti (centre), des Casques bleus ont également été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé (IED) », selon la même source.

« Selon un premier bilan, deux Casques bleus ont été tués et plusieurs autres blessés », a ajouté la mission de l’ONU.

« Deux soldats burkinabè ont trouvé la mort » dans une « attaque complexe » qui s’est déroulée vers 05H30 à Ber et cinq ont été blessés, a indiqué de son côté l’état-major général des armées du Burkina Faso.

Déployée en 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, a perdu plus de 160 Casques bleus, dont 104 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l’ONU tués sur cette période dans le monde.

« Je condamne fermement cette attaque brutale qui n’entamera pas notre détermination à appuyer le Mali dans sa marche vers la paix », a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué.

Présentant ses condoléances, il a rappelé que « les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre » et estimé que les « auteurs de ces crimes doivent être poursuivis et payer pour leurs actes ».

L’état d’urgence au Mali, en vigueur quasiment sans interruption depuis l’attentat jihadiste contre un grand hôtel de Bamako en novembre 2015, avait été à nouveau prorogé d’un an à compter du 31 octobre mercredi, deux mois après la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a fait de la « sécurisation » du Mali la priorité de son second mandat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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