Politique

Sénégal: centaines de manifestants contre un 3e mandat du président Wade

Sénégal: centaines de manifestants contre un 3e mandat du président Wade

Sénégal: centaines de manifestants contre un 3e mandat du président Wade © AFP

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi à Dakar pour exiger du président sénégalais Abdoulaye Wade qu’il ne se représente pas à un troisième mandat lors de la présidentielle de 2012, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les manifestants, regroupés sur la grande place de l’Obélisque, scandaient des slogans comme « Qu’il parte, parte, parte » ou encore « Papy, l’heure du départ a sonné », en parlant du chef de l’Etat, 85 ans, au son de l’extrait d’un morceau de rap, poing levé ou en faisant le geste d’une personne qu’on chasse.

Cette manifestation s’est tenue trois mois après des émeutes qui avaient eu lieu à Dakar, le 23 juin, lors de l’examen par les députés d’un projet de loi controversé visant à faire élire en 2012 un président et un vice-président avec 25% des voix au premier tour. Une centaine de personnes avaient été blessées.

Sous la pression intérieure et internationale, ce projet avait été retiré, et depuis a été créé un vaste rassemblement d’une soixantaine de partis politiques et d’organisations de la société civile appelé le Mouvement des forces vives du 23 juin (M23) qui avait appelé au rassemblement de vendredi.

Une des figures du M23, Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) a estimé qu’au Sénégal comme dans d’autres pays africains, « le troisième mandat est dangereux ».

Il a demandé au chef de l’Etat de dire d’ici fin octobre qu’il ne se représentera pas, « sinon, il verra ce qu’il verra ».

Abdoulaye Wade a été élu une première fois en 2000 pour sept ans, puis réélu en 2007 pour cinq ans après une modification de la Constitution instituant un quinquennat renouvelable une fois. Il a annoncé en 2009 qu’il se représenterait en 2012, après avoir dit le contraire après sa réélection de 2007.

Sa candidature est au centre d’une polémique, ses opposants l’estimant anti-constitutionnelle parce que M. Wade aura effectué deux mandats successifs, ses partisans soutenant l’inverse parce qu’il n’aura pas effectué deux quinquennats successifs depuis la modification constitutionnelle.

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