Elections

Nigeria: le parti au pouvoir remporte des élections locales contestées par l’opposition

Vote lors des élections locales de Lagos, au Nigeria, en juillet 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le parti au pouvoir au Nigeria a remporté des élections locales dans un État du sud-ouest du pays considérées comme une répétition générale de la présidentielle de 2019. Une victoire aussitôt décriée par l'opposition.

Gboyega Oyetola, le candidat du Congrès des progressistes (APC) a été déclaré vainqueur dans la nuit de jeudi à vendredi à l’élection au poste de gouverneur de l’État d’Osun. Il a remporté 255 505 voix tandis que son adversaire, Ademola Adeleke, du Parti populaire démocratique (PDP) de l’opposition, en a obtenu 255 023, selon les chiffres officiels.

Oyetola « est déclaré vainqueur de cette élection », a déclaré Joseph Afuwape, membre de la Commission électorale indépendante du Nigeria (Inec), à Osogbo, la capitale d’Osun.

Considérée comme un test clé avant la présidentielle prévue en février 2019 au cours de laquelle le président Muhammadu Buhari briguera un second mandat, cette élection locale a tenu le pays en haleine.

Vote en deux temps

Après un premier vote samedi, l’INEC avait affirmé que les résultats n’étaient pas clairs, obligeant les électeurs de sept circonscriptions à retourner aux urnes jeudi. L’opposition a exprimé sa colère dans l’État d’Osun et sur les réseaux sociaux et dénoncé des fraudes.

Le sénateur du PDP Ben Murray-Bruce a dénoncé « des irrégularités flagrantes » sur son compte Twitter qualifiant l’élection d’Osun « de vol en plein jour ».

Avant même la proclamation des résultats, l’assistant personnel du président Buhari a « félicité » son parti pour sa victoire. « Vote à Osun: félicitations à notre grand parti, l’APC », a écrit Bashir Ahmad, déclenchant les foudres de l’opposition.

Dernier test avant la présidentielle

« Ce qui est en train de se passer à Osun n’est pas une élection », a déclaré le sénateur Adeleke (PDP) dans plusieurs interviews. « Nous assistons à un coup d’Etat. Nos partisans sont harcelés, empêchés de voter (…) ce n’est pas de la démocratie », a-t-il martelé, indiquant qu’il allait poursuivre l’affaire en justice.

De son côté, la police a affirmé dans un communiqué que « les allégations selon lesquelles des observateurs de l’Inec avaient été arrêtés ou empêchés de se rendre aux urnes sont totalement fausses ».

Ces élections représentent le dernier test électoral majeur pour le président Muhammadu Buhari, qui fait face à de nombreuses critiques alors qu’il se présente à sa propre succession à 75 ans et propose un bilan économique et sécuritaire dégradé.

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