Elections

Mauritanie : au lendemain des élections, compilation des résultats en cours

Mohamed Ould Abdelaziz à Banjul, le 18 février 2017, lors de l’investiture du président gambien, Adama Barrow. © Seyllou/AFP

La compilation des résultats était en cours dimanche dans la majorité des 4.000 bureaux de votes de Mauritanie, où se sont déroulées samedi des élections législatives, régionales et locales faisant figure de test pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz, à moins d'un an de la présidentielle de mi-2019.

« Les résultats continuent de nous parvenir au compte-gouttes, le dépouillement et la compilation des résultats se poursuivent encore dans la majorité des bureaux de vote », a déclaré à l’AFP un responsable de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Moustapha Ould Sidi El Moctar.

Le scrutin, complexe et pour lequel se présentaient un nombre record de 98 partis, dont ceux de l’opposition dite « radicale » qui avait boycotté les législatives de 2013, s’est prolongé « jusqu’à tard dans la nuit dans plusieurs régions du pays », a expliqué le responsable.

L’opposition a dénoncé samedi d’importants problèmes d’organisation, certains électeurs ayant notamment mis des heures pour retrouver leur bureau de vote, déplacé à la dernière minute.

Dimanche vers 10H00 (GMT et locale), le taux de participation s’établissait à 60% et tendait vers les 70%, selon Moustapha Ould Sidi El Moctar.

Des observateurs interrogés par l’AFP estiment qu’un second tour, prévu le 15 septembre, « s’imposera dans la plupart des départements » où le scrutin se déroulait sur le mode majoritaire, c’est-à-dire dans les circonscription où moins de trois sièges étaient à pourvoir.

Les résultats où le vote se faisait à la proportionnelle – une liste nationale et celles des grandes villes, soit 77 sièges sur les 157 que compte l’Assemblée nationale- pourraient être connus dès dimanche soir ou lundi, selon ces spécialistes.

Les médias officiels ont commencé à diffuser des résultats bureau par bureau, mais les états-majors des partis contactés dimanche matin par l’AFP n’étaient pas en mesure de dégager de « tendances fiables ».

Ce scrutin est considéré comme un test pour le régime de M. Aziz, un ancien général, est arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2008, avant d’être élu en 2009 et réélu en 2014, qui a appelé à un vote massif pour son parti, l’UPR.

Bien qu’il se soit engagé à maintes reprises à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, il n’a pas apaisé les soupçons de l’opposition.

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