Sécurité

Libye : suspension des vols dans le seul aéroport en service à Tripoli

Vue extérieure de l'aéroport Mitiga, seul en service à Tripoli, en janvier 2018. © Mahmud TURKIA / AFP

Le seul aéroport en service à Tripoli a annoncé vendredi soir la suspension de tous les vols en raison des combats près de la capitale libyenne qui ont fait au moins 39 morts depuis lundi, selon une source aéroportuaire.

Au moins 39 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées, pour la plupart des civils, en cinq jours d’affrontements entre milices rivales dans les quartiers sud de Tripoli, d’après un nouveau bilan du ministère de la Santé rendu public vendredi soir.

Les combats ont marqué une pause dans la journée de jeudi à la suite d’un accord de cessez-le-feu, avant de reprendre dans la soirée. Les affrontements à l’arme lourde se sont poursuivis vendredi de façon intermittente.

Selon des témoins et les services de secours libyens, plusieurs roquettes et obus se sont abattus dans plusieurs régions autour et dans la capitale libyenne, faisant davantage de victimes civiles.

Au moins trois roquettes ont ainsi atterri à proximité de l’aéroport de Mitiga, contraignant les services aéroportuaires à suspendre les vols pendant au moins 48 heures, par mesure de sécurité, a raconté un responsable de l’aéroport.

Les vols ont été provisoirement déroutés vers l’aéroport de Misrata, à 200 km à l’est de Tripoli, a souligné la même source.

Ancien aéroport militaire, Mitiga est situé dans l’est de la capitale. Il a été ouvert au trafic civil après la destruction de l’aéroport international de Tripoli, situé au sud de cette ville, au cours de violences en 2014.

Jeudi soir, la mission de l’ONU en Libye (Manul) a fermement condamné les pertes en vies humaines à Tripoli et demandé à toutes les parties de prendre toutes les précautions possibles pour épargner les civils et de mettre fin aux hostilités.

« Les attaques (menées) de manière aveugle sont interdites par le droit humanitaire international et peuvent constituer des crimes de guerre », a ajouté la Manul sur son compte Twitter

Le gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a chargé des forces des régions de l’ouest et du centre du pays de veiller au respect du cessez-le-feu.

Mais un commandant de ces forces a déclaré qu’il devait attendre une pause dans les combats pour pouvoir rentrer dans la capitale et s’interposer entre les camps rivaux. « Des pourparlers sont en cours avec toutes les parties pour appliquer l’accord de cessez-le-feu » qui n’avait tenu que quelques heures jeudi.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, Tripoli est au coeur d’une lutte d’influence entre milices en quête d’argent et de pouvoir.

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