Politique

Port du Niqab en Tunisie: incidents au début des examens à la faculté de la Manouba

| Par AFP
Port du Niqab en Tunisie: incidents au début des examens à la faculté de la Manouba

Port du Niqab en Tunisie: incidents au début des examens à la faculté de la Manouba © AFP

Des incidents ont marqué mardi le début des examens semestriels à la faculté des Lettres de la Manouba, un établissement près de Tunis perturbé depuis deux mois par les partisans du port du voile islamique intégral à l’université.

Une quinzaine de gardiens universitaires, appuyés par des professeurs portant un brassage rouge, filtraient dès 08HOO les entrées de la fac, déclarée « centre d’examens fermé ».

Les filles en niqab devaient signer un engagement selon lequel elles découvriraient leur visage arrivées en salle d’examen, faute de quoi l’entrée leur était refusée.

Des étudiants ont cependant tenté de forcer les portes et d’escalader les grilles, a constaté l’AFP.

A l’intérieur du campus (interdit à la presse), un violent incident s’est produit à la suite de l’expulsion d’une étudiante qui refusait d’ôter son niqab, ont rapporté des témoins.

« Une cinquantaine de salafistes ont cassé la porte et brisé les vitres du département d’arabe, des profs ont été molestés et insultés », a témoigné Iqbal Laouini, une étudiante.

« Le gouvernement Jebali nous laisse face à la terreur et la violence, les enseignants sont les seuls à faire le sale boulot », s’est indignée pour sa part une enseignante, Fadila Laouini.

La faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, située à 25 km à l’ouest de Tunis, accueille quelque 13. 000 étudiants.

Réputée comme un bastion de la gauche tunisienne, elle est depuis la fin novembre cible des pressions d’étudiants et de radicaux salafistes réclamant l’autorisation du port du niqab dans les salles de cours.

Des dizaines de manifestants, en majorité étrangers à la fac, selon la direction de l’établissement, organisent depuis le 28 novembre un sit-in permanent dans l’enceinte de la fac et perturbent le déroulement des cours, entraînant la fermeture administrative de l’établissement.

Début janvier, un accord avait été trouvé pour la réouverture de la fac et l’organisation des examens, mais les manifestants sont restés sur place.

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