Politique

Afrique-Sud: le groupe de logistique Transnet veut créer un demi-million d’emplois

Afrique-Sud: le groupe de logistique Transnet veut créer un demi-million d'emplois © AFP

Le groupe public de logistique sud-africain Transnet a annoncé mardi qu'il comptait créer 588. 000 emplois grâce à un ambitieux plan d'investissements de 300 milliards de rands (30 milliards d'euros) sur sept ans dans les infrastructures.

Le programme concerne le développement du réseau ferré, des infrastructures portuaires et des oléoducs du pays, afin notamment de faciliter le transport de fret, en supprimant les goulets d’étranglement qui entravent les exportations de minerais, a-t-il noté.

Les projets ferroviaires doivent absorber les deux tiers de l’enveloppe (205 milliards de rands), afin de permettre d’acheminer 350 millions de tonnes de fret par an d’ici 2019, contre 200 millions aujourd’hui, a précisé Transnet.

« Cette augmentation va avoir un impact majeur sur la réduction des coûts. Des études conduites par Transnet montrent que le rail est en moyenne 75% moins cher que la route en Afrique du Sud », a relevé le groupe public, qui compte faire de sa filiale Transnet Freight Rail (TFR) la cinquième compagnie de fret ferroviaire mondiale.

Le transfert modal de la route vers le rail « va réduire les coûts, la congestion et les émission de carbone », a-t-il souligné.

La capacité des ports doit quasiment doubler, tandis que celle des oléoducs doit être accrue de 17%, a ajouté Transnet, qui envisage un quasi triplement de son chiffre d’affaires, à 128 milliards de rands, en sept ans.

L’insuffisance du réseau ferroviaire et l’engorgement des ports sud-africains sont régulièrement mis en cause par les exportateurs de matières premières –charbon, fer et manganèse, notamment–, qui disent ne pas pouvoir répondre à la demande mondiale.

« Le plan d’investissement de Transnet (. . . ) doit permettre de créer et de garder des centaines de milliers d’emplois directs et indirects, chaque année, pendant les sept prochaines années », a souligné le groupe.

« Dans des conditions économiques incertaines comme aujourd’hui, les compagnies publiques et les grands groupes ont la responsabilité d’aller de l’avant, d’investir et de créer des emplois », a-t-il ajouté.

Le gouvernement sud-africain a annoncé en février qu’il entendait consacrer quelque 3. 200 milliards de rands (320 milliards d’euros) sur neuf ans aux infrastructures du pays, afin de stimuler la croissance et l’emploi.

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