Politique

200 arrestations dans une opération conjointe Burkina-Ghana-Bénin-Togo

Un soldat burkinabè des Forces armées nationales (FAN) lors d'une patrouille en décembre 2016 (illustration). © DR / DCRPA Burkina Faso

Quelque 202 personnes, dont certaines soupçonnés de terrorisme, ont été arrêtées lors d'une opération de sécurité conjointe entre le Burkina, le Bénin, le Ghana et le Togo, a indiqué à l'AFP l'armée burkinabè.

Baptisée « Koudalgou », cette opération s’est déroulée du 15 au 18 mai à travers les quatre pays et a permis d’interpeller « 52 individus au Burkina Faso, 42 au Bénin, 95 au Togo et 13 au Ghana », a déclaré le chef des opérations, le colonel Blaise Ouédraogo, lors d’un débriefing vendredi soir au poste frontalier de Cinkansé, en territoire burkinabè.

Des explosifs et des produits de contrebande ont été saisis au cours de la même opération.

De « fortes suspicions de jihadisme » pèsent sur « au moins deux des personnes interpellées au Burkina », a-t-il indiqué, précisant que « 40 baguettes d?explosif, 38 fusils et 623 motos frauduleuses ont également été saisis » sur des personnes interpellées.

Ces opérations qui visent à « lutter contre le banditisme et la criminalité transfrontalière » ont mobilisé « 2.902 agents » des forces de défense et de sécurité des quatre pays, et a nécessité « deux hélicoptères, plusieurs véhicules légers et des motos », a précisé le colonel Ouédraogo.

Selon le ministre burkinabè de la sécurité, Clément Sawadogo, l’initiative de cette opération conjointe a été prise entre les chefs d’État des quatre pays lors d’une rencontre à Accra en 2017.

« Cette coopération sécuritaire multilatérale réussie (…) permet de rassurer et d’assurer une bonne sécurité des populations de la zone frontalière entre nos différents pays », s’est-il réjoui.

« Nous allons engager les forces de défense des quatre pays à rééditer ce type d’opération afin que nous puissions mutualiser nos moyens, nos expertises et nos capacité pour venir à bout de la grande criminalité et du terrorisme ».

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières dans le nord du pays.

Ces attaques se sont étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Togo et du Bénin et où sévissent également des bandits armés et des contrebandiers.

Mi-mars, un garde forestier a été tué dans l?attaque d?un poste dans cette zone par des hommes armés soupçonnés d?appartenir à la mouvance jihadiste.

Un mois plus tôt, un policier avait également été tué et deux blessés dans une attaque à Natiaboani, toujours dans l?Est du pays.

Ces derniers mois, une centaine de personnes avaient déjà été interpellées et des engins explosifs neutralisés au cours d’opérations de ratissage dans les régions de l’est et du nord du Burkina Faso en proie à ces attaques jihadistes.

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