Politique

Egypte: Orange monte à 94% de sa filiale MobiNil à l’issue de l’OPA

L’opérateur français de télécommunications Orange (France Télécom) est monté à 94% du capital de sa filiale égyptienne MobiNil/ECMS à l’issue d’une offre publique d’achat, a indiqué dimanche un porte-parole de l’entreprise à l’AFP.

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Mis à jour le 27 mai 2012 à 21:51

Selon son PDG, Stéphane Richard, Orange vise une croissance annuelle d’environ 5 % en Afrique et au Moyen Orient d’ici à 2018. Fin 2014, Orange comptait 110 millions d’abonnés dans cette région, pour un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros. © AFP

Le groupe avait annoncé le 12 avril qu’il allait débourser 1,5 milliard d’euros pour s’assurer le contrôle de sa filiale égyptienne, conformément à un accord avec son partenaire local Orascom conclu en février.

Orange a ainsi racheté à Orascom pour 6 milliards de livres égyptiennes (soit 756 millions d’euros) l’essentiel de ses parts dans la holding non cotée MobiNil et dans sa filiale opérationnelle cotée Egyptian Company for Mobile Services (ECMS).

Orascom, détenue par le milliardaire égyptien Naguib Saouiris, conserve 5% du capital d’ECMS, tandis que le flottant se limite à 1%, a précisé le porte-parole.

Or la loi égyptienne prévoit que le flottant d’une société cotée doit représenter au moins 5% du capital, a-t-il souligné.

« Soit nous devons acheter les 1%, soit remettre 4% ou plus sur le marché, ce n’est pas encore décidé », a-t-il expliqué.

L’opération, qui a coûté à France Télécom 19 milliards de livres égyptiennes (environ 1,5 milliard d’euros), permettra de régler définitivement un dossier qui empoisonnait depuis des années les relations entre Orange et son partenaire égyptien.

MobiNil faisait l’objet d’un différend entre Orascom et le groupe français depuis qu’en mars 2009, la cour de la Chambre de commerce internationale avait condamné le premier à transférer sa participation dans MobiNil à France Télécom.

Un tribunal égyptien avait rejeté environ un an plus tard une OPA de France Télécom sur 49% d’ECMS, au terme d’une bataille juridique avec Orascom. Puis les deux groupes avaient annoncé un accord mettant un terme à leur différend.