Politique

Nigeria: grève des importateurs de pétrole pour des subventions

Nigeria: grève des importateurs de pétrole pour des subventions © AFP

Les importateurs de pétrole nigérians ont entamé mercredi un mouvement de grève pour protester contre le non-versement, selon eux, par le gouvernement de subventions pour un montant de 1,25 milliard de dollars (1,016 milliard d'euros), provoquant des files d'attentes devant les stations-service d'Abuja, la capitale.

Selon les importateurs de pétrole, le gouvernement nigérian ne leur a pas versé de subvention depuis le mois de mars, une accusation rejetée par le gouvernement.

« Le gouvernement nous doit environ 200 milliards de nairas (1,25 milliard de dollars, 1,016 milliard d’euros). Il a arrêté les versements vers mars-avril », a déclaré à l’AFP un porte-parole des importateurs, Enock Kanawa.

De son côté, le gouvernement a qualifié la grève de chantage.

« L’affirmation de quelques distributeurs, selon laquelle ils se sont lancés dans une grève parce que le gouvernement fédéral ne les a pas payés pour les importations de carburant n’est pas exacte », a déclaré dans un communiqué le ministère des Finances.

En juillet, la justice nigériane a décidé de poursuivre douze personnes et sept entreprises accusées d’avoir détourné 75 millions de dollars dans le cadre du programme de subvention des prix des carburants. Plusieurs personnes ont déjà comparu devant les tribunaux de Lagos.

Selon le ministère des Finances, « il est évident que le but (de la grève) est de faire du chantage au gouvernement fédéral pour échapper aux sanctions (. . . ) Les Nigérians ne doivent pas être dupés par ces bêtises. « 

L’annonce de ces poursuites au mois de juillet est intervenue après la publication d’un rapport parlementaire selon lequel 6,8 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros) auraient été détournés de 2009 à 2011 dans le cadre du programme de subvention des prix des carburants.

Le Nigeria, premier producteur de brut d’Afrique, importe paradoxalement l’essentiel de son pétrole car il ne dispose pas de la capacité de raffiner le brut extrait de son sous-sol.

Pour maintenir les prix de l’essence à un niveau bas, le gouvernement verse des subventions aux importateurs de carburant.

Le Nigeria produisait ces derniers mois entre 2 et 2,4 millions de barils de brut par jour.

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