Politique

Gabon: Bongo refuse le dialogue avec l’opposition sur une Conférence nationale

Gabon: Bongo refuse le dialogue avec l'opposition sur une Conférence nationale © AFP

Le président Ali Bongo a affirmé mercredi dans un discours devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès extraordinaire, qu'il ne dialoguerait pas avec l'opposition sur la tenue d'une Conférence nationale, qui vise, selon lui, à "perpétrer un véritable coup d'état constitutionnel".

« Je ne dialoguerai pas avec des personnes qui ne respectent ni les institutions de leur propre pays, ni ceux qui les incarnent, encore moins les lois de la République », a-t-il affirmé, répondant à l’opposition qui réclame depuis plusieurs semaines une « Conférence nationale » devant aboutir à « une alternance politique ».

Ce discours qui se voulait exceptionnel -c’est la première fois dans l’histoire du Gabon que les deux chambres sont réunies pour un discours du président- intervient alors que le principal opposant André Mba Obame, a fortement mobilisé ses partisans, demandant notamment l’organisation d’une Conférence nationale et le départ du président Ali Bongo.

Dimanche, son parti, l’Union nationale (UN), dissous par les autorités, a réussi à rallier sur ce thème une vingtaine d’autre partis dont l’Union du peuple gabonais (UPG), principal autre parti d’opposition.

Ancien baron du régime passé dans l’opposition à la mort d’Omar Bongo en 2009, M. Mba Obame revendique la victoire à la présidentielle de 2009 remportée par Ali Bongo. M. Mba Obame s’est autoproclamé président de la République en 2011. Son immunité parlementaire avait été alors levée et son parti dissous.

« Je ne dialoguerai pas avec des personnes qui, ayant occupé des hautes fonctions dans l’Etat, veulent bafouer les symboles de la République en cherchant à occasionner des violences », a poursuivi M. Bongo.

« Vingt-deux ans après la tenue de la Conférence nationale (de 1990), (. . . ) après les échecs que nous avons essuyés, devons-nous organiser une Conférence nationale dite souveraine, dont le but affirmé n’a d’autre objet que de perpétrer un véritable coup d’état constitutionnel, ouvrant ainsi la voie à la tenue de petits arrangements entre amis? », a-t-il ajouté, défendant sa volonté de faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025 et défendant un Gabon uni sans « tribalisme ».

« Il faut en finir avec le laxisme, l’attentisme, l’immobilisme et la paresse. Il faut déserter le camp des partisans du moindre effort et passer à l’action. Aucun pays ne s’est développé sans mettre de l’ardeur au travail. Le travail à l’atelier, le travail à l’usine, le travail dans l’entreprise, le travail au ministère, le travail à la plantation, le travail en mer », a ainsi lancé le président gabonais.

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